partie, les hommes sages et modérés. Dès le principe elle fut
composée et elle continua de se recruter de membres pris dans la partie la plus turbulente de l’assemblée. Peu de temps lui avait suffi pour attirer à elle toute l'autorité. Elle apportait à la commission générale des arrêtés tout faits, que l’onadoptait sans
examen. Rien ne se faisait sans son intermédiaire. C'était, en
raccourci, le comité de salut public.
(1) Cette liste a été dressée. Elle renferme 448 noms, la plupart de planteurs ou de fils de planteurs. Le lecteur curieux la trouvera à la fin
du volume, telle qu’elle a été arrêtée par le corps révolutionnaire , sur un
rapport fait par Guillermin.
Le comité de sûreté était alors composé de Thyrus Paulrizel, Verdelet, Guillermin, Robinson et Biguerisse.
Collot avait visité toutes les parties de la colonie, moins quelques paroisses peu importantes situées sous le vent de l’île. À peine de retour de cette tournée, le comité le presse de repartir. Cédant à ces instances, arrivé à la Basse-Terre le 17 avril, il s’en éloigne le 19, afin de visiter Les Vieux-Habitants, Bouillante et la Pointe-Noire. Collot, dans le mémoire qu’il a fait publier aux États-Unis en 1795, dit que les instances du comité pour le déterminer à s'éloigner ne le laissent pas douter un seul instant que l’on ne demandait son absence que pour mettre le forfait à exécution. La présence du gouverneur pouvait être un obstacle; mais aurait-elle empêché la perpétration du crime? On peut en douter.