LE RËALISME DANS QUELQUES GENRES
vie corporelle '. Il y a encore chez lui des mots crus". Pour n'en citer qu'un ici, on peut dire que, jusqu'au bout, il a usé et abusé du mot lavement. La seringue est un des accessoires essentiels de son théâtre, un des éléments de son comique.
Boursault n'est pas plus réservé. Quand, dans le Mort vivant, il met Guzman en présence de Stéphanie, il fait parler au pseudoambassadeur le langage des Halles : L'Ambassade est à c... quand on parle de vous (1, 27, act. ii, se. 3] ^. Regnard fait un emploi discret des expressions un peu hardies relatives à l'amour ' . Mais les plaisanteries scatologiques sont fréquentes chez lui : remède, lavement, clystère, jouent un rôle considérable. C'est la tradition de Molière : Un dévoiement... causé à ma bourse... m'a obligé d'avoir I remède astringent d'un petit billet (Divorce, II, 4) ; De
de...yeux... nez... livres... ortUlet, .. menton... de vot petits titons rondelets, de notre... Enfin, toute voire perioane sera i ma discrétion (Id., IV, 37, M»r. forcé, ec.!).Cf, Hegnardij'ecerraijei appas Cap A cap, sans réserve, et du h»nt jtttqu'en bus. Je verrai son nez. .. son. .. U&is j'aperçois Lisette {Le Bal, se. ') \ Je ne veux point porter de cornes, si je pais {WaX., 11,387, Ée. desm»rit,\. lïS) ; ./e vsia dire partout qa' il couche avec ma femme fld., II, 201, Sgan., v. 471): Ah! truande, as-tu bien le courage De m'avoirfait cocu dans la fleur démon âge? {Id.. Il, iU, Sgan., v. 3(i5-6, elcj; celte infâme, Dont le coupable feu, trop bien vérifié, Sam respect ni demi nous a eocufU! (Id., II, 193, Sgan., v, 350 et suiv.j ; Mon remède guérit, par sa rare excellence.. . La gale. La rogne, La ligne, La fièvre, La peste, La goutte, V.... Descente. Rougeole {Id., V, 331, Am. médecin, II, IJ; (elle) me vint demander,... Si les enfajils qu'on fait se faiaoieni par f oreille {Id. , III, 170, Éc. des Fem.. v. 16!-lGij ; Ma foi, sans aller chez le notaire, voilà U certificat de mon cocaage (Id., I, 2S, Jal. du Barboaitté, se. i] ; L'un amasse da bien, dont sa femme fait part A ceux qui prennent soin de le faire cornard (Id., lll, Iflî, Éc. des Fem.. v. 55-28).
1. Le Docteur troussant sa robe derrière son c... (Jeu de scène) (Mol., I. ». Jal. du Barboaitlé, se, 3) ; qu'on la fasse encore p. . . — J'ai bien eu de la peine à la faire p... — Faites-là p. . . copieusement. Si tous les malades p. . . de la sorte, je veux être mideeintoate ma vie {ld.,l. flO-fll, Médecin volant, se. 4); lâche k faire un effort généreux. Epie tuant tandis qu'il tourne le derrière (Id., Il, 207, .Sqart.,v. 532-333).
!. QttBJid j'aurai fait le brave, et qu'un fer, pour ma peine. M'aura d'un vilain coup transpercé la bedaine (II. 198,Sçjan., v. 'i!9-i3a) ; Si la la faisais meffrR en prison.. . La carogne en sortirait avec son paise-partout (1, 21, Jal. du Barbouillé, se. 1 : Carogne est fréquent dans Molière) ; Je criveroia platiit que d'avouer ce que tu dis (IV, 33, tfar. forcé, se. i) ; Soavenez-rous de ilwmme que vous fîtes crever ces jours passés (V, 32B, Am. méd., se i); tue-toi, crève, va-l'en au diable, je ne m'en soucie pas {l, V), Jal.da Barbouillé.sc.il];Et s'ilvientk roter, itluidit:- Dieu vous aide .'«{IV, 400, Tart., v. 194; il est vrai que Molière ajoute en note ; c'cstune servante qui parlej : jepDÛ Doir i l'aiie la trogne Da malheureux pendard qui cause mavergogne {\l, 183. Sgan., v. î53-i) ; ou m'a dit que vous aviez des remèdes admirables pour faire aller i U telle (V, 313. Am. méd.. bc. b).
3. Cf. Paamet-lai moi la gueule, et lui cassez le ne: {Menteurs qui ne menfenf point, 11,9); A p... comme il faut ma Maltresse s'applique {.Véd. volant, se. 10, voir loulc la scène); Un p... nuit quand il est trop gardé {ibid., bc. 5).
4. Cf. Ne prends pointde femme, car, An lieu de sonner l'heure entière. Tu ne sonnerais que le quart {Faire de S^-G., III, 5); que je serait heureux si j'étais le jardinier d'une aussi jolie plante que ta maîtresse ! Je la cultiverais, je la labourerais ; et devant qu'il fût un an, j'en aurais de la graine {Naissance d'Amadis, se. i).
tes bouillons de boaclie.et des postérieurs, Tu prends soin? {Légat,, I, l) '. Au théâtre italien on s'en donne k cœur joie -.
Cette liberté, on le sait, déplaisait fort à La Bruyère : <> Le paysan ou l'ivrogne fournit quelques scènes à un farceur, dit-il; il n'entre qu'à peine dans le vrai comique : comment pouiroit-il faire le fond ou l'action principale de la comédie ? » « Ces caractères, dit-on, sont naturels. Ainsi, par cette règle, on occupera bientôt tout l'amphitliéâtre d'un laquais qui siffle, d'un malade dans sa garde-robe, d'un liontme ivre qui dort ou qui vomit : y a-t-il rien de plus naturel ? » (1, 138-139).
Malgré tout, l'influence de la mode agissait sur les genres les plus libres. Chez La Fontaine, dans les trois premières parties des Contes, j'ai relevé quelques mots c deshonnëtes » ou réalistes ■", mais en fort petit nombre. Le plus souvent le poète se dérobe ', clierche un biais, a recours à un mot vague, à un euphémisme spirituel : Puis un baiser, puis autre chose encor (IV, 8! , v. 212) ; ce que »ous savez bien (IV, 109, v. 12); Avait le doigt où vous savez (IV, 383, V. 4h) ; le galant montre ce qu'il sait faire (IV, 139, v. 42); quelque chose. Qu'honnêtement exprimer je ne puis (IV, 209, v, 86-87) ; H fit l'époux (IV, 211, V. 112) ; Le reste du mystère Au fond de l'antre est demeuré {IV, 413, v. 263-264); Tant lui donna du retour de matines (IV, 4i7, v. 166} ; Et puis. . . Et puis, comme personne sage, Elle remit sa coiffure en état {V, 80, v, 160-161); Celle dernière eut ce qu'il lui fallut (V, 84, v. 109) ; ce Jeu Qu'il
1. C.t, Tieni, voilà te pot de chambre ; paUses-tu p... U parole ! {DltMrce, II, 1) : Cn midecia ? je m'en doalMa bien, car fêi eu ennie de faire ane selle en le voyant Homme à bonne fortune, III, 8 ; cf. Ib., 1, t, Div., I, . el 5, III, 3, AU. m. )ons
2. Cf. Le grand Kam des Tarlarei eyant eu une grande querelle avec la femme... Ijt rnnte de cette qaeralle. était qu'étant extrémemenl preuée d'an roari de ventre, elle i'éloil par mègarde servi de ton Tarban au lieu de pot de chambre {Tb, Ital., 1, !t, Hsmire galant); Je ne pense pas qa'enlroiians... je l'ayevu aller k ta Garde~Bobbe... ^Ta le moque*... — Jl n'ext riendesi vrai. Madame. Elle faisoit dantiacbambre [Ib., I, in, Arleq- Empereur). Cf. Ib., I. 7, 8, Merc. gai.
3. Cocuage(IV, 37, 103, 3Ï1, 370,378, V, 30, J3, 5Î, 83, 92, 03. 95, 98, 101, 103,111, ÎSr.; i-ocu (IV, 83, 381, V, 79, 85, 9Î. 97, 133, 1331; pucelle (IV, 18, 5S, 365, 387, 39S. 102, iflO, V, sn. 335); pucelage (IV, 50, 5Î, V. Î15); c... (IV, 115, tïS); civhoiw (IV. âOl]; déduit (IV, 333); enceinte (IV, 158); liions (IV, SU, 381); postes (IV, 315;; pnlin<M-(V, 74).
1. lies contemporains l'ont fort bien remarquiî. Perrault lîcrîl : a II y a peu de Jeolures plus dangereuses pour la jeunesse, quoique personne n'ait jamais parlé plus honiiËtemcnl des choses diishonnèlcs • (Ch. Perrault, Les Hom. Itlasl., 1701. I. 179. .'iti> par Marcel Hervier. Us écriv:titta françaU, 1911, p. 53 1). Et l'abb£ de la Chambre disait à la réception de La Fontainu : «ces mesmes paroles... vous condamnernii;n(... si vous ne preniea 4 lasche do joindre la pureté des mœurs et do La doctrine, In [iiirelé du cceiir et de l'esprit, i la pureté du stilc cl du langa^^e, qui n'est rien, â le 1>icn prendre, sans l'autre ■ (Duc. jirononce le 3 mai 1681, p. 5).
DÉCENCE EXTÉRIEURE :i(KI
n'est pas besoinque je nomme (V, 123, v. 256-237); Quelle chose? Ceal celle-là Que fille dit toujours qu'elle a (V, 224, v. 223-22i) ; homme de. . . ? la pudeur me défend d'achever (V, 275, v. 2:ifil, Bussyavait raison. La FontaÏDe est un grand « enveloppeur ».
Je voudrais donner de l'influence de la mode un dernier exemple, c'est celui de YHistoire amoureuse des Gaules, de ce même Bussy. et de /.a France Galante. L'ouvrage est le contraire d'un livre chaste, et je ne prétends pas soutenir que tout eût pu être lu àhatitivoix dans un salon '. Toutefois, même dans une œuvre, que Bussy ne comptait certes pas mettre au jour, puisque la divulgation du manuscrit fut la cause de sa disgrâce, il y a fort souvent des délicatesses de plume.
.\insi s'établit en général dans la littérature de Cour une décence extérieure et de forme ". La caricature écrite, l'autre, a cessé d'être ordurière. Toutefois, comme Sainte-Beuve nous en a déjà avertis, « ne nous faisons aucune illusion à cet égard; il y a deux siècles de Louis XIV : l'un noble, majestueux, magnifique, sage et réglé jusqu'à la rigueur, décent jusqu'à la solennité, représenté par le roi en personne, par ses orateurs et ses poètes en titre, par Bossuet, Racine, Despréaux ; il y a un autre siècle qui coule dessous, pour ainsi dire, comme un fleuve sous un lai^e pont, et qui va de l'une à l'autre Régence, de celle de la Reine-mère à celle de Philippe d'Orléans ^... A mesure qiiu
1. Cr. ;La reine) aDoi'l dijà at»es de chtffrin... d'uvoir entendu pretqae tontet tes nuilt que It roi revoit tout haut de cette petite cateaa [Hiit. am.. I. !!6, Fram-' gaUitle); U femme... Qai fait te métier de donielle {lb.,\. 338, ib.];Dita le garde, mn paarre enfant,... comment ne portent mei petite* fettet? tont-elt«$loajonrt Ài.'n maigres? (/i., [, 119); Héta» ! mon Dieu! Ton aperçoit, LÂeherai-je celte pvoU7 Que la dame avait Uv... {Ib., 1,319, France galante); Mmi loai deax coachù, noat nom baitàmeâ mille fois ; elle n'en voatoit pas demeurer là et cherchoit quelque ehote <lr plus tolide, mai» de ma part, ce fut inutilement (Ib., 1, à8, var.); ptanrer eomiiic un reau {Ib.. I, 34); Fanehon, ifni de se$ deux peux de c... (Ib., I, 334, Franie galunle] ; étant loûU comme de» c... {Ib, II, 391, lit.); Aux vents, pour miii. je fais prière De leur bien souffler .tu derrière {Ib., I, 331, ib.) ; elle dormoU... Qu'elle était belle encore dans ce silence, mais plus aues sans doute pour m'inlimider. et celte fois foui loat lui dire : elle ne *e réveilLi qa'i la fia de mon di'eourt ; mais son sourire me prouva qa'elle avoil tout entendu {Ib., l, 81-85) ; Angélie n'en fut pas ingrate; malt elle ne (ui donna que l'usa fruit de ce dont Amédée avoil lapropriilé {Ib., I. 93); il la mil dan* le malheureux état qu'on peut appeler l'écuril deii>eatie*{Ib.. I, PS) etc.
Dans sa Correspondance, Bussy ne craint pas non plus le mot propre (IV. 1 TS. etc. .
2. Même dans Eve rtssueilée ou La Belle sans chemise (Colojçne, 1683, in-13). Eve n'est en chemise qu'à la dcrni^e ligne du volume, et si ses aventures sont peu décentes, les termes sont convenables.
.1, Je dois dire que malgré tout on trouve de temps en temps des raoLa qui étonnent; j'ai été surpris, par exemple, de lire dan» Le Pays, au milieu d'un livre de galanterie, qui x reipire l'air de la cour », des phrases comme : Mon, Valet ronfle comme un cocfion ( 10), ou pis encore : Je demeuray d'accord en moy-mesme.
s'avançait le règne, et que le monarque redoublait de rigorisme, cette veine refoulée ne fit que rentrer et se répandre en dedans. . , les mœurs de la Régence existaient déjà sous Louis XIV » '^Lundis, I, 362-372, Sar les Lettres de Chaalieu).
Je n'ai pas à dire ici ce qu'étaient les mœurs et la vie scandaleuse de certains princes et grands seigneurs autour desquels des poètes, grands et moyens, ont vécu. Tout le monde sait qu'à la Cour même, où on étouffait sous l'étiquette et la bigoterie, certains membres lie la famille royale éprouvaient le besoin de vivre et de parler librement. Madame (la Princesse Palatine] appelle fréquemment Madame de Maintenon de noms plus que vulgaires {Correspondance, trad. Jaeglé, 1, 120, Lettre du 6 février 1695, etc.) '. Mais il ne m'appartient j>a3 de suivre la littérature libertine et gauloise dans son développement. D'autres s'en sont chaînés, et l'on apprend sans peine, pour peu qu'on veuille le chercber, qui avait succédé à Théophile, à Chapelle, à Cl. Le Petit s.
Même en mettant à part les livres de médecine ^, les manuels de confesseurs, des publications juridiques telles que le procès du marquis de Gesvres, dont la femme demandait l'annulation de son
qu'il y avait bien des Betlei qai laroienl plu» de ration de le cacher It ne:, qat cous n'en ares de cacher vos fessei. Si voas aeies setcu da temps qu'à Syracnie on dédia
un Temple à Venus aux belles fesses cAncun voui y eal porté son offrande et roas
faliilerbuiteriiu c... (31-32. Cf. dans VEtpril de Cour, de Bary, la 11> convcrsaUon. De (s eurioiili, p. ISi, £d. 1761, Paris, de Sercy).
Chez Madame de Maintenon, à Versailles, le curii Iluchon exhortait le» daines 1 la chariU en termes pleins de « sates équivoques • [Mémoires, éd. Busoni, 7»).
Enfin, je ne voudrais pas prendre comme type des plaisanteries qui amusaienl lc« (Erands seigneurs l'iiisloire que rapporte Saint-Simon (VI, lîi-132), où l'on voit le chevalier de Coislin Taisant ses ordures au beau milieu de la chambre occupée che7 une bourgeoise pur son frère le duc de Coislin, tandis que ce dernier prenait congé el remerciait son hAlcsac. 11 n'y a pas lieu pourtant d'oublier ces grossièretés.
1. Cf. ibid. : Montiear m'a dit une nouvelle, à lanoir que U vieille (M» de Maintenon) est atteinte d'aa cancer A U matrice. Quel bonheur ce serait (1, 109, 31 février
169a); la oieilJe g est crevée A Saint-Cyr, samedi passé, iS avril IHS, entre quatre
et cinq he ares du soir {ilém.,àd. Busoni, Bl); il (le prince de Birkenfeld) a prit one coureuse jjour héroïne... Ces goargandines-là coûtent plus cher que quelqu'un de bien. Pour ce qui eil de Fanchon, son prix est connu : elle coûte plas de mitie pisloles, car le grand-prieur de Vendôme t'entretient et it est très jaloux : on prétenil qu'il la roue decoupt quand il apprend quelque chose sar son compte : it faut donc bien que tes autres paient les coup* (Corresponds née, Lrad. Jaeglé, I, 31i, Lett. du 13 novembre 1690).
I. C{. Bibliographie des ouvrages relatifs i l'amour, aui/isinmei, au mariaj;e, par le C" d'I., Paris, Gay, 1864, S- éd.
3. Encore le Journal des Sçavans (éd. de Hollande, 166S, p. 411) en rendant compte d'un livre de Deusingius : Geneiis Microcosmi, leu de generatione Fœtus in utero, dit-il ; nlly a dans ce livre quantité de choses assez curieuses et qui merileroient d'estro icy rapportées, si l'on n'a voit peur de choquerlesoreilleschastcspardes termes, dont il est permis de se servir dans les Escolesde Médecine, mais que la modeslie ne eoulTre pas ailleurs •.
DÉCEKCE EXTÉRIEURE 311
marine, même si on fait abstraction des naïfs théologiens qui écrivent tranquillement la Divine salutation aux membres de la
Vierge (par le R. P. L. H., capucin, Paris, 1678, Kip.jjou Les aventures delà Madonael de François d'Assise (par Renouli, A la Sphère,
1701), il reste des poètes et des prosateurs qui sont des libertins conscients. Chaulieu ', LaFare et Vérifier sont les plus connus ; il y en a d'autres, beaucoup d'autres -. Il serait facile d'extraire des romans certains passages extrêmement libres ; les titres même sont parfois difficiles à reproduire ^.
Dans les petits genres, les épigrsmmes, les chansons, dans les mémoires, les lettres privées, la plaisanterie indécente, énorme, n'est pas rare, le mot cru tient toujours la place qu'on avait voulu lui ôter '•. L'ne fois en colère, des Académiciens s'injurient comme des haren- •;ères ^. La langue reste peu scrupuleuse dans son déshabillé. Mais pour le gala, et c'est là l'important, elle a mis une robe longue et tout il fait montante. Les convenances font partie des conventions.
1. L'abbi! de Ch.. ;-[■ 1720), Poétîes, Amalerdam, (Lyon. ITîi, «•). U Farecst giSnéralcmcnt à le suite.
2. P. Corneille Blnssobois. Ltt asavrtt »a(i/riqye«, Lcyde, 1670 ; Duluit, Le* verilez plait»ntet (dont Le Coeu l'inilicalif), Rouen, 1703, in-12 ; EL. Pavillon, OEavres m'i on trouve : Lettre ù uae dame qni aroit montré soit d,,.. Métamorphose da c. cT/rii eaaitre, p. 199). La Haye, tTia.
3. Le cocu imaginaire, par Doncau, 1660; L'Ecole dei cocut. JeDorimond, 1601; l.e rocn volontaire, do MontUcury ;Lecocoen)ierlie, 1686 ; Lei Disgréceides Amantt •lu Chevalier de Mailly. Paris, 1690, in-is;; LeZombi du Grand Peroa, 18S7, in-ia, est (l'uoe crudiU et d'une g-rosaiêrelé exlrèmes.
La plupart des pamplilcls et des libelles sont trËs libres, mais ils ont paru k l'flran- ^■er. Voir Des amoan dn Pataa Rot/al, ou Hiitoire Galante de M.teO-de Gniche et de Xailame (Hollande, 1666) : Traité d'amoar, par un sieur Boullanger, qui toutes les fuMnainea en dédie une partie A lil{;r le Dauphin (ntenlionné par Seguier, au Conseil de police du Sfëvrier 1067); La vie de M" de Brancas, Fribourg(lIollendc, 166S. satire en vers plus que libres) ; La carte géographique de la Cour et autrei galHn(eries{Co]ogne, IU6B. La Carte transporte en nlles, bourg«, et lieux de passage les dames de la cour) ; Le Coeaage de ta Cour (1689, libelle analogue au Maqaerellage de la Cour, cf. Ravais- <i>n, Arch. Baat., VII, îll et suiv,]; L'Esprit familier de Trianon, ou V Apparition de U Duchesse de Fontange, 169^, Pans, Vrt Jean Félix ; le CocAon mitre (Hollande), clc.
i. Voir : Le Nonceaa Siècle de Louis XIV, ou Choix de chansons. Paris, Garnier,
5. Charpentier donne pour devise A Puretière, représenté par un ■ étron • : Ab e.vpuiso corporis Nsnilas. Et Furetière répond par une petite pièce qui se termine
'c embonpoint, ous vautrer dans l'ordure; Car on lient qu'aux c... la m... ne put poîDt.
(Factums, U. ïbO-151, cf. 261-365).
On rapprochera de ce passage délicat la théorie donnée par le Carpenteriana : ■ 11 faut prendre garde dans l'usage de la Métaphore, de ne se jamais servir que de choses très-connQes, et d'éviter celles qui peuvent donner une idée sale; comme lorsqu'on a dît que la République avoit été chAtrée par la mort de Scipion l'Africain. Cette Métaphore qui donne une vilaine idée, a été avec raison condamnée par Ciceron, et après lui par Quinlilien » (î! 7).