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MORT DE JUSTINIEN

Balkan (la capitale naturellement exceptée), sur tous les revenus publics, sur les ressources ries communes destinées à la solde des professeurs de l'enseignement supérieur, des médecins, aux bâtiments publics, à l'éclairag-e des rues, aux spectacles et aux fêtes ^

C'est ainsi qu'il ne resta plus, à la fin, aux Hellènes de ce temps que l'Eglise comme dernier refuge de la civilisation et de tous les intérêts inlellectuels et élevés. Mais l'Église, qui^ dans la suite, saura sauver pour sa part l'élément national grec dans sa lutte avec le slavisme, ne nous montre en ce moment ^ que des querelles sauvages au sujet de la mémoire d'Origëne, et notamment des fameux « trois chapitres », dont la condamnation ne trouva que peu de sympalhie dans l'orthodoxe presqu'île gréco-illyrienne et rencontra une vive opposition à Dyrrhachion. Des plaies morales^, des dissensions mesquines^ à la façon de la lutte episcopate thessalienne mentionnée plus haut, n'ont malheureusement pas non plus fait tout à fait défaut.

Lorsque l'empereur Justinien P"" mourut, le 13/14 novembre

*) Progop., Anecdot., 26, Zoxar., XIV, 6. Voy. Bernhardy, loc. cit., p. 663. FhNLAY, Griechenl. unter den Rômern, p. 188.

-) Mentionnons ici, pour finir, que Justniien !''■' opéra un ciiangement dans le rôle de Thessalonique, changement qui ne survécut sans doute pas à son règne ou du moins à sa dynastie. Dans son patriotisme de clocher, il transforma (sans modifier pourtant en principe la bureaucratie et le groupement géographique des provinces iliyrico-macédoniennes, Bôcking, Notit. Dignit.,!, p. 289) son lieu de naissance, Tauresium, en une ville qu'il appela/ws^miana prima. Et, pour en rehausser l'éclat, on y transféra le siège de la préfecture d'Illyrie et la chaire de son métropolitain supérieur. Procop., Be sedif., IV, 1. Agathias, V, 21. Justinian., Novell. 11 (année 533) et 131,3. Booking, Notit. Dignitat., II, 1, p. 145. Quant à la situation ecclésiastique de la nouvelle ville, voici ce qu'elle était de fait : comme l'évêque de Rome (dont les relations intimes avec Thessalonique ne cessèrent qu'à partir du règne de l'empereur Léon III i'Isaurien) avait son mot à dire dans cette affaire, le nouvel archevêque de Justiniana prima fut élevé à la dignité de vicaire du siège papal : mais ce vicariat, ainsi que sa juridiction comme métropolitain supérieur de l'Illyrie, ne s'exerçait de fait que sur les parties septentrionales de l'Illyrie, qui, occupées précédemment par les Barbares, n'avaient jamais été soumises véritablement à Thessalonique. Tafel, De Thessalonica, p. 37. 38. 47 aqq. Le Quien, II, p. 18 sqq.

3) Cf. ci-dessus, p. 440, 2, les passages cités note sur i'évêque Esaïas de Rhodes.

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