‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 5 sur 227 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

et régulier creffroyables révolutions militaires, par la perte de fortes provinces, par de sanglantes guerres civiles, en même temps que des pestes dévorantes et des tremblements de terre poursuivent leur œuvre dévastatrice ; d'un autre côté, une crise monétaire, qui se préparait depuis longtemps, faisait des progrès terribles et, avec une persistance et une gravité sans exemple, détruisait peu à peu complètement tout l'ordre social. A la fin pourtant, une série de grands hommes, issus des provinces complètement romanisées du bassin du Bas-Danube et de la péninsule illyrio-thracique, purent d'une main ferme arrêter la destruction et rendre au monde romain, assis sur une base nouvelle, la possibilité de se 'maintenir pendant plusieurs générations encore contre le flux montant des peuples du Nord.

La terrible détresse et les violentes commotions du m® siècle après J.-G. donnent à l'histoire particulière de la plupart des provinces de l'empire des couleurs toutes nouvelles et très vives, et souvent aussi un tout autre caractère. On peut en dire autant jusqu'à un certain point du pays dont les destinées, dans cette époque troublée, nous intéressent tout spécialement, la Grèce.

Depuis le temps de Caracalla, et plus encore depuis le moment où tout l'intérêt des empereurs qui se succèdent coup sur coup est tourné vers la guerre et la lutte , soit qu'il s'agisse de se défendre contre des usurpateurs et des antiempereurs, soit de repousser les attaques des hordes germaniques, sarmates, scythiques ou persanes qui assiègent les frontières de l'empire ; depuis le moment où les souverains de rimmense empire se voient constamment forcés de résider bien plus rarement dans le palais du Palatin que dans les campements des légions, depuis ce moment, disons-nous, il n'est plus, pendant fort longtemps, que très rarement question des relations si longtemps amicales qui ont régné entre l'empire et l'antique pays des Hellènes. L'antique gloire et l'immortelle beauté de la Grèce n'ont plus que rarement des charmes pour les rudes soldats qui, au m" siècle, gouvernent avec l'épée à la place du sceptre. Ukge d'or d'Hadrien et des Antonins ne revient plus pour les Hellènes. La Grèce reste

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