‹ Histoire de la Guadeloupe (volume 4)Chapitre 22 sur 123 · RARE · texte numérisé non relu

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à son arrivée en France, le Gouvernement consulaire établi : il en résulla que la Métropole ne fit que peu d'attention à la révolte des militaires de la Guadeloupe. Le général Desfourneaux fut employé dans l'expédition de Leclere contre Saint-Domingue. Il mourut en retraite à Paris dans un âge fort avancé.

Durant tout le temps de l'agitation de la colonie, l'administration centrale n'avait donné aucun signe d'existence. Après que Desfourneaux eut été embarqué, Auguste Labbé, commissaire du Directoire, imagina.de se rendre auprès de lui pour lui demander de ratifier ce qui avait été fait, en déléguant à Paris les pouvoirs qu'il tenait du Gouvernement de la Métropole. C'était une démarche innocente, qu'on pouvait se permettre avec la certitude d’un insuccès. Cependant l'Agence provisoire crut devoir composer à nouveau l'administration centrale. Tronquier fut nommé président, et Deshayes, Pons-Martin , Corneille et Merlande administrateurs.

Pendant les deux mois que dura l'administration de Paris et de ses deux collègues, ils ne firent aucune innovation. Ils s’étudièrent à conserver ce qui existait et à maintenir l’ordre toujours si difficile sous un Gouvernement que l’on sait n'être que de transition. Leur tâche à cet égard était pénible : les Jacobins pensaient qu'avec le renvoi de Desfourneaux le règne de l'ordre devait faire place à celui de la terreur; les anarchistes semaient l'inquiétude, s'efforcaient de faire accroire à la force armée que son intérêt était séparé de celui des autres citoyens; les hommes paisibles étaient insultés, menacés, leur domicile violé. Paris ne faiblit point. Il sut, en déjouant les coupables projets des malveillants, remettre la colonie aux nouveaux

agents dans un état de calme aussi satisfaisant qu'il était pos-

sible de le souhaiter.

La seule innovation faite par les agents provisoires. fut la

suppression des inspecteurs de la culture. Cette mesure était M

nécessaire à un double titre : d’abord à cause de la circonstance que Gairouard avait servi d’intermédiaire à Desfourneaux

dans ses projets de résistance, et ensuite parce que les inspec-

teurs de la culture s'étaient rendus odieux aux ateliers.

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