CHAPITRE IX RtSULTATS, CLASSIFICATION DES MOTS
Babil est du style moyen, dit Alcniand, mais très français et non comique, comme le veulent Barbier d'A. {Sent, sur les Enlr. d'A. ■) et Bichelcl. Il a pour lui le P. Caussin, Bouhours, Beneserade (rondeau de Tirâaiai], et les Maximes d'amour... Babiller et babillard sont du style moyen (G. civ., 212âl6). — Babil est partout, tous les dictionnaires le donnent ; ces connoissances dégénèrent en un babil dangereui (Bossuet, Calech. de M., Avert., p. 7; cf. llitl. des Var., II, 232) ; Ah ! que par le Aaii/ vous estes encor fille (Poisson, Com.a. iti., IV,4; cf. Monfl., Triff., IV,7,Du Verdier, Le Fiai., 1696, III. 3). babillard — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; burl.. Fur., A., A*. — Voir Liv., Lex. de Mol. Très commun dans les textes : Grâce au Ciel, In babillards nous laisse en repos (Subtigny, F. quer.. Il, 10) ; C'est une babiliarde {Regnard, Ditl., IIl, 9); cf. Quir., Am. ind., 1, 6; Bensserade, Bail, de Thél. et de Pélie, 6» Entrée ».
babiller — e Pom.; * Duil.; e G. Miege; * Rich. : burl., Pur., A. ctA». Ce verbe se trouve également partout. Voir Livet, Lex. de Mol. Ajouter La Pont., I, 275, V. 52*. Quelques u os de cette suite... babillaient {Bobs.. Hi$t. des Var., II, 232).
iaiio/e — familier, dit A. de B. (iie/I., 83). Cf. de Call, Mots à la mode, 186.— * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A. — Les exemples sont innombrables, au sens de jouet d'enfanfa.
bacule [donner la — )— *Duil., Pom., G. Miege ; e Rich., Fur., A., Th. Corn., A*. — C'est que de grâce il te plaise ordonner Aux plats rimeurs qui t'iront lanterner, A ton retour, de carmes ridicules, Bernes, soufflets, taloches et bacalei (S'-Amant, 1, 371).
balUr (danser) — * Duil. : bas, Pom., B. F., Rich. : bas. Fur. : peu en usage, A. : bas ; © Th. Corn. ; * A^ : vieui. — L'on y mangea, chassa, balla (Loret, 14 avril 1657, v. 175 ; cf. 6 fév. 1635, v. 157, 9 fév. 1658, v. 145, 23 avril 1651, v. 67, 24 janv. 1660, v. 219, etc.; et Scarr., Virg., I!, 216); Tousjours babiller, Dancer, baller (Saras., II, 86) ; il sait danser, baller (La Font., 11, 372, v. 21).
barboter — On connaît les discussions de Richelieu et de Colletcl sur ce mot. Ce n'est pas un terme noble, aux yeux d'Andry(it«/I., 85), qui fait cependant remarquer qu'il s'emploie comme terme dechasse (Sui'e,30). D'après Alemand