INTRODUCTION
reur Valérien. — Siège de Thessalonique. — Alarme en Grèce. — Incursions par mer des Goths en Asie-Mineure. — L'empereur Gallien.
— Révolte de Macrien et guerre de Valens et Pison en Grèce. — Gallien à Byzance. — Gallien elles Grecs. — Guerre des Goths et Hérules en 267. — Les Germains dans le Péloponnèse et à Athènes. — Dexippos, le libérateur d'Athènes. — Défaite et retraite des Germains. — L'empereur Claude IL — La guerre des Goths en 269. — Bataille de Naissus. — L'empereur Aurélien. — La crise monétaire. — Etat de la Grèce après la guerre des Goths. — Les empereurs Tacite, Probus, Carus. — Expédition des Francs. — Dexippos. — Professeurs athéniens. — L'empereur Dioclétien. — Les préfectures et diocèses. — Les provinces grecques.
— Réforme monétaire de Dioclétien et de Constantin le Grand. — L'édit de pretiis rerum venalium. — Persécution contre les chrétiens. — L'empereur Galère et les guerres de succession après l'abdication de Dioclétien. — Martyres chrétiens en Grèce. — Constantin le Grand souverain des Grecs. — L'empereur Constantin le Grand. — Constantin ami des Grecs, en particuher des Athéniens. — Nicagoras d'Athènes. — Dernière guerre de Constantin contre Licinius. — Gouverneurs romains en Grèce.
Les jours brillants de l'empire universel de Rome, la prospérité, la gloire, la sécurité de ses provinces, tout cela avait pris fin pour longtemps par la mort de l'énergique empereur Septime- Sévère (4 févr. 211). Alors commença la terrible époque, inaugurée par la sanglante domination de Garacalla, pendant laquelle tous les éléments de destruction semblèrent vouloir se conjurer, dans l'espace de soixante fatales années, pour ébranler l'immense empire dans ses fondements, pour anéantir la prospérité de ses provinces et exterminer l'antique population. Rien ne rappelle plus l'heureux ii° siècle de la domination impériale, et les deux générations qui suivent la mort de Septime-Sévère ne verront plus que comme de rares exceptions des règnes paisibles et féconds, des souverains vraiment nobles , énergiques et bienfaisants à la fois. Le violent assaut des jeunes et guerrières tribus germaniques d'au delà du Rhin, du Danube et de la mer Noire, ainsi que le nouveau soulèvement des peuples iraniens à l'est de l'Euphrate condamnent, peu à peu et pour de longues années, la plus grande partie de l'empire à une défensive qui est à la fois un danger et une cause d'épuisement. La détresse de l'empire est constamment augmentée par le retour incessant