‹ Histoire de la Guerre de 1870-71Chapitre 101 sur 101 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nation sera grande, plus elle aura la religion de ses devoirs, et plus l'armée sera forte.

C'est beaucoup, du moins, que de n'avoir pas à rougir de son passé. L'année terrible, qui nous propose des exemples à éviter, nous en offre à suivre. La vaillance des troupes impériales, les souffrances courageusement supportées de Paris, l'immense effort de Gambetta et de ses malheureuses armées : il y a là de quoi dorer d'un reflet de gloire ces sombres heures, — de quoi éclairer l'avenir d'un rayon d'espérance.

Ce serait faire injure au légitime orgueil national que de ne pas rappeler aussi, après tant de pénibles tableaux, l'unanime effort qui, dès 1871, souleva le Pays, le zèle avec lequel la France entière se remit à l'œuvre, son impatience à payer la dette de guerre, — (le 5 septembre 1873 les derniers millions étaient versés, et le 20, les derniers Allemands quittaient le territoire, dix-huit mois avant la date fixée pour la libération), — l'ardeur de tous enfin à redevenir, si vite, la puissante nation d'avant le désastre.

Morale : il ne faut jamais désespérer de rien, ni de personne, ni surtout d'un peuple, qui, au fort de la crise, fait preuve d'une semblable vitalité, et qui, après la crise, est si prompt à panser, à effacer ses blessures.

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