‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 88 sur 227 · GROUPEMENT DES PROVINCES GRECQUES · texte numérisé non relu

GROUPEMENT DES PROVINCES GRECQUES

comme avant, dans les temps ordinaires, la Grèce n'avait qu'une importance militaire médiocre aux yeux du gouvernement de l'empire. Tandis que Thessalonique faisait partie vraisemblablement des grandes villes de l'empire qui, dans l'organisation nouvelle, reçurent une forte garnison \ il ny avait évidemment aucune raison d'augmenter notablement la garnison en tout temps peu nombreuse de provinces comme la Crète, l'Acbaïe, l'Epire et la Thessalie, du moment où la situation n'était plus la même que du temps des empereurs Dèce, Yalérien, Gallien et Claude. D'un autre côté, les changements que Constantin apporta à plusieurs reprises dans le détail au nouveau groupement des provinces romaines par Dioctétien eurent aussi leur contre-coup en Grèce. Que l'empire fût entre les mains d'un seul ou administrativement partagé entre plusieurs empereurs, la base fixe du nouveau régime impérial resta la division prescrite par Dioclétien en quatre grands organismes territoriaux, qui prirent l'appellation technique de Préfectures. Les Hellènes, qui nous intéressent seuls ici, restèrent partagés entre les différentes provinces que nous avons appris à connaître sous Dioclétien, auxquelles étaient attribuées les nombreuses îles des mers grecques, quelques-unes d'une manière très originale. Les pays orientaux, avec la Thrace, étaient, en cinq diocèses, soumis à la direction supérieure du préfet du prétoire pour rOrient, dont la résidence et la chancellerie étaient à Byzance (plus tard Constantinople). Nous n'avons à nous intéresser ici d'abord qu'aux provinces grecques du diocèse d'Asie. Ainsi l'Asie (c'est-à-dire le littoral, du cap Lecton au Méandre) avec les anciens pays coloniaux des Grecs d'Ephèse (maintenant capitale) jusqu'à l'Ida; i'Hellespont, dont la capitale était Cyzique, avec les pays coloniaux de la Troade jusqu'à la fron-

^) La force de cette g-arnisoa n'est donnée nulle part ; elle était naturellement plus ou moins considérable selon les événements. On ne peut tirer aucune conclusion certaine de la situation au temps de Théodose, parce que à ce moment la détresse gothique avait de nouveau transformé en camp la péninsule des Balkans jusque dans l'intérieur de la Grèce. Zosime (IJ, 34, 3) parle du transfert des garnisons dans de grandes villes, même de l'intérieur, sans aucun examen et avec ce ton haineux et exagéré qu'il apporte à ses jugements sur les innovations de Constantin.

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