‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 94 sur 202 · I. Cf. foretnemtnt Baro, Cloritt, 111, S, p · texte numérisé non relu

I. Cf. foretnemtnt Baro, Cloritt, 111, S, p

■'r> Hug. — Le marchand aiïamé, se montrant aussi fin, Fait cheilui le gros lot d'un garde-maffaiin (Montlleury, Gentilh. de Beauee, a. II, se. 5j.

gavacke — B Pom., Duil., G. Miege ; * B. P., Rich., Fur.; & K. ; * Th. Corn, ; © .K*; * L., H.D, T. ; Q Hug-. — Frère Bstieane,... sur sa teste de gaiiicke, posa trois plumes de Héron (Oassoucy, Oc. en b. hum., 37); Et ceux que vous nommez Gavache», Ne sont plus à prézent si fous Que de s'intéresser pour vous (Lorel, 17 juin 16ô6, v. 158).

genin (mari trompé, cf. Godetroy). — [..e mot se trouve sous les tormes Jannia jennin, jeannin (vient de Jean). — e Pom. ; * Duil, ; © G. Micge;*B. F., Kich.,Fur.; -3 A., Th. Corn., A»; * L.; Q 11. D.T.,Hug. —C'est un diable dans la maison... Qui plante à son mary des cornes Et le menace de venin S'il ne souffre d'être genin (Colletet, Juv. burl., 1657, 20-2i|.

genl ne s'emploie plus guère au singulier, si ce n'est en vers burlesques (Ménage, Obi. t. Malh., Il, 1 j6 et 0., I, 61-62) ; Chevreau, cependant, trouvait le mot tr<>s beau et très poétique (Ms. Niort, 86, dans Boiss.). — 0 Pom., Duil.; *G. Miege, Rich. : est un peu vieux, et a meilleure grâce dans le burlesque. Fur, : on l'a dit ci-devant en poésie ; cf. A., Th. Corn., A* ; *L., H. D. T., Hug. — Les exemples sont nombreux chez Scarron, La Fontaine, etc. On trouve encore: la grnt volatile cher La Bruyère (11, 134); voua navei point la mine De recevoir échec de la gent féminine (Regnard, Coquette, a. 11, se. 15).

glaive — 11 y en a qui font difficulté de s'en servir comme étant trop vieux, et ils ont tort(Ménage, Ob». s. Malh.. M, 43). — Se trouve dans tous les lexiques, aauf Th. Corn., muis, â partir de Richelet, le mot n'est plus approuvé, il est considéré comme burlesque ou vieux ; L. donne de nombreux exemples.

hanter — Jene Aonfepoint, etne fréquente point ces gens-lï, sont vieilles façons de parler ridicules (Mai^, Buffet, 50-51). Ce mot se dit plûtost dans le stile simple (A. de B., 147, 2* pagin.i. Ce n'est pas que les mois de hanter et de hanlisen^ soient François; mais. ..je les crois vieux (de Callicres, Du iion el du inauo. ua., 83). Hanter la Cour esl une expression basse et vulgaire, bien que Vaugelas et après lui Boubours s'en soient servis (Bellegarde, £~%.,I3B). On disait: hanter quelqu'un, ou hanter chei quelqu'un. — * Pom., Duil., G. Miege, Rich.. Fur., A. ; G Th. Corn. ; * A>, *L., H. D. T. ; e Hug. — Dans le faux-bourg de saint Germain Où jeAante... (Loret, 14 déc. 165^, V. 13-141 ; Dans ce peu de temps qu'elle a hanté chez M"* Angélique (Fur., Ilnm. bourg., 190).

ettre honteux de dire, ou faire telle chose est du vieil stile, il faut dire, il a honte de dire... qui est mieux (Mai^. Buffet, 49). — *Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur , A., A", * L., H. D. T., Hug, — La beauté dans lOlimpe aura Irouué des temples, EL vous lerez honteux de luy sacrifier (La Font., VII, 606, V. 168-169).

hiitorier (écrire l'histoire) — G tous les lexiques, sauf Duitlier qui l'explique par décrire; * L., II. D. T. ; © Hug. — je vais avec grande vitesse; Hislorier pour votre Altesse (Loret, 17juil. 1661, v. 2; 11 mai 1658, v. 12; 10 mai 1650, \. 10). On trouve aussi la forme hittoriser: le vais, soudain, hiêlorizer. Et vous particularizer Les Nouvelles les plus nouvelles (Loi«t, 16 nov. 1658, v.r.-7).

LES MOTS VtKLi'X PROSCRITS 255

homicider est signalé comme vieux par Pur. et Th. Corn., qui sont seuls avec le B. P. à le donner ; * L.. qui cite Scarron et Th. Corn., H. D. T. ; e Hug. — Quoi! vous homicideal (MoDttleury, Ec. de» fille»., a. I, se. 4). huit {cf. m, 135) — *Pom., Duil. avecf, G. Miege: terme de palais, Rich. ; TÏeui, ne se dit plus guère qu'en matière de palais, Fur.: vieux mot qui n'est demeuré en usage qu'en peu de phrases, A. ; ce mot vii^illit; © Th. Corn. ; * A^ : n'a plus d'usage qu'au palais; fi haï» clos. — Lucas trouva r/iuis ouvert [La Font., Vil, 371, v. 228); On frappe ii l'/iUH (Id. V, 72. y. 69).

imbecillemeni est encore dans DuiL et B. F., qui le traduisent par faiblement; manque à tous les autres lexiques; * L. qui ne le cite qu'au sens de tlupidement, avec exemple de S>-Simon, H. D. T. ; e Hug. immhericordieux ne se dit pas. On ne voit néanmoins aujourd'huy que précieux et que précieuses affecter ces sortes de termes et il n'y a pas longtems que j'enlenttois dire de sang fpoid, Inthcologien, Inphilofophe, etc. Il faut pourtant tenir ici un milieu, car il y a des mots qui s'accomodent mieux que d'autres de cette particule in (.\. de B., Suite, lâ'i]. Le mot n'est plus que dans Duil. etB. F. Voir Chapelain, Lel., Il, 819, note 2. immoUteur — * Pom., Duil., G. Miege, Fur. ; © Rich., A., Th. Corn., A»;

• L.; ft H. D.T., Hug.

imptrlir, que donnaient Nicot, Mellema, Monet, n'est plus que dans B. F. ; $

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