‹ Histoire de la Jacquerie d'après des documents inéditsChapitre 90 sur 106 · W^WA · texte numérisé non relu

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Don fait à Jean de Vlsle le jeune d'une maison sise à Viroflay, qui avait été confisquée sur Simon de Buci,

Mars 1358 (n. st.), à Paris.

Karolus, régis Francorum primogenilus, regnum regens, dux Normannie el dalphinus Viennensis, notum facimus universis, presentibus et futuris, quod, cum, in congregacione Irium staluum populi regni Francie, videlicet clericorum, nobilium et burgensium, matura deliberacione super hoc consilii habita cum gentibus tocius consilii nostri et omnium aliorum tune ibidem in congregacione predicta pro regimine regni et populi ejusdem convocatorum, nonnullos consiliariorum domini genitoris nostri, inler quos dominus Symon de Bussyaco, miles, extilit nuncupatus, suis exigentibus demeritis, privassemus, eo quod multa iniqua, dira el perversa consilia sepe et pluries in delrimentum regni et tocius populi idem dictus Symon prebere non formidaverat, pro eo quod, perperam et inique, iniquo motus odio, Iramitem insequens iniquitatis, viam veritatis et justicie obmittendo, ipse, qui inter alios ^^gimen et administracionem dicti regni habebat, pluribus cautelosis viis machinari et fabricare in detrimentum rei publiée et condempnacionem fidelium popularium ad uti-

litatem regni et boni communis fideliter consulentium laborabat. Qua de causa, habilo super hoc maluro plurium fide dignorum consilio, volentes contra ipsum procédera et ipsum juxla ejus démérita, ut fuerit racionis, punire, eo quod tenemus ipsum debere ultime supplicie condempnari, secundum quod nostra consciencia extitit a pluribus fide dignis de suis maleficiis informata, cum vias lllicitas inimicicie querere nisus fuerit inter nos et aliquos de génère nostro, cum quibus amiciciam habere volumus et debemus, dictas vias nobis per sues satellites et complices de die et de nocte proponendo, quo dicto Symone comparenle coram nobis, vel, suis exigentibus conlumaciis, non veniente condempnato, ejus bona tanquam forefacta et confiscata pertinebunt, que ex nunc ad manum nostram, consideratis premissis, et ex causa, posuimus el poni ac detineri decrevimus, voluimus el precepimus, cum ad nos, dictis de causis, et nonnullis aliis tempore et locc declarandis, pertinere dicantur. Nos vero, de possessionibus dicti domini Symonis quas nuper obtinere solebal dilecto et fideli nostro Johanni de Insula juniori, attentis laudabilibus et gratuitis serviciis que fecit dicto domine genitori nostro et nobis ac de die in diem facere non ot^ mittit, et que impendi speramus per ipsum in futuruirï eidem Johanni, domum quam idem dominus SymoDL apud viUam de Villeflain, prope villam de ChaviUa, habe bat, cum omnibus terris, vineis, censibus, redditibus, prs tis, vivariis et aliis possessionibus quibuscumque, qu^ habere solebat et tenere in dicta villa et ejus pertinenciLs ubicumque situarentur, auctoritate regia qua fungimimJ dedimus et concessimus, damus et concedimus, de cert sciencia, et speciali gracia, ac motu proprio, ex nunc pravi ex tune, per présentes, tenendas, habendas etpossidendas perpétue et hereditarie, pro se, heredibus suis et ab gc causam habituris, promittentes dictam concessionem oi presens donum, dum dictus Symon, ordine juris servato.

PIÈCES JUSTÎftCATIVÊS. 227

privatus de premissis. Quocirca preposito Parisiensi mandamus etc.... Datum Parisius, anno domini M^CCCLVIl®, mense marcîi.

JJ. 86, n« 34, fol. 14.

Autorisation donnée au chapitre de Meauœ de fermer par

des portes une rue voisine de la cathédrale.

Juillet 1358, en l'ost devant Paris.

Charles régent autorise les doyen et chapitre de Téglise de Meaux et leurs serviteurs, placés sous la sauvegarde royale, dont les maisons ont été brûlées et détruites, ainsi que la ville et cité de Meaux, par les gens d*armes venus dernièrement dans les dites ville et cité à notre mandement, à faire enclore de murs et fermer de jour et de nuit par des portes la rue qui va depuis le Puits du Cloître des dits doyen et chapitre, d'un côté, et depuis la maison qui, avant d'avoir été brûlée, servait d'habitation à Henri de Neuville, doyen du dit chapitre, de l'autre côté, jusqu'à la maison de Simon de Villeneuil, située en face de l'hôtel de l'évêque de Meaux, afin que par cette rue, qui avoisine l'église cathédrale, les dits doyen et chapitre puissent se rendre aux offices paisiblement et sûrement. Il est concédé en même temps aux dits doyen et chapitre un droit de justice haute, moyenne et basse sous le ressort des prévôté et vicomte de Paris dans la dite rue et dans ses dépendances. Le mandement du régent est adressé au prévôt de Paris, aux baillis de Troyes et de Meaux.

JJ. 86, n° 180.

1 Sous les n"" II-XIX nous donnons, en un seul groupe, textuellement ou par analyse, dix-huit pièces tirées des registres du Trésor des Chartes et des Jugés du Parlement qui se rapportent aux événements dont le Marché de Meaux fut le théâtre pendant l'été de l'année 1358.

228 PIÈCES JCST1FICATIVE5.

Rémission oct)^ée à Jean de Congi, bourgeois du Marché de MeauXy accusé d^avoir pris paH à Vattaque du Marché de Meaux.

JuiUet 1358, à Meaux.

Charles ainsné, etc. Comme il eust esté imposé et mis à sus à Jehan de Congi i, bourgeois du Marchié de Meaux, que il avoit esté en la compaignie et aide de ceulz de la cité de Meaux et de ceulz de Paris qui vinrent en leur aide pour assaillir le dit Marchié, prendre, mettre à mort ou rançonner ceulz qui dedans estoient, se il les eussent peu conquerre et venir au dessus, et pour ce maintenoient aucuns contre le dit Jehan de Congy que il avoit forfait son corps et touz ses biens.... Si donnons en mandement par ces lettres au bailli de Meaux.... Donné à Meaulx, Tan de grâce mil CCCLVIII, ou mois de juillet.

Par monseigneur le régent : Savigny.

JJ. 86, nM48.

Rémission octroyée à Guillaume de Chavenoilf prêtre, ch(h noine de Meauœ, accusé de complicilé dans Vattaque du Marché de Meaux.

9 août 1358, à Paris.

Charles ainsné, etc. Savoir faisons à touz, presenz et à venir, que, come n'a gaires aions remis et pardonné ge-

1 Ce bourgeois du Marché de Meaux tirait probablement son nom de Congis (Seine-et-Marne), arr. Meaux, c. Lizy-sur-Ourcq.

neralement à touz les habitanz de la ville, cité et marchié deMeaulx...., excepté toutesvoies certain nombre de personnes, ou quel nombre estoit compris, si comme on dit, et excepté Guillaume de Chavenoil, prestre, chanoine de Meaulx, combien que, si comme il nous a esté relaté et tesmoignié par personnes dignes de foy, en riens ne fu oncques coulpables ne consentent du dit délit.... Donné à Paris, le ix® jour d'aoust. Tan de grâce mil CCCLVIII.

Par monseigneur le régent : Mellon.

JJ. 86, n° 274.

Bon des biens confisqués sur Thibaud Picaut, habitant

de Meaux.

Juillet 1358, en Tost devant Paris.

Charles ainsné, etc. Pour contemplation du comte de Joigni et de Gaucher de Châtillon, seigneur de la Ferté en Porcien, il donne à Guyot de Crescy les biens confisqués pour cause de trahison sur Thibaud Picaut, naguères habitant de Meaux.

JJ. 86, n^ 124.

^mi^sion octroyée aux habitants de Paris pour Vattaque ^u Marché de Meaux et pour plusieurs autres excès,

10 août 1358, à Paris.

Dans Fexposé des faits pour lesquels la rémission est accordée, le régent relève les griefs suivants : t .... nous envoler à Meaulx lettres contenans plusieurs paroUes

rudes, laides et malgracieuses....; estre consentanz de l'alée des genz d'armes que feu Pierre Giles mena à Meaulx contre nostre très chiere compaigne....; abatre et ardoir et faire abatre et destruire plusieurs chasteaux, forteresses et autres maisons des nobles ; — pillier et faire pillier leurs biens. »

JJ. 86, n« 240.

Rémission octroyée sur la demande de Jean Maillart, bourgeois de Paris, à Jean Chandelier, drapier, demeurant au Marché de Meauœ, complice de V attaque dudit Marché, excepté de la rémission générale accordée aux habitants de Meauœ et frappé de la peine de bannissement.

Août 1358, à Paris.

Charles, ainsné filz du roy de France.... Savoir faisons à touz, presenz et à venir, que, oye la supplication à nous fatte par nostre amé et féal Jehan Maillart, bourgeois de Paris, contenant que, comme pour cause du meflfait qui advint en la ville de Meaulx, le samedi veille de feste saint Barnabe apostre derrenier passé, que aucuns qui lors n'estoient pas noz biens veillanz, entrèrent en la dicte ville de Meaulx par la porte Saint Rémi, pour assaillir le Marchié de Meaulx, dommagier et villener nobles et non nobles qui dedanz estoient, en venant contre la feaulté qu'il avoient à nostre dit seigneur et à nous, et que de ce nous eussions presompcions , et feust renommée contre les bourgeois et habitanz de la cité et ville de Meaulx dessus dicte, et pour consideracion des dommaiges que les diz bourgeois et habitanz ont soustenuz pour occasion du dit meffait, et pour contemplacion de noz bien amez le doyen et chapitre de l'église de Meaulx, et mesmement que au-

cunes bonnes villes du dit royaume nous ont fait humblement supplier que aus diz bourgeois et habitanz vousissions faire grâce, afin que la dicte cité et ville se puisse plus tost refifaire et refiformer en bon estât, toute paine criminèle et civile que les diz bourgeois et habitanz de la dicte cité et ville pouvoient avoir encouru envers nous pour les choses dessus dictes, de nostre grâce especial et de l'auctorité royal, de la quelle nous usons à présent, et de certaine science, leur avons quiclé, remis et pardonné et restabliz au païs, à leur bonne famé, renommée et à leurs biens, excepté que la dicte ville n'aura corps ne commune, ne aussi la dicte grâce se extendist à certaines personnes nommées et comprises en noz lettres sur la grâce dessus dicte faicte contenuez, entre les quelles personnes exceptées et nommées est contenu Jehan Chandelier, drappier, lors demeurant ou Marchié de Meaulx, lequel, comme souspeçonnez du dit meffait, si comme l'en disoit, par le capitaine ou bailli de Meaulx avoit esté appeliez sur paine de bannissement aus droiz de nostre dit seigneur et nostres, et pour ce que le dit Jehan ne s'est présentez, il a esté bannis ou mis en voye de bannissement du dit royaume, si comme l'on dit, et que, considéré les dictes pertes el dommages que il a euz et soustenuz pour cause du dit fait, et que il est homme de bonne vie,.... nous.... au dessus dit Jehan toute paine.... li avons remis.... Donné à Paris, l'an de grâce mil CGC cinquante et huit, ou moys d'aoust.

Par monseigneur le régent : Berth. Cima.

JJ. 86, n^2H.

Semblable rémission octroyée, sur la demande de Jean Maillarty à Simx>n Rose le jeune, de Meaicx.

Août 1358, à Paris.

Charles, ainsné filz du roy de France.... *. Entre les quelles personnes exceptées et nommées est contenu Symon Rose le joenne, demeurant à Meaulx, le quel, comme souspeçonnez du dit meffait, si comme Ton disoil, par le capitaine ou bailli de Meaulx, avoit esté appeliez sus paine de bannissement.... ; et pour ce que le dit Symon ne s'est comparuz ou présentez, il a esté banniz;.... et avec ce a esté le dit Symon armez en la compaignie du roy de Navarre et à souzdées, ou temps qu'il estoit par le prevost des marcheans n'a gaires mort et des eschevins de Paris député et establi capitaine de la dicte ville de Paris, le quel roy de Navarre soit rendu ennemi de nostre dit seigneur et nostre, pour les quelles choses le dit Symon se doubte avoir encourue l'indignacion de nostre dit seigneur et nos-

Lie . . • •

.... Donné à Paris, Tan de grâce mil CGC cinquante et huit, ou mois d'aoust.

Par monseigneur le régent : Berth. Cama.

JJ. 86, n« 212.

1 Le début de cet acte est identique à celui des lettres qui précèdent, n* VIL

Rémission octroyée à plusieurs habitants de Meaux,

Août 1358.

Le régent, sur la prière de Jean Maillart, bourgeois de Paris, et du doyen et du chapitre de Meaux, donne des lettres de rémission aux bourgeois et habitants de Meaux, et en particulier à Jean Rose l'aîné, à maître Guillaume Rose et maître Pierre Rose, enfants de Jean Rose l'aîné, etc., complices de l'attaque du Marché de Meaux et bannis ou mis en voie de bannissement par le capitaine ou bailli de Meaux ; laquelle attaque eut lieu le samedi veille de saint Barnabe apôtre, lorsque les agresseurs entrèrent par la porte Saint-Remi pour assaillir le Marché, dommager et vilener nobles et non nobles qui dedans étaient.

JJ. 86, n» 288.

Rémission octroyée par le régent^ sur la demande de Jean Maillart et du doyen et du chapitre de Meaicœ, aux habitants de Meaux en général et en particulier à Thibaud Faurcaut, banni comme complice de Vattaque du Marché de Meaux.

Août 1358.

Dans cette lettre, dont les termes sont à peu près identiques à ceux de la précédente (n** IX), il est déclaré que la ville de Meaux n'aura ni corps ni commune.

JJ. 86, n« 290.

Rémission octroyée à Jean Le Ladre^ sergent à cheval du guet de la ville Paris, qui avait servi sous les ordres de Pierre Gilles et de Pierre des Barres, capitaines chargés d^ attaquer les nobles dans le Marché de Meaux,

Août 1358, à Paris.

Charles, ainsné filz du roy de France.... Savoir faisons à louz, presenz et à venir, que nous, oye la supplicacion de nostre très chier et féal cousin Jehan de Chalon, seigneur d'Arlay i et de Cuiseaux 2, contenant que, n'a gaires, ou temps que Estienne Marcel mort estoit prevost des marchanz de Paris, Jehan Le Ladre, sergent à cheval du guet de la dicte ville de Paris, feust retenuz aus gaiges de la dicte ville, et lors certaines personnes de la dicte ville de Paris, entre les quelles Pierre Gilles et Pierre des Barres furent establiz capitaines et ordonnez pour aler à Meaulx, dont plusieurs des dictes genz qui estoient en la compaignie des diz capitaines ou ordenez combatirent le Marchié et les genz qui dedanz estoient, pour le quel fait et deppendences d'icelui le dit Jehan peut avoir encouru les paines qui de droit et de coustume sont ordenées et establies à rindignacion de nostre dit seigneur et la nostre, et il soit ainsi que le dit Jehan vuille demeurer et vivre comme loyal et féal sugiet à nostre dit seigneur, à nous et à la couronne de France ; pour quoy nous ne vousissions pas seguir rigueur de droit contre le dit Jehan, mais li vousissions faire grâce et miséricorde.... et le restablir à sa bonne famé et biens, et aussi à l'office de sergenterie qu'il tenoit....

i Arlay (Jura), arr. Lons-le-Saunier, c. Bletterans. 2 Cuiseaux (Saône-et-Loire), arr. Louhans.

.... Donné à Paris, Tan de grâce mil CCCLVIII, ou moys d'aoust.

Par monseigneur le régent : Cama.

JJ. 86, n» 213.

Rémission octroyée à Raoul d'Aucamps, bourgeois de Paris et changeur ^ qui était venu attaquer le Marché de Meaux.

Août 1358, à Paris.

Charles, ainsné filz du roy de France, etc. Savoir faisons à touz, presenz et à venir, que, comme n'a gaires, par exci-. tacion et ennortement d'aucuns rebelles adversaires de la couronne de France et ennemis de monseigneur et de nous, Raoul d'Aucamps, bourgois et habitanz de nostre bonne ville de Paris et changeur, feust en la compaignie de plusieurs autres venus en armes devant nostre forteresse appeliée et nommée le Marchié de Meaulx, où estoit nostre très chière compaigne la duchesse, aucuns de nostre sanc et plusieurs nobles et autres noz bien vueillanz et de la dicte couronne, et ycelle forteresse eussent par fausse et mauvaise introduction envay, ou au mains soymis en arroy pour la envaïr, et la ville et cité de Meaulx entrassent par manière et hostillité de offense de la magesté royal, nous adecertes venus en nostre bonne ville, entendue la manière de Texcitacion et ennortement dessus diz, en quoy les induisoient plusieurs faux trais très ennemis et rebelles de la dicte couronne....

.... Donné en nostre bonne ville de Paris, l'an de grâce mil CGC cinquante et huit, ou moys d'aoust.

Par monseigneur le régent en son conseil :

Greelle. — Contenter.

JJ. 86, n<> 236.

Rémission octroyée à Jean de La Ramée ^ demeurant

au Marché de Meauœ,

Août 1358, à Paris.

Charles, ainsné filz du roy de France.... Savoir faisons à touz, presenz et à venir, que, oye la supplicacion de Jehan de la Ramée, demourant au Marchié de Meaulz, disant que, pour ce que derrenierement, quant ceulx de Paris vindrent en la ville de Meaulz, ycelui suppliant, cuidant que ce feussent les ennemis du dit royaume, se arma et ala avec plusieurs autres en la dicte ville de Meaulz, et lors quant il vit et sceut la traïson que aucun de la dicte ville de Meaulz vouloient faire à ceulx du dit Marchié, et que il ouvrirent les portes à ceulx de Paris pour estre en leur aide, le dit suppliant, qui ou dit Marchié avoit sa famme, ses enfanz et tout son vaillant et n'y put lors retourner pour Tefifroy qui y fust, se destourna et se desarma et ne fut en riens aidant ne consentant avec ceuls de la dicte ville de Meauk et de Paris à assaillir ne envaïr le dit Marchié, mais moult estoit dolant, pour ce que sa chevance y estoit, comme dit est....

.... Donné à Paris, Tan de grâce mil CCCLVIII, ou moys d'aoust.

Par monseigneur le régent : Ogier.

JJ. 86, n^-Sûj^

Rémission octroyée par le régent à maître Jean Eosej avocat à Paris, accusé de complicité dans les événements du Marché de Meaiùœ,

Août 1358.

Maître Jean Rose, avocat au parlement et conseiller du roi en son Châtelet de Paris, était accusé de complicité dans Tattaque du Marché de Meaux, parce qu'il était originaire de Meaux et quoiqu'il résidât à Paris depuis environ huit ans. Il avait été mis en dehors de la rémission générale octroyée aux habitants de Meaux. Outre sa prétendue participation à l'attaque du Marché de Meaux, il était accusé : 1® d'avoir procédé avec Etienne Marcel à l'interrogatoire fait au Châtelet des officiers royaux pendant que le régent, campé au pont de Charenton, assiégeait Paris ; 2* d'avoir procédé à l'interrogatoire, à la mise à la question et à l'incarcération au Châtelet de maître Jean de Besançon, « qui certas litteras per nos subditis nostris ville Parisiensis predicte missas apportaverat > ; 3** d'avoir dit du mal du roi et du régent.

JJ. 86, n° 312.

démission octroyée à Jeannin des Champs, bourgeois de Paris, qui était venu en armes « devant nostre forteresse appellée ou nommée le Marchié de Meaux. »

Août 1358.

JJ. 86, n^ 340.

Rémission octroyée à Regnault Blouart, demeurant à Meauœ. Acte eoopédié en présence de Vaumônier et du bailli de Meauœ.

13 septembre 1358.

JJ. 86, n^ 341.

Rémission pour Bensin de Marregny, écuyer, qui avait tué un des brigands archers de la garnison du château de Meauœ j lors du pillage du port de Montry,

Janvier 1359 (n. st.), à Paris.

Charles, etc. Savoir faisons à touz, presenz et à venir, que, si comme nous avons entendu parla supplicacion de Bensin de Marregny, escuier, garde du port de Montery i, contenant que, comme le vendredi avant la feste saint Martin derrenier passée 2, cinq brigans archiers de la garnison du Marchié de Meaulx, si comme l'on disoit, fussent venus en la dicté ville de Montery et environ le terroir d'icelle, et là eussent faites pluseurs pilleries, roberies et malefaçons, et environ quatre heures 3 de nuit fussent venus au dit port de Monteri, ou quel avoit pluseurs marchandises et biens appartenans à pluseurs marchans et autres bonnes genz, et les quelles danrrées et marchandises et biens estoient en la garde du dit suppliant, et là eussent yceulx

* Montry (Seine-et-Marne), arr. Meaux, c. Grécy.

2 9 novembre 1358.

3 Le registre porte lieues.

brigans amené trois charrètes toutes attelées, dont l'une estoit chargée d'avoine et les deux autres vuides, les quelles ils chargèrent des dictes denrées, biens et marchandises estans en la garde du dit suppliant, comme dit est, et y celles mistrent en voie et à chemin pour les rober, piller, emporter ou enmener hors où il vouloient, la quelle chose les genz qui estoient ou moulin de Lierry oïrent, et pour ce le vindrent tantost dire au dit suppliant, le quel, tantost et sanz delay, pour ce que la garde d'iceulx biens 11 apparlenoit, comme dit est, y ala tantost pour garder, défendre et recovrir yceulx biens, si comme devoit et tenus y estoit, et avecques li alérent la justice du dit lieu et aucuns des marchans à qui les dictes denrées et marchandises estoient et appartenoient, et aucuns autres qui suivirent les dictes charrètes, les quelles les diz brigans avoient prises des iDonnes genz du païs ; et pour ce que il leur dirent que il Tendissent et n'enmenassent mie les diz biens, denrées et charrètes, mais les laissassent, et les vouloient rescourre et ravoir, yceulx brigans commencèrent moult fort à traire contre le dessus dit suppliant etceulx de la compaignieet se combatirent contre eulx, ou quel fait et bataille l'un des diz brigans fu mort.... Ce fu fait et donné à Paris, l'an de grâce mil CCCLVIII, ou mois de janvier.

Par monseigneur le régent, à la relacion du Conseil :

G. DE MONTAGU

JJ. 86, n° 420.

240 riiClS JUSTIFICATIVES.

Arrêt du Parlement condamnant Eohert Manessier, de Gonesse, à payer à Pierre d'Orgemont 22 florins d'or à Vécu, comme indemnité du cheval qu'il lui avait pris pour aller à V attaque du Marché de Meaux, sous les ordres de Pierre Gilles et de Pierre des Barres, capitaines de 500 hommes d'armes aux gages de la ville de Paris,

14 décembre 1359.

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