ALARIC COMMANDANT EN ILLYIUE
Vandale eut-il évacué la Grèce, qu'x\rcadius le fit déclarer ennemi de l'empire par le Sénalà Constantinople et confisqua ses biens situés sur le territoire de l'empire d'Orient '.
C'est ainsi que le roi Alaric, en 397, relira finalement de cette guerre les meilleurs bénéfices. Après avoir dévasté encore l'Epirc et d'autres parties de rillyrie orientale, il obtint de la cour de Byzance une paix qui lui accorda le territoire de l'Épire (particulièrement le territoire des Molosses et des Tbesprotes, et les régions s'élendant au nord jusqu'à Dyrrhachion) et le grade et la position d'un général romain commandant en Illyrie ^ Il lira ensuite à lui une partie même de rillyrie occidentale. Ainsi, à la fin de cette guerre, l'état des affaires gréco-gothiques était le suivant : Alaric n'avait, il est vrai, pas fondé d'empire gothique indépendant, mais il tenait une belle province et un grade élevé dans l'état militaire romain ; il s'étendait à la limite des deux empires romains comme un nuage plein de tempêtes, et, comme chef militaire dans la préfecture dlUyrie, il pouvait exploiter pendant plusieurs années, au profit de ses desseins futurs, les dernières ressources qui restaient aux débris de ce malheureux peuple^ que l'histoire avait connu jusqu'alors sous le nom d'Hellènes.
') ZosiM., V, 11, 2. Claudian., De land. Stilich., I, 297 sqq. Cf. Pallmann, p. 218 sqq. 220.
2) Claudian., In Eutrop. II, 214 sqq. Bell. Gildon., 453. Bell. Gelic, 535 sqq. Zosim., V, 26, 1. Dahn, p. 35. Kôpke, Bas Kônigthum bei den Gotheri, p. 124.
3) Cf. Claudian., Bell. Getic, 536 sqq. Voy. encore Hieronym., Epist. Ill ad Heliodor., p. 36 sqq. ,