SOUVKAL'X SE^S. NOUVELLES EXPRESSIONS
108; cî.Cann. dex b.Hv., 1672,396; Mônage.O., Il, 46r,).Marg. Buffet trouve que M taerifier est meilleur et plus doux [Nouv, Obi., 76).
incongruité — Jusqu'à Pur., les lexiques lui donnent le sens de barbarisme. Les Précieux l'avaient aussi appliqué par extension à des fautes contre les techniques de divers arts : << il n'y a pas... un endroit, où il n'y ait une incnntjrailé en Archilcclure " (Baliac, Leil. & M. de Zaylichern, 3a janvier 1640) ; des incongruUéi de bonne chère (Mol., VIII, 157, Bourg, genlilh., a. IV, se. 1). A partir de Fur., il signilte : Tiiute contre l'Iionnèteté.
invétéré — Boiivsault en relève l'emploi dans la phrase suivante : Monsieur parle en bourgeois des plus ineelerez [Mota à la mode, se. 8). — Aucun lexique ne l'applique à un nom de personne. Pascal ne l'avait pas employé dans la fameuse phrase de la IV' Provinciale : pour ces francs pécheurs, pécheurs endurcis, pécheurs sans mélange, pleins et achevés, l'enfer ne les tient pas (I, 81). Mais Littré le signale dans Massillon.
Lanterne prend le sens de tribune d'oii l'on voit sans être vu. — * Fur., A., Th. Corn., XK Voir Hug.
laurier — Planter ilen lauriers en parlant d'un soldat avait déplu à Balzac; c'était, selon lui, de l'agriculture et non de l'art de la guerre ; Ménage approuve l'expression {Obi. s. Malk.. Il, 131]; tout le siècle a ergoté là dessus (L. de Templ., Entr. à Madonte, 270-271). — Arborer des lauriers, employé par Corneille, avait déjii été discuté (Voir tome III. 2sS).
léger — Si on peut raisonnable ment dire que quelqu'un a la conversation légère pour dire qu'il n'est pas ennuyeux dans la conversation, en revanche un esprit léger ne peut signifier qu'un esprit changeant, sans jugement et non pas un esprit vif, subtil ; de même, travailler légèrement ne peut signifier, suivant l'usage l'cçii en nôtre langue, que travailler loiblemenl, superficiellement et non pas travailler avec facilité (de Callières, Mots à la Mode, 16'J-17I ; voir Schenlt, o. c, 113). — C'est bien le sens d'inconstant qui est donné par Pom., G. Miege, Bich., Fur. ; A. cl A* disent : un esprit léger est un esprit inconstant.
loache — Boursault signale le mot : les amans dont vous faites l'ébauche. Ont un esprit si louche] {Mots à la mode, se. 4). — Les lexiques ne donnent pas cet emploi figuré.
Maielle — Primitivement: mauvais cheval, prend le sens d'homme sans valeur.
— e Pom.;* Duil.; e G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn.; «A*. — Voir
le Lex. de Mol. par Livet.
marier — L'emploi de ce mot avait été condamné dans deux expressions :
marier la plume avec l'épée, marier le luth avec la voix par Ménage (O.,
II, 20). Cette condamnation est reprise par L. de Templery (Gen. et Pol.,
212). La métaphore n'avait rien de nouveau.
ménagements — L'expression avoir des ménagement pour quelqu'un étoit de la Cour, selon Boubours, mais elle n'étoit pas encore fort établie; les plus sçavans dans la langue ne la pouvoient ouïr qu'avec peine [Enlr., 80).
Histoire de la Langue françai*e. IV , 87
— * Bich., Fur., A., A» ; e Pom., r)iiil., G. Miege. — je me sens des mMs- !/ements pour la Provence, qui me Conl ci'oire que j'y retournerai (^iieliiue
jour (Séïigné, IX, 328,.
ménager — Sorel note comme nouveau et comme élégant l'emploi <le m-'iixj/er dans des expressions (elles que: im^nai/erles esprits, ménager une affaire [Conn.deib. liv., 1671, 380 el 401}. Ccsl un des mots que nous avons le plus fait valoir, avait dit Bouhoursf /:»'/'., S.ït ; A. de B. constate que le mot se prend a en je ne sfay combien de signiGca lions: m^nagrr les esprits, le.s bonnes grâces du Prince, les inlércstsde ses amis, une afTaire. sa sanEt^, tp ménager: user avec i-eserve de son crédit, ...Les couleurs de cette étofe sont Ijien ménagées [Itffl., 206-297;. — Les lexiques indiquent ces dilT^i-eiits sens.
— dans la niesme année du Décret de Spire il ménagea ia conférence de Marpourg «Bossuet, llisl. di-a Vttr., I, llOi; Les supplices furent mesnagrz. et ordonnez sous d'autres (ii'élextes que celuy de la Relijg'ion (Id., llisl. Unif.. 1I8|; Joîada (Joasi le fit connoisLre à quelques-uns des principaux Chefs de l'armée Royale, qu'il avoit soigneuscmcut ménage: Id., Ib.. 2K . Nombreux exemples dans les lexiques d auteuL-s.
mériter île (bien ou mal — quelqu'un) est une expression toute latine que llouliours attribue it Ménage et qu'il condamne {Hem., 5lt> 51'|. Rcn.iud partage son avis (Mait. tie parler filG . — ^ Pom., qui donne; bien mériter naprés de quelqu'un, Dutl., G. Miege; * Rich., qui exprime la même opinion rjue Bouhours, Fur,, A., A*, selon qui l'expression s'écrit plus qu'elle ne se dit. — l'homme du monde qui atloit le plus mérité de la Reine (l.a Roch..