‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 91 sur 202 · Finer n'est plus que dans B. F · texte numérisé non relu

Finer n'est plus que dans B. F

do\)er ' ; ni fête, fétoyer'^ ; ni larme, larmoyer ^ ; ni deuil, se donloir *, se condouloir-' ; ni Joie, s'eajouir ^, On a dit ffent ', le corps genl : Ce mot si facile non seulement est tombé, l'on voit même qu'il a entraîné gentil * dans sa chute. On dît diffamé, qui dérive de famé *, qui ne s'entend plus. On dit curieux dérivé de cure '", qui est hors d'usage. Il y avoit à gagner de dire si que pour de sorte que ou de manière que, de moi au lieu de pour moi ou de quant à moi^\ de dire : je sais que c'est qu'un mal, plutôt que je sais ce que c'est qu'un mal, soit par l'analogie latine, soit par l'avantage qu'il y a souvent à avoir un mot de moins à placer dans l'oraison. L'usag;e

1. Verdoj/er— *Pnm.,Duil., G. Micge. Fur.; A. le dfclare vk-ux, A>: id. On ne trouve que l'adjeclir verdoyant dans Iticli. ;eTh. Corn , — llcsl dans Ch. Perrault, Barbt-bUae.

3. Fetoyer se trouve dans lous les lex. «auf Rich. et Th, Com.; A' diïciare qu'il vieillit. — Il faut croire que l'Envoyé Du Roy Grec fut bien feitoyé :Sciti-i-on, Virg., II, m; cf. Itacan, I, 81 ; Li>rcL, Poen., lu) ; Fenloyer cet étranKor(Madne, VI, 128, Hem. lur rOdi/ss. )

.1. Larmoyer — •Pom., Duil., I). V.; © Rich.; *Fiir. : il a peu dusai^e, A. el A": il vieillit. Th.Coi-n. le cileà l'art. Urmer. — Qui vous Cail. Urraoyer? {1^ Font., VII, 300, V. s M).

t. Doaloir (cf. 111.315) — ePom-;*Duil- avec f ; e G. Miege, Hich. ; » Fur. : vieux mot, A. cl A' : ce mot n'a presque plu» d'uaage, Tli. Corn. ; vieux mot qui a este employé autrefois pour : avoir douleur.

5. Condoaloir(te— cf. 111,108) — * Pom. rcondoloir, Duil.. B. F., Rich. : hors d'usage. Fur. : de peu d'usage hors l'infinitif, A, : id.;G Th. Com.; A* est de l'avis de Rich.> el de À.

«, S'</onir — ©Pom.;«Duil..quircnvoieàîereVoDir. B. F.; eRich..Fur.,A;*L., H. D, T., Ilug. client Pascal, La Fontaine et S'-Simon. — on en fait maint repas, Dont maint voisin t'éjoail d'être;iA Font,. I, 352. v. 35-.18).

7. Genl~ Q Pom, ;* Duil. avec •[■, B. F., Rich.: mol vieux et burlesque, Fur. : vieux mot; @ A., Th. Corn.; *A ' : il est vieux et n'a plus d'usage qu'en certain style. — Que dit-elle de moi, cette ^enle assassine (Mol.. I, 119. Et., v. 3îa) ; la jeune bachelette Aux blanches dents, aux pieds nus, au corps genl (La Font,. VI, T, v. M-I7: VI, IIB, V. sa; V, !)3». v. 1»B; VU, 163, v.310 }. Voir Lex. de Mol. par Livet.

R. Genf il es toit autrefois un mot Élégant... mais maintenant on n'en u*e point dans les livres : on ne le dit que dans la conversation ; encore ne le dit-on pas trop serieusement(Bouliours,Aem., SI). — «Pom., Duil,, G. Miegc. Rich.; burlesque, ctensa place, lorsqu'on parlesiirieusemenl on dil joli, Fur., A. ;Q Th, Corn.; * A'.— II... me disoit les mots les plus gealiU du monde ^.Vlol., III, 201, Ec. de» Fent.. v. 560) ; Elles éloient toutes assez oend'/ies ;La Font., IV, 188, v, 311; Une nymphe geniille (Id., IX, 317).

9. Famé — g Pom., Duil. ; * U. F. : Q Rîch , ; * Fur, ; vieux terme du palais, il n'est en usa)^ qu'en celte phrase : il a esté rétabli en sa bonne /aine cl renommée, A. el A ■: id.. Th. Corn. : ne se dit plus qu'au palais.

10. Cure— @ Pom.; *DuiL,qui l'indique comme burlesque, B. F. ; ô Rich. ;*Fur. : il n'a plus d'usage qu'en cette phrase proverbiale : On a beau prËcher A qui n'a cure de bien faire, A. el A ' : id.; e Th. Corn. — Le Meunier n en a cure (La Font., I, 30Ï, V. il).

H. l/a»n.t i moi semblait parfaitement beau & Chcvreuu (Ms. Niort, 116-117, dans BoisB.]. ijaanl à moi ne s'emploie plus, dil Ménage {Obt. s. Malh.. II, lOI). Richelet est du mdme avis. Même au Palais, on commence à le bannir Jlouhours, Rem., SSBj. — * Pom-, Duil.,G.Miege, Rich., Fur.,A.;e Th. Corn, ;* At;*L., II.D.T.; eHug.

a préféré par conséquent à par conséquence, et en conséquence à en conséquent, façons de faire à manières de faire, et manières d'agir à façons d'agir ... dans les verbes, travailler à ouvrer ' ; être accoutumé à souloir ' ; convenir à duire ^; faire du bruit k bruire ' ; injurier à vilainer ^ ; piquer à poindre '> ; /aire ressouvenir à ramenteooir '. . . ; et dans les noms, pensées à pensers *, un si beau mot, et dont le vers se trouvoît si bien ! grandes actions à prouesses ", /ouanj^es à ios '", méchanceté k mauvai-

I. Ouurer — » Pom. : omirer la monnoic. Duil., B. F. ; 0 Rich.; * Fur. : il n'csl (tueres en use^e qu'en cette phrase. Il e^t defTendj d'oucrer les Feslea el les Dimanches, A. el A ' ne donnent que le participe, le verbe n'ilanl plus en usa^e ; a Th. Corn. —Tant fut ourr^que... ;La Font., IV, 1«2. v. 6i).

î. Sonloir(cf. III, ^^, 310)— * Pom., Duil-, G. Miege avecf, Rich. : vicu^iethors d'usage, Fur. : vîeui mot qu'on dit encore dans la pratique, A. : vieux. Th. Corn. : id; @ A<. ~Cr. Lex. de l^ot. par l.îve\,. i rnmeatecoir in flnc. —Deux parte en fit, dont il touloi'l passer L'uue A dormir et l'autre A ne rien faire (La Font.. IX, BO, v. 5-6).

3. Doir«(cf. III, 13,7", 3lîj.Au sens d'instruire, façonner,* Fom, : vieux, Duil. : burlesque, G. MicRe avec^ ; ^ Rich. ; * Fur. : ne s'emploie gueres qu'au participe. A.: vieux ;e Th. Corn. ;*Ai; vieux. — An sens de convenir, Q Pom.; *Duil.: bas; qG. Miege; * Rich. : n'a d'usage que dans le buHesque. Fnr., A. ; bas ; 0 Th. Corn. : *A': bas. — Genre de mort qui ne dail pas A gens peu curieux de goûter le trépas (La Font., II. 43e, v. 7-8); Ccux-IA me dainenl rort(Id., VII. 36, v. JI1); tout doit Aux gens heureux; car aux autres tout nuit (Id., VI, i3, v. 30-31).

i. Braire — * Pom., Duil.. G. Miette, Rich,. Fur.: n'est en usa^c qu'en peu de phrases, A. ; Q Th. Corn. ; * A': vieux. — Vous voyei, depuis un temps, que le vin émétique fait bruire ses fuseaux (Mol., V, l»6, D. Juan, a. III, se. 1) ; Pareilles A ces coups de tonnerre Qui ne font que braire et passer (Racine, IV, 67, Foés. dis., V. 9); on n'entend aux montat^es firuire en ces lieux aucuns torrents (La Font., VI, 340, v. i&-i6) ; [Louis] Fera bruirt en leurs vers tout le sacré vallon (Id., VIII, 36).

S. Vilainer— o Pom. ;*Duil. le donne comme su rannii, B. F.; q Rich., Fur., A -. Th. Corn., A'.

8. /"oindre-* Pom., Duil., G. Miege, Rich. qui ne le donne qu'au figuré et le déclare peu usité ; Fur. ; il ne se dit gueres qu'en ce proverbe, oignez vilain, it vous^Miindra, A. et Ai:id. — Quel taon vous point (La Font., IV, 310, v. 117).

7. Ramenlepoir n'est plus reçcu dans le bel usage (Chevreau, Ms. Niort, 6", dans BoiSH.).— * Pom., Duil. : bas, G. Miege avec -(■ ; © Rich. ; * Fur. : vieux ; © A. .Th. Corn., A'; *L., H.D.T., Hug. — Ne ramentevonê rien, et réparons lolTense [Mol., Dép. Am., I,i61,v, 889; voir un long article dans le iLez.de Jfof. par Livet); Puis-je ramen- (euoir l'accident plein d'ennui (U Font., VU I. 378).

8. Pen«r(cf.III, 117)- © Pom., Duil., G. Miege;* Rich.: mot qui n'est usil^ qu'en vers. Fur., A. et A ' ; n'a d'usage que dans la poùsie ; © Th. Corn. — Je ne dis point mes penser» là-dessus (Mol., I, W3, Dép. am., v. 1392; voir te Lex. de Mol. par Livet) ; Je tremble au seul penser du coup qui le menace (Racine. II, 111, Andr.. V. t-iOS); ils Beeonfioient leurspenienet leurs soins (La Font., I, ÏOO, v. lï); Pour moi, de tels peater» me seroienl malséants (Id., [, 337, v. 7).

9. Prouesse (cf. 111,77, 100, 119) — * Pom., Duil., G. Miege. Rich. : il n'est plusf^uere en usage qu'en riant et dans le burlesque ; Fur, : vieux d'après les délicats du temps ; A. el A ' mI n'a guère d'usage, il se dit llguremenl et en plaisanterie des Excès qui se font en certaines choses; © Th. Corn. — Ces dragons de vertu. . . Se retranchant toujours sur leurs sagesproueilel (Mol., III, 24S, Éc det Fem., v. 1SS7; voir le Lex. de Mol. par Livet); Le lion... pleurant son antique proaeiie (La Font., I, S4S, V. 1-2) ; sa mère la Jument I>ont il oontoit mainU prouesie (Id., Il, 31, v. 3-4} ; Après bon vin, trois commères un jour S'entretenoient de leurs tours el /roueiiei (ld..lV, 2S6-Î97, v.1.2).

10. Loi (cf. 111,36, 100, 115) — * Pom,, Duil., B. F., Rich.; vieux mot, burlesque; e Fur.; * A. répèle Rich.; © Tli. Corn.; *A' : n'est plus en usage que dans le

lié*, navire à nef'^, armée k ost *, monastère k moaslier ^ , prairies à /)reea^... tous mots qui pouvoient durer ensemble d'une égale beauté, et rendre une langue plus abondante » (La Bruyère, De quelques usages. II, 205 et «uiv.). Mais on ne saurait donner à ces regrets le sens d'une proposition claire et décidée. Le paragraphe finit par un acte de soumission à l'usage.

Fénelon, qui vient plus tard, est autrement hardi ; sa Lettre à r Académie ^ déclare net qu'on a « appauvri la langue... en voulant la purifier ». Elle fait l'éloge de i< ce vieux langage » si méprisé, qui avait «Je ne sais quoi de court, de naïf, de hardi, de vif et de passionné 11. Personne depuis cinquante ans n'avait osé parler de la sorte, et sa voix resta sans écho.

Dans la pratique, tous les auteurs se montrent singulièrement réservés: leurs archaïsmes sont peu nombreux et inconscients. Bossuet, ainsi que la constaté l'abbé Lebarq {Introd., 1). conserve des mots comme liesse [Danger des plaisirs des sens, 1664,-2" p., IV, 470), accoisé (S.fien.,i665,3"p.,IV,343),ensmiii(Oem.,i660,t"p.,III,220).Mais desarchaïsmescommerfexfre[i^e/ic.(/e«SS., 1648, 1,22) appartiennent àdes œuvres dejeunesse ; quasi, fréquent dans les premiers sermons (1, 5, 7, 22, 48, 106, ISl), devient très rare dans ceux de la grande époque [Sou/f., 1661 , 2° p., III, 704). Les discours d'apparat évitent des mots conservés dans le dogmatique. Les archaïsmes de Racine, ceux des Plaideurs ^ mis à part, se trouvent soit dans des poésies de jeunesse [férueloncques, IV, 240; sourdre, IV, 181), soit dans les Livres

vieux ïtile. — Vendôme, consentez au lot que j'en atUnds (La Fonl., VI, 161, v. 18B) ; Tous renonçoienl au tos des belles actions ild., III, 193, v. toi;,

1. MuavaUtié [cf. MI, 115) — *poni. : "icuï mot, Duil. avec +, B. F. : e Rich. ; * Fur. : vïeun mot hors d'usage : @ A. ; * I't>- Corn, dit : maufe', vieux mot, diminuLif de Miinvaàlié, qui a esté dit, pour Meschancelé; ^ A *.

3. Nef — *Pom., Duil. ; 0 G. Micge ; * Rîch. : dans le beau langage, il ne se dit qu'en vers et au figuré, en prose, il est vieux et «pparlienl au burlesque, Fur. : vieux mot qui n'est plus en usage que dans les enseignes, A. et A ' : il n'a plus guère d'usage qu'en poésie; Th. Corn., répète Fur. et A. — celte aupeibe ville Prétend bruslernoa neft en présence d'Achilte (La Font., VII, 609, t. 20T-20H),

3. Otl (cf. III, 97, 117]—* Pom. : vieux mot, Duil. avec f, B. F. ; $ Rich. ;*Fur.: vieux mot. A. id. ; O Th. Com. ; * A ' : il n'est plus en usage qu'en ce proverbe. Si VOll Bçavoit ce que Tait \'Ott. \'0$t battcroît l'Otl. — un vil presque détruit L'osl des Grecs (U Font., 111, 112, v. 35-36).

t. MoTulier, momtier — o Pom., Duil.;*B.F. ; e "'ch.;*Fur. : vieuimot, A. et A ■ : il ne se dit qu'en cette phrase Mener au Moaslier, Th. Com. — Puis au moufier le couple s'alla rendre (La Font., IV, 324, v. 321].

a. Prie ne se dit plus ny A la Cour, ny i Paris (Ménage, O., T. 460), — Ce mol ne se trouve que dans le B. F. ; eL-. H. D. T., Hug.

a. Voir ni. Projet d'enrichir la Langue.

7. Dans les Plaidenri, archaïsmes et mots du Palais se confondent, tels sont : c^n* (II, «7, V. 170), icelui (//)., îll, v, 786), pUidi [Ib., 146, v. 22). Dans les Mentean qni Ite mentent poial de Boursault, un barbon Isidore se sert de mots vieux.

338 HISTOIRE DE LA LANGUE FRAKÇAISt:

annotés [accoalamance, V, 5i3 ; 8« retrancher, V, 512; devers, VI. 156), soit dans la correspondance, où ils sonl employés en badinant {parenlage, VI, 608l. Les tragédies sont soigneusement épurées, et le vieux mot discord ne se risque point hors de la Thébaïde (1, 470, V. 1255). La Bruyère lui-même pouvaitaimer certains vieux niots Son style, sauf deux passages qui sont visiblement des pastiches ', n'en était pas moins conforme k Tuitage commun. A peine y rencontre-t-on quelques archaïsmes : dêsoccupé{\, ^1) pécunieux [\, 291 ; II, 448) recru (I, 282; II, 23j querelleux, qui revient jusqu'à cinq fois (I, 26, 47, 67 ;il, i.'j, 61j. Mais La Hruyère suit l'usage de son temps si fidèlement que, s'il lui arrive de s'en écarter par un mot insolite, il souligne. Drus (semblable à ces enfants drus et forts d'un bon lait qu'ils ont sucé, I, 117) ei flaquer (il en (laque plus de la moitié au visage de celui qui est à sa droite. II, 12) sont ainsi remarqués. Enfin le mot certes lui avait d'abord échappé dans le parallèle entre Corneille et Racine ; malgré tous les éloges qu'il lui accorde ailleurs, il le remplace au moyen d'un carton par surtout. Comme tous, il se soumet donc à la règle, il admire même combien on écrit ré^fulièrement depuis vingt années, et c'est lui qui a dit : '< On fit du style ce qu'on avait fait de l'architecture : on abandonna l'ordre gothique que la barbarie avait introduit » (1, 117).

Les dictionnaires enregistrent le travail accompli de 1680 à 1694. Richelet et l'Académie surtout n'admettent plus les mots vieux. Hichelet en particulier pousse au plus haut point l'exclusivisme. 11 ne se contente pas d'exclure des mots donnés comme vieux par Furetière et l'Académie, ou au moins par l'un des deux : arroi, alourner, tesson, cadène, caulèle, chartre, chalonner, chevir, chinfreneau, contumélie, encharger, exultation, etc., il exclut encore des mots anciens que ces deux recueils conservent sans observation : chicheté, cagnard, cossu, délinquer, s'accagnarder, etc. Partout se manifeste un principe de choix, qui sépare nettement l'ancien et le nouvel usage.

Il convient naturellement d'excepter les écrivains comiques, satiriqucsetburle3que3,que les théoriciens mettaienthors decause. La Fontaine, on le sait, s'est placé aussi à part. Il a multiplié les archaïsmes : on en trouvera une liste dans la préface de M. Henri Régnier au

1. Un vieil auteur... dil que s'ëlon^riar des petilt. voire de tet ptreiU, et iceuli vilxiner et dépriier: t'arcoialer de grand) et paUsMni en ions bient eî cheoanett, et en celle iear coialàe el privautè eêtre de toai ébats, g»bs, momm«rie$, et oilaiaes beioignes ; eitre eshonté, tajfnnier, et lani point de vergogne: endurer broeardl et gausierirs de tons chncans, lanipoar ce feindre de cheminer en avant, et i toutaoa entregent, engendre hear et fortune [La Bruy., 1, 310 ; cf. 1, 127).

Lexiqae de La Fontaine (Œuvres, éd. des G*'' Écr., X, p. vi-ix). Ce n'est pas le lieu de rechercher quels motifs il a eus; mais ilestcerlainquele fait a son importancedansl'histoire générale delà langue. Plus tard en effet les Fables, prenant place parmi les plus purs de nos chefs-d'œuvre, et devenant classiques, ont sauvé un certain nombre de mots. Les libertés prises par Molière, moins nombreuses du reste, et moins systématiques, ont eu une action moindre, car ses grandes pièces ne sont pas celles oîi la langue s'éloigne vraiment de la langue littéraire. Il n'y a pas lieu de s'exagérer cette influence des écrivains. Quelle vie I^ Fontaine a-t-il conservée à l'adjecUf gent ou au substantif /'raiWe? L'action des maîtres demeurés indépendants fut réelle pourtant, et il faut en tenir compte.

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