Tabarin avait forgé les babiUoires (II
M"' Deshoullère, oq parlant «te la cane, préfère user du mot farfouiller, qui ne vaut guère ntiuux ; le sens figuré de parler entre les dents est lui aussi un pe<xhM {(l. CiL\,22l-221). Pourtant Renaud I.Vart. (fc paW.,Û33) déclare le mot bien établi. — Au sens propre: Q Duil., G. Miege; * Pom., Rich,, Pur., A., A '. — Au seos figuré : * Duil,, Pom., G. Miege, Rich.. Fur. ; o A., A*. — barbolontles paroles Que la Magie enseigne en sesescoles (S'-Amant, 1,321; cf. Saras., Il, 101).
bat de — Le menu peuple, dit : Il est bat d'argent : et ceux qui sont au-dessus du menu peuple ne doivent point dire : 11 est bat de fortune, ni bai de inerite,k moins que lesexpressions basses ne leur plBisent(CheTr,, Mb. Niort, 159, dans Bois».). © h tous les leiiques.
bellement — Les Bourguignons disent toujours bellement, c'est un méchant root françois (A. de B., iïe/r.,85). — O Pom.; *Duil.; e G. Miege, Rich,;
* Fur. A. ; G Th. Com, ; *A« : familier. Voir L. ; * 11. D. T. ; e Hug. beston — *Pom., Duil. ; o G. Miege, Rich.;* Fur., A. : vieillit; e Th. Com.,
* A" : vieux; *L., H.D.T. ; G Hug.
bien — avoir le bien de vnir quelqu'un, locution de bourgeois, il faut dire avoir l'honneur (de Call., Mol$ à la m., 72-3; v. Schenk, p. Iff}. C'est un scrupule récent. Richclet cite encore la phrase de Voiture : Tous les maux que j'ai souferts n'égalent pas le bien de Cavotr vue. Toute la premit-re partie du siècle en avait usé : Quand vous aurez le bien de la conversation de cet Amant illuslre (Sorel, Polyand., I, 523; cf. Saras., II, 93 ; MaUev., Pc, 8 . Plus tard : Peut-il avoir le bien de vous voir quelquefois (Baron, Le Jal., IV, 71. Cf. Le bien que je reçoi de vousenlretenir. De mes ennuis passer ni'ôte le souvenir (Quin., Am. ind., III, 4; et. Com. tan* Com., I, 7)'.
bigne — e Pom . , Rich. ; ♦ Duîl. ; © G. Miege ; • B. F., Fur., A. : bas. - Tu te fis en tombant cette bigne à la temple (Gil. de la Tcss., Desn., IV, 5' '.
biatestre — L'Académie omet ce mot, qui est populaire, mais trèsusilé. II signifie malheur {Enterr', 244). 11 me porte bi»se*ire (Oud., Cor. fr.^. — G Pom,, Duil. ;*G. Miege, B. F.; o Rich.; * Fur. ; populaire; © Th. Com., A*; voir L., II. D. T., Hug., Livet, Lex. de Mol., qui cite, avec l'exemple de Mol., El., V, 5, Fur., Rom. bourg., 123 : Si j'oy fait îcy quelque bicesire. . . j'en ay payé les dommages et interests, etc. '
bonne, ma bonne* — ■ Locution de bourgeois de Paris s'adressant k leur mère (de Call., Mots II la m., 60; v. Schenk, p. 114).
mettre à bord, bas et prosaïque, mettre au port serait moins bas (Mén.. O. n. Malh.,U, 161). — ePom., Duil. qui donne a/Zonsâ bord, G. Miege; *Ricb.:
1. Sentir son bien est de la bonne bourgeoisie de Paria, et elle a'éleud m£mc jusqu'i des dcmi-Courtisans (de Call., Mots i ta m. ,13 cl 81 ; voir Schenk, p. 153); cf. Mol., 1,31», £(,, V. 18J6, cl Le Fendu de Pierre, éd. G. deBAvottc, Les.
ï. La Font, a employé beignet (VU, 300, v. ÎS8).
3. Èoire UR ajfrcmf est familier (Chevr.. Mb. Niort, 17-1S, dans Boira.).
4. Bouliours condamne comme basse l'expresHion : une bonne femme pour une femme de mérite, vertueuse, régulière, aintsliU (Bclteg.,£'leg., 1381, Elle eal dans BosBueL : M' Nicullc presse le Ministre sur l'invincible dilficullé oii su trouvera une bonne femme dans un article important (Avert. «ui: Prol.. III, S 32, p. S21).
terme de batelier; © Fur., A., Th. Corn. ; *A' : mettre du monde à bord. — Le Dauphin l'aUoit mettre à bord (La Font., I, 292, v. 19; cf. IV, 407, ». 188} '.
bùttgtr — Bien des geos se servent encore de ce terme, qui est fort rude, il faut dire que l'on n'a point sorty de sa chambre (Marg. ButT., 33). Vaug., Rem. poilh.. Il, 377, proscrivait se bouger, mais non bouger, qu'il approuve implicitement (Préf., I, 26). De Callières le trouve bourgeois {Bon et m. ut., 18; V. Schenk, p. 24).
Avec la négation, il est dans tous les dictionnaires. L. en cite de nombreux exemples classiques. Ajoutez : un grand tralneur d'épée qui ne bouge d'ici (RegD., Div., II, 2) ; Depuis qu'il est dehors, ils n'ont Ziou^^ d'ensemble (Montfl., Genl.de B., IV, 5). Nombreux exemples dans le lexique de La Fontaine *.
boulez vou$-là, déjà condamné par Vaug. (Préf., 1, 26; cf. tome III, 50, cl 164), est de la petite bourgeoisie (de Cal]., Bon et m. ui., 186 ; v. Schenk, p. 26). — * Pom., Dui].; e G. Miege; * B. F, ; e Rich.; * Fur. ; du bus peuple; A. : bas et ne se dit plus. Rapprochez la raillerie de Robinet. Panég. de VÉcol. des F,, i" entrée : Prem. laq. : Où les bouterons nous t (les sièges) Sec. laq. : Il faut dire : Où les mettrons-nous ? faquin... Je pense que tu n'as jamais servi que dans un village, et chez quelque maitrc de charQe. Voir des ex. dans Livet, Lex. de Mol. La Font. 1c met dans la bouche de gens qui parlent patois (Voir le Lex.).
bravache — Mot vieux et burlesque (Rich.), * Pom., Duil., G. Miege, Fur., A , Toutefois, s'il est dans les Dictionnaires, on le rencontre moins souvent qu'à l'époque précédente. Cf. Gar., Doclr. cur., 993, 981 ; Sorel, Polyand., ï, 452; Mayn,, 1646, 304, etc. L. cite La Br., XII, dans H. D. T. même exemple; e Hug.
brelaader — omis par l'A. comique et burlesque : Qui vous a bretaudé de la aorte? (Enlerr', 256|.— * Pom.; e G. Miege :*B. F.; eDuil.; «Rich. : se dit quelquefois dans le comique cl le bas burlesque, Fur. : vieux, Th. Corn. : vieux mot. — La Martin l'avoit bretaudée par plaisir (Sév., 11, 117)1
baffle — *Duil. : burlesque ; G Pom., G. Miege; * B. F. ; S Rich., Fur., A., Th. Corn., A'; © L.,H.D. T., Ilug.
Cadeau (cf. tome 111, 258), dans le sens de grand repas, est plustostdela Ville que de 1b Cour ; banquet n'est pas aussi du bel usage (Mén., 0., 1, 386). C'est aussi l'avis de Sarasin; Alemand cite Dcnsseradc et croit que c'est la chose surtout qui est bourgeoise (G. Civ., 281-287); Bellegarde: sent le boui^oi8(£Ie^., 139). — * Pom. avec ce seul sens, Duil., G. Miege, Rich. avec f. Fur.: il vieillit, A. et A*. — Livet a rassemblé une masse d'exemples de ce vieux sens dans son Lex. de Mol.
eagnard a deux sens. Substantif, il signifie, lieu malpropre, comme celui oii logent les chiens. Adjectif, il signiûe : fainéant, poltron, qui ne veut poini
1. L'homme de lettre» ett trivial comme une borne aa coing dei placei : cette com^ psraiion l'est beaucoup, dit le critique de La Bruyère (âen(. j. l. Car., 146).
1. Un bien qui n'a point de botil, pour un bien qui n'a point de fin, qui est étemel, ne peut pas être excusé. On peut dire il est venu âÂauf de ton de$seia, mai» Chevreau ne croit pas qu'on puisse dire ; j'ai vu le bout de mon deiiein (Ms. Niort, ia, dan-. BoiM.).
quitter le coin du feu. Le substantifn'estque dans Fur. ; — Endureraa-tu toujours que cette petite gfueuse du coin de notre rue, qui étoit au cagnard il n'y a pas longtemps, me morgue quand elle me rencontre (Sorel, Franeion, 60, éd. Colombej). — Au deinième sens, il est signilé comme bas par TAcad^imio ; — © G. Miege, Ricb., Th. Corn. ; * Pom., Duil., B. F., Fur., A., A" ; ^les II Pauvres de Ljon »... surnommez autre me ot les Turlupins et les CaijnarJa (Garasse, Docl. car., li).
cahin-caha — Oudin (Cur.fr.) : vulgaire;* Fur. : bas et proverbial; Q Pom., Duil., G. Miege, Rich.; «A. ~ Puis on entra es Ay. c/ia (Loret, 7 mai 1651, V. 98; et. Richer, Ob. fcou/f., 4, et La Fonl., VII, 129ei 295).
cailUlle — * Fur.: bas; o Pom.;* Duil.; e G. Miege ;*B. F. : a fool ; eRich., A., A» ; cf. Oud., Cor. fr. : la cailUlle le tient, il est sol; * L. qui cite Sorel, [Francion) et S'-Simon, H. D. T. ; G llug.
cajoleur pour galant, ne vaut rien (Marg. Buff., 60). — * Pom. : amatorius, Duil,, G. Miege, Rich,, For,, A., A*; L. cite Scarron, ilauteroche, H. D. T. cite Furet,, tiom. bourg., 1, 155. Ajoutez : il n'avoit pas la mine d'un cajoltear dangereux (Id., Ib., 1, 98) ; B Hug.
cai s'emploie métaphoriquement, dit Sorel; Je mefay un cai contre tout ce qui me peut arriver. Un Ministre d'Ftat s'en servoit {Conn. de* b. tiv. ,1%'i, 4-10). Cf. Si les Nimphcs avoienl des cales (Sorel, Berg. extr., 1. IV, 1, i'>3). Furetière a noté cet usage au mot calui. L'A' dit qu'on en use en bonne et en mauvaise pari : ce Juge est incorruptible, il s'est fait un calus contre les sollicitations. — Cette image ne semble pas avoir pénétré dans les telles littéraires.
canapsa (sac de soldai, mot emprunté au ivi'-xvii'de l'ail.) — * Rich., A. : bas; 0 Pom.; * Duil. ; e G. Miege, ; * Fur., A*.
carester se dit plus en badinant, et au regard des cnfans, que faire des caresses. 11 se prend aussi au sens de rendre des soins à l'égard des grandes personnes (Bouh., Sut(., 382-83).— *Pom., Duil.,G. Miege, Rich., Fur,. A., A»: ce prince l'a fort caressa. — Le Roy de Caslille devant la victoire ù la valeur d'Alphonse,... le caressa eitraordinairemeut (M"' de Scudéry, Math., 130) ; c'est en la caressant qu'on veut luy faire avaler le poison d'une nouvelle doctrine (à l'Église gallicane) (Boss., Averl. aux Prol., V, § 61, p. 445). — Au sens physique : Camille, en careatanf la belle [La Fonl., V, 206, v. 290. et souv.); Et soit frayeur encore, ou pour me cai-esser, De ses bras innocents je me seoUs presser (Rac, 111, 620, Alh., v. 253-2.14) ; Le vieui reïtre, morbleu ! m'a disloqué les dents. — C'est sa façon. Monsieur, de caresser les gens (Montfleury, Amb. corn., 2' interm., 9).
carolui — terme populaire pour dire dix deniers (A. de B., fle/î., 103); Oud, {Cur. fr.) le donnait déjà comme vulgaire. —» Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn. Ces trois derniers signalent que la monnaie est hors d'usage, sans rien dire de l'expression. Voir L. qui cite La Fontaine, et Hug. qui cite Racine, Let., 13 juin 1662 «. Vos derniers Rondeaux que je leus Ne valoient pas un caro(us (fiec. de div. Aul., 1639, 90),
1. Cr, pluslard: ne valent pas un lii ce mot se conserva longtemps dans 1e noies, 1T6J).
carrou$se — ('beuverie h l'allemande ». Il est bas (A. |. — * Pom., Duil.,G.Miege, Rich., Fur,, Th. Cora.: vieux ; *L.,H. D.T,; e Hu^. — Ceux qui conseillent qu'en esté De vos eaux ou face caroune, Fussent-ils de la Faculté, Sont de vrais Medecias d'eau douce(Sara8., Il, 38). Il est dans La Pont., IV, 438<
exilille — Il est vieux (A,), * Pom., Duil., B, F.; e Rich.; * Fur. : populaire. Voir L. et H. D. T. ; 0 Hug. — Très commun chei Loret, 21 mars 1654, v. S7 et 7 mars 1654, v. 112, 26 déc. 1654. v. 101, etc.; cf. Bich., Oc. Aou//-.. 390 et un jeu de mots de La Font., IX, 15, v. 15.
caaleleux, n'ost plus employé que dans le slyle comique (L. de Templ., Gen. et l'ol., 234). — * Pom., Doil., G. Miege, Ricli. avec i, Fur., A: commence à vieillir: A', sans observation. Il était dans l'Antrée, II, 688, 1, 147*, Loret, 2 juin 1652, v. 73; L. cite d'Ablancourt et Ls Bruyère, I, 321. Cf. Cél Esprit cauieteax invente une finesse (La Mesnard., Po., 286).
champion ne se dit plus en Prose, sauf dans le style burlesque (A. de B., Re/t., 116). — * Pom., DuiL, G. Miege, Rich., Fur., A. et A'. — une palme si vulgaire N'est pas pour un tel champion {Rec. de Rond., 1639, 20). Le féminin est dans Mol., I, 236, Et., v. 2015, le masculin dans La Font., I, 06, t. 4, et Boll., Lulrin, V, v. 133.
fhiehe est ridicule pour vilain (Marg. BulT., 58) ', — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. avec f , Fur., A. , A». — Ses ducats nous font tort, et s'il étoit moins riche.. . Pour en avoir beaucoup, il 'n'en eat pas moins cAicAe (Th. Corn., D. Berlr. de Cig., I, 2 ; et. Montfleury, Dam. mid., III, 2, Genlilh. deScauce, IV, I, etc.) ».
(i-devanl, ei-apre», ci-det*as, et autrei sont des termes plats, qui ne se rencontrent pas dans un livre bien écrit. On ne dira pas nouf avons dit ci-desaus (A. de B., Suite, 366 et suiv.). — Littré cite Relz, Descartea, Boasuet. L'A. donne ces expressions, en remarquant simplement qu'elles ne s'emploient que pour marquer dans un discours ce qui précède ou ce qui suit, et que ci-deiioui n'a d'usage que dans les épilapfaes. — celte lettre et par toutes celles que je vous ay cy-devant escrites {Baean, I, 336).
cimetière n'est pas noble [Mén., 0. s. M., II, 228). — *Pom.; eeme(iere.DuiLet G. Miege, avec les deux formes; Rich. préfère cime( le re ; Fur,, A. —Ils sont bossus les Cimelierei {Richer, Ou. boa/f., 332) ; Tel on voit qu'un brigand fameui et redouté... Fait des champs d'alentour de vastes c(m<;fièrei (La Font.,