L.; «H. D. T.; G Hug
ùn/iieuiem«nf a esté fait par Amyot... mais on ne s'en sert plus aujourd'huy,
on dit acpc impieté {\. de B.,258). Il n'est dans aucun lexique. ineomptaïMunt [Malh., IV, 23) et ineomplsiianee ne sont point (rançois (Bouhours, Suitf, 1693, 139). Une foule de gens de bon goût s'en servent cependant [Bellegarde, Élégance, 281-292]. — Ils manquent k tous les lexiques; «L.
inetinBenient (adj.l n'est plus que dans Duil. etB. F, ^ Comme il n'est pas ineoneénienl que ce ne puisse quelquefois être noire bien d'avoir été vaincus (Malh., 11,86). — L. cite Baliac et La Pont. Voir Ilug. incorrect est biftmé par Bouhours {Saite, 139). — * Pom., Duil,, G. Miege. A partir de Richelet le mot ne se trouve plus, * L., H. D. T. ; O Hug. ineredible n'est plus que dans B. F. — Par un travail presque incredible, Il a
fait une grande Bible (Uret, 20oct. 1661, v. 155), iode (couleur bleue) que donne encore Pomey, n'est plus que dans Fur. et Tb. Corn. Il disparait des autres lexiques comme mot de la langue courante. Cf. indigo, indenot — Ménage n'a pas tortde se plaindre qu'on l'ait voulu bannir ainsi qu'indévotion ; ces mots ne sont pas mauvais (Bouhours, Rem., 524). — Se trouve dans les lexiques sauf Th. Corn.; *< L., H. D. T., e Hug. — Laisseila, croyez-moy, gronder les indévots (BoiL, Sat. X, v. 607] ; ce sont... des apparences qu'on pourroit épargner... aux indévoti [La Bruyère, II, 173). induire est un peu vieux, il signirie persuader (Rich.) ; * tous les lexiques, sauf Th. Corn. — Bossuet en fournit de nombreux exemples: llitt. Univ., 1661,
279; Hitl. des Var., t6SS, II, 474; etc.); Et mon fils à l'aimer vous devroît tous induire {Hoi., IV, 402, Tart., v. 34). Induire à partir de Fur. est donné aussiavec le sens de conclare, bien des ^usïe condamnaient, mais \ndry de Boisregard le trouvait bon (264-5). — Pour ce qui est d'induire que sa mère ne put être vierge, parce qu'elli;étoit mariée... qu'il oc leur est jamais arrivé de faire ce raisonnement (Bossuet, Explic. de la Proph. d^haïe, 1704, 37}. Oa trouve encore chez Bossuet le sens ancien d'amener: ce qui prononcé indistinctement induit une coofusion universelle dans les dogmes \2' In»t. s. /a Vers, du Kouv. Ttit., 1703, 197) '.
inexécuté, qu'on trouvait dans Cotgr., Nicot, Mellema, n'est plus que dans le B.F.Ilne se dit qu'à Port-Royal selon S'-Réal (192). —* L, H. D. T. ; e Hug.
inexpugnable semble avoir été blâmé, puisque A. de Boisregard le défeDd et soutient qu'il est encore bon (263). — D'après A', il ne se dit guère que dans le style soutenu; * Pom., Duil. ; 0 G. Miege; * B, F. ; iS Rich.; *Fur., A.;eTh. Corn.:*.\'; L., H. D. T. ; 6 Hug.
inflation nest plus que dans Pom., Duil. et B. F. ; * L. ; 0 H. D. T.. Hug.
infarçable est un mauvais mot (Bouliours, />., 19); il ne se dit qu'à Port-Royal (S^-Réal, 192) ; il est insupportable (Renaud, Man. de parler, 512). — * B. F., seulement ; * L. ; o H. D, T., Hug.
infrangible est un mauvais mot (Bouliours, D., i9; cf. Renand, Afan. de parler, 512). — * B. F. seulement; •!.,.; e H.D.T., Hug.
inguerdonné e^t un mauvais mot (Bouhours, D., 19). — * B. F. seulement. Le simple, qui est encore dans les dictionnaires, est considéré comme vieux et burlesque (Rich., A., A').
inhonneale et inkonneslement ne sont plus que dans B. F. Le nom inhonnételé manque à tous les lexiques du temps.
intcrulable est mauvais (Bouhours, D., 19). Il est encore en usage, selon A. de Boisregard, qui loutefois,p référera il impénétrable (289). — * Pom., Duil., G. Miege; e Rich. ;*Fur., A.; e Th. Corn.;* A»; * L.,H.D.T. ; e Hug.
intemperalure est blimé par Bouliours [D., 19). C'est un mot insupportable (Renaud, Man. de parler, 312). — * Pom., Duil., G. Miege ; O partoul ailleurs; f> L., II. D. T., Hug.
iniidieux neplaît pas à Rouhours, qui le croit inventé par Malherbe [D., 50). Malgré Ménage, qui le trouve bon (0., I, 301), Richelet prétend qu'il n'est pas reçu; Furetiérele déclare vieu.\ et écorcbé du latin ; enfin pour Renaud, c'est un barbarisme {Man. de parler, 47). — * Pom., Duil., B. F., Rich., A., A<: le mot est du style soutenu et de la poésie; o G. Miege. Th. Corn.;*L.,H. D. T. ; e Hug.
inlrure est dans Pomey. Tous les autres lexiques donnent seulement inlru» : il sert à former quelque (sic) temps du verbe inlrure qui n'est point en usage, dit A. ; Rich,, au participe intrus, cite cet exemple de Perrol d'Abl,
plusieurs te tonl inlraa dans le Ciel qui n'étoieot pas dignes de cet honueur (Luc, Tome 2); ceux qui seionl intrai dans le sanctuaire (Massillon, Conf. HOC. h Cétai eccUsiatl., 2, H. D. T.), « L. ; 6 Hug.
irrition est un peu vieui, mais il ne laisse pas de se dire encore quelquefois (Rich.). — *Poni., Duii., G. Miege, Rich.; e Kur.,A., Th. Corn., A'; • L.; eH.D.T., Hug.
titrer ne se dit pas, en sa place on dit réitérer, déclare Richelet. Après lui, le mot n'est plus dans les lexiques. * L, qui cite Dossuet : Ou a beau dire : réjouissez- voua ; eût-on iléré mille fois ce commandement, la joio ne vient pas(Sermo7w, Joie du chrétien, PréAmbule) ; eH.D.T., Hug.
J*dii est vieux (Rich.). Cf. tome 111, 102 et 360 ; le mot est meilleur en poésie qu'en prose (A.). Il n'est plus usité par les Prosateurs, mais il l'est toujours par les Poètes (Ménage, Obt. xur Malk., Il, iOi). Andry de Boisregard, qui avait d'abord exprimé la même opinion (252), a été par la suite d'un avis contraire : le mot est très-beau en Prose... il convient surtout au stilesublime, parce que les vieux mots donnent souventde la majesté au discours (Suite, 154-155). — * dans tous les lexiques ;*L., H.D. T.; e Hug. — Dans Florence yadi* vivait un médecin (Boil., Artpoél., IV, v.l) ; celte même Agrippine Que mon père épousa jadis pour ma ruine (Racine, 11, 269, Bril., T. 308-309); au temps J&dit [La Font., 1,76, v. 3}.
joliveti est un vieux mot (Pomey). * Duil., B. F. ; o G. Hiege, Rich., Th. Com. ; *Fur., A., A*. Ces trois derniers lexiques indiquent que le mot ne se dit guère qu'au pluriel ; * L. cite Th. Corn. : mille Jolivetéa qui dans l'esprit me viennent (Coml. d'Orgueil, a. II, se. 10), H. D. T. cite Dufresny : je ne vise guère à la jaliveté des filles [Noce inlerr., se. 16) ; 0Hug. — Mille beaux rubans ajustez Y formoient des yolttiete: (Loret,9août 1664, V. 137-138).
labeur est on terme qui a vieilly et qui ne se trouve plus que dans les Livres gaulois (A. de B., 281). L. de Templery le signale parmi les mots archaïques (Gen. et Pol., 225|. — *lous les lexiques, sauf Tb. Corn., Furetière signale qu'il vieillit, Rich. , A. et A* ne l'admettent guère que dans le style soutenu et dans la grande poésie. — Ce premier labeur, ou labour, ïtonae i la France Philisbourg (La Font., VIII, 466, v. 11-13). lignage — * tous les lexiques, sauf Th. Com. A partir de Rich., on te déclare vieux ; * L., H. D.T.; © Hug. — Le mot est surtout employé dans le style familier. — Le Sîear Macquard, Homme fort sage. De bonnes mœurs, de bon lignage [Loret, 8 mars 1659, v. 19-20 ; 17 mai 1639, v. 64 ; 24 février 1663, V. 133); Ce sont enfants tous d'un lignage (La Font., III, 17, v. 36 ; VUI, 45; IX, il5, V. 105; 197, v. 37).
de longue main n'est plus employé (L. de Templery, Gen. et Pol., 245). —
* tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; ^L., H. D. T. ; @ Hug.
msdri — ce mot est ancien et ridicule (Marg.BulTet,iVouD. o£g., 30). — *Pom.,
Duil., G. Miege, Rich. avecf, Fur., A.; e Th. Corn.;* A»; familier;
*L., H. D. T. ; e Hug.— Qu'en amour il fut peu madré |Lorel,27 mai 1662,
T. 68); Le madr^I gardez'vous des finesses qu'il brasse (Boursault, Médecin
■ volant, se. 24) ; Et le madré qu'il est, fait tant par son esprit. Que
Miêtoire de la Langue françaite. IV. 17
SS8 HISTOIRE De LA UNRUE HtAHÇAlSE
souTent le rieur est celuy dont on rit (Chevalier, Amour de Calolin, 166V, a. II , se. 2).
m&lenconlreax n'est que du s tile burlesque ou satyrique(A. de B., 303]. ~A. signale qu'il vieillit, *Poiii., Duil. avecf, G. Miege, Rich. avec f, Fur., A.; eTb. Corn ; *A*, L., cite Sévigné, Regnard, BoUeau, H. D. T. ; e Hug. Voir Livet, Lex. fie Mol.
marri — Dest mery décela, ne se dit plus, il faut dire /'icAé(Harg. Buffet, iVo un. Obt., 44). Eala place du motde marri, il [un homme du monde) leseroit eervy deceluy défiché, ...qu[ l'a presque entièrement banny du commerce des gens qui parlent bien (de Callières, Du bon et du mauc. a»., 180). — * tous les lexiques, seufTh.Coni.,niaisA*le déclare vieilli;*L., H.D.T.,Hug.— Onne peut l'attaquer sans eu être marri (Boursault, Portr. du Peintre, ac. 6) ; le Roy Catholique... Estmarry, du dernier marry (Loret, ITdéc. 1661, v. S8;cf. 28 mai 1661, v. Si8} ; Je suis bien marri [La Roch., III, 285) ; c'est de quoi je suis fort marri (Racine, VI, 379, Lellrei ; cf. La Font., Il, 152, v. 24).
martyrer est un vieux mot pour dire tourmenitr, note Richelet, qui est seul i le donner avec B. F. ; *L. ; e H. D. T., Hug. — Lors le garçon, d'un ton pleureui, Leur dit: Hélas! ils me mar/ireni (Loret, l"9ept. 1652, v. 94-95).
maudason — e Pom., G. Miege, Rich., Th. Corn. ; * Duil., Fur., A., A». Les trois derniers lexiques le donnent comme vieux et bas ; *L., H. D. T. ; e Hug.
merci — Jeme rende... Ala merci d'elle el dutort... Quoi que ce mot (à la merci) soit devenu vieux, je n'ozerois pas le condanner, puisqu'il est bon en quelques rencontres, que l'on peut dire, sans rien bazarder : Elle fut exposée à la merci des Oots, et nous avons des Religieux que l'on nomme encore les Pere$ de la Merci [Chevr., Mb. Niort, 138, dans Boiss.).
meiaâe ne peut se dire (A. de B., Suite, 193). — *Pom., Duil. avec i; O G, Miege;*B. F-, Rich.: vieux mot, Fur., A. : vieux; eTh. Com. ; * A' vieux; *L. cite Vauban, Fénelon, S'-Simon, Vauvenargues ; H.D. T.; e Hug.
à miracle a vieilli (L. de Templery, Gen.et PqI,,214). — *A. et A' seulement. A* le déclare bas et populaire; * L., H. D. T. ; e Hug. — L'Abbé Bossuët, cet oracle, Ce Hcavant, qaipriekei miracle {Loret, 3 mai 1664, v. 141-142) ; Je suis libéral à miracles (Ed., 9 août 1664, v. 24) ; Il sait notre langue A
miracle (La Font., IX, 215, v. 37).
naguère n'est plus en usage et particulièrement en prose. H faut dire i quiestoit arrivé depuis longtemps (Ménage, 0., I, 163). Il serait à souhaiter que ce mot fusl encore d'usage... mais l'usage l'a banny (A, de B., 323). — Le mot est dans tous les lexiques, qui, à partir de Rich., le déclarent vieilli : d'après A* il n'a plus d'usage que dans la poésie ou le style soutenu. * L., H.D. T. ; @Hug. Les exemples sont nombreux .
o£acurci««emen( est un de ces mots que Bouhours blftme comme nouveaux, et qui était en réalité ancien {Ertlr., 140). Il a été soutenu par Barbier d'Aucour {Sent., 1676, 60). — * tous les lexiques, sauf Rich. et Th. Corn.; * L., H. D. T.; e Hug. — on voit l'Empire attaqué dans sa teste, c'est-à-dire, dans l'Empereur mesme, et de li un horrible
olitcurcUtement de tout le corps (Bossuet, Apocalypêe,i^9, 355) ; C'est dans lestemps du plus grand obtcare'atement... (Id., i* Inttr. t, let Pnom, de J.-C, 1701, 62).
oûeUt estuD diminutif insupportable (Bouhours, Enlr., 44). — 11 n'est guère en usage (A. et A»); * Pom., Duil,, G. Miege; o Rich.; * Fur. ;e Th. Corn.; *L., Il.D. T.; e Hug.
oatrecuidé — * Pom., Duil.; e G. Miege, Rich.; *Fur.: Tieux ; e A.; * Th. Com. : viauï ; 0 A » ; * L., H. D. T. , Hug. — Le mot se trouve souvent dans YAstrée comme adjectif ou comme substantif [1615, 1, 44 *, 166 *, 272 * ; 1614, il, 254, 447) ; on le rencoatre fréquemment chez Loret : Quelques Imprimeurs et Libraires Oulrecaides et téméraires {20 mars 1661, V. 241-242) ;Je ne suis paaouirecuirf^ (20 oct. 1661, v. 9; 31 juiL 1661, cf. v. 834, etc.). — Outrecuidance est, lui aussi, coasidéré comme vieux par Rich., Fur., Th. Corn.
ou(r«-paase n'est que dans Fur., comme terme des eaux et forêts. Richelet donne dans un sens voisin le mot patse-roale. * L., H. D. T. ; o Hug. — la Reine, ...Des Verlusêlantrou<re-/tai(e, Etoit allée au Val-de-Grace (Loret, 7 juin 1659, v. 59) ; A Nôtre-Dame, au Val-de-Grace, Convent des Conreos l'oo(re-p«Me {Id., 6 mai 1662, v. 21-22).
pal est un vieux mot qui n'est plus en usage que dans le blason (A., A*). Q Pom. ; * Duil. au sens de pieu, Rich. : terme de blason, Fur. : supplice et blason. — Les pal» les plus serrés font passage b ses coups (Com., X, SfHfPoit. (fie, V. 216). G. Miege donne paux comme pluriel.
palombe est hors d'usage (Renaud, Man. de parler, 404). — Q tous les lexiques ; * L., H. D. T. ; e Hug.
pamart n'est plus dans Pom., Duil. et Fur.; B. F. donne psnçard et aussi pançu. A. et A* ne connaissent (\\if:panttt ; H. D. T. cite Pur., Rom. bourg., 1, 161.
parlement (départ) — Ce mot ne se dit plus guéres. Des Auteurs polis néanmoins s'en sont servis (A. de B., 352). C'est un terme archaïque (L. de Templery, Gen. et Pol., 232). — * Pom., DuiL, Rich.; a vieilli, Fur., A. et .\ * : vieux ; * L.; 0 H. D. T., Hug. — Les exemples fréquents dans la première partie du siècle, ne se trouvent plus que chez des auteurs familiers. Le Chevalier... Voulut, avant son parlement. Subir le divin Sacrement (Loret, 11 oct. 1664, V. 109-117) ; mais avant ledit partem«/if De son précédent logement (ld.,26juit. 1664, v. 215-316).
par trop, que Vaugelas avait condamné et qu'Alemand signale comme très en usage, bien qu'il ne soitpas absolument b approuver dans un livre {Nous. Aïm., 41-42), ne se rencontre plus que chez Duil. et Fur.; * L., H. D. T. ; O Hug. — Tu m'obliges par trop avec celte nouvelle (Mol., 1, 186, El., V. 1109); La dispute estpsrJr-op inégale entre nous (Id., VI, 378, Amphitryon, ^.i^TS).
paêtefin n'est dans aucun lexique ; * L. cite G. Patin ; Q H. D. T., Hug, — Leurs moeurs et façons de foire sont d'estre... menteurs, trompeurs, pa*- M/in« et b outrance (Tabarin, II, 258).
patienter est un terme sorU de l'usage (L . de Templerj, Gen. et Pal,, 248). — * tous les lexiques, sauf Rich. et Th. Com. ; * L., H. D. T. ; $ Hug. —
vous devez,., patienler encore cette fois (Uolière, VI, 591-2, G. Dand., a. m, BC. 7} ; il fallut patîf /lier durant la vie de ce Prince (BoKSuet, Hût. det Var., 1, 64).
peccadille [ornement de toilette) — Le mol, qui était encore dans S'-Amant r La moitié d'une peecac/t'He, Surqui sa crinière pandille (I, 213], n'est plus dans aucun leiique.
ptcane — * Duil., B. F., Rich. : bas et burlesque, Fur., Th. Corn, : vieux ;
* L., H. D. T.; © Hug. — Le Feu de nôtre Chancelier Fut aussi rare et singulier. Et coûta bien de lapicnne (Loret, 21 fév. 1660, ■». 95-97) ; il l'endoctora donc, moyennant sapecune[Lc Boulanger de Cbalussay, Elom. hypocondre, a. IV, Dio. coni., se. 2).
Iiête-méler est encore dans Pom. et Duil. ; B. F. donne le participe. Les autres lexiques n'ont plus ce mot. — on void ces petits boOillona te petle-me*lant (R. François, Mem. de Nat., âll]. L. cite : Cette confusion de places amies et ennemies, /ié(#-m^(ëe« parmi les unes avec les autres, ne me plaSt pas(Vauban, Lett. li Loaooit, 19 janvierl673); e H. D. T., Hug.
penaillon est un vieux mot ethors d'usage d'après Fur. ; Th. Corn. : vieux, A* ne l'admet que dans le style familier ; e Pom., Duil., G. Miege, Rich., A.; » B, F. ; * L., H. D, T. ; e Hug. Malgré ces condamnations, le mot s& trouve encore au iviii* s. — Trente manteaux, vingt cotillons, Et deux ou trois mil pénaittong (Loret, 9 nov. 1632, v. 95-96).
perluis est vieux d'après Fur., A. et \ ', * Pom., Duil. avec f ; © G. Miege ;
* B. F. ; Rich. : n'est guère usité dans le commerce ordinaire (au sens de petit trou), Fur., A., Th. Corn., A ' ; * L., H. D, T. ; Q Hug. — Les misérables Danaïdcs... Versoïent l'eau qu'ils tiroient d'vn puis Qui s'écouloit par les j>eriuù (Richer, Ou. boaf., 453-4^4); Et regardant par un perlai». Il ouvre, ou refuxe son huis [Loret, 36 août 1656. v. 243-244) ; Une nuit donc, dans le perluU mettant Un long cornet... (U Font., IV, 465, v. 51).
pelun (labac) — on ne s'en sert guère dans le discours ordinaire, si ce n'esL par nne espèce de dénigrement (A '). * Pom., Duil,, Rich., Fur., A., Th. Corn,, A '. — Mais sa grand'mere Cytherée... Alla voir son Oncle Neptun, Qui pour lors prenoit du petun (Richer, Ov. bouf., 463).
piot — *Duil.. Rich., Fur., k., S.*., qui tous s'accordent k le signaler comme burlesque. — Auoil-on soif, l'on s'abreuuoit ; Leur piot estoit de l'eau pure (Richer, Op. bouf.. Il); Dans notre chambre allons humer ce piot-ci (La Font.,. VII, 3)3, V. 423).
pUlolier n'est plus que dans B. F., Fur., et A'. — Emût le prochain Corps-degarde, D'où sortirent deux Pistoliert (Loret, 3 mars 1Ô57, v. 320-221) ; O Malheureux Arquebuxier! Ou bienPi«<ofier [Id., 17 juillet 1655, v. 226-227).
pile — Petite monnoye hors d'usage [Fur.}. On ne se sert de ce mot que dans quelques fractions de compte- — *Pom., G, Miege, Rich.,Th. Coro., A*. — Cerès n'ayant maille ny pile [pipe dans le texte), En pauure estat se voit réduite (Richer, Ov. tou/'.,579).
à Dieu ne plaise qae est un tour gothique (de Callières, Ban el inauv. a$. r 206). — eRich. et Th. Corn.; *tous les autres lexiques ;*L., H,D.T.;
e Huf(. — A Dieu ne plaite que nous eppreniona par les Oracles trompeurs la gloire du Fila de Dieu (Boasuet, HUt. Univ., 1681, 380).
pleige ne manque qu'i Rich.; d'après A. il vieillit, et Th. Corn, dit : il n'est pas d'un usage universel, U est particulier à quelques provinces. VoirL,, H.D.T. et Hug.
pleiger vieillit aussi (A. et A ') ; 6 Rich. et Th. Com, seulement. Voir L., H.D.T. et Hug. — c'est chose assez infâme Qu'un mari corps pour corps n'osepW^er sa Femme (Th. Corn., D. Berlr. de Cig., a. IV, se. I) ; Et je les pleigeroU tous-deux D'avoir l'intention très-bonne (Loret, 20 mars I6S3, v. G8-69) ; Même au besoin notre ami Pellisson Me pleigera d'un couplet de chanson (La Font., IX, 109-110, v. 57-58); Pour me piéger il prend sa couppe Où pétille et rit le nectar (S^-A ment, I, 295). Le mot a eu autrefois le sensde causer du dépit, qui n'est dans aucun lexique.
pomper (aller avec pompe) — On trouve le mol au ivi* s. ; Je pompe, je morgue, je brave (J. Godard, Detguites, a . 111, se. 4) ; O tous les lexiques.
poruMl — •Pom., Duil.; ©G. Miege; * Rich., Fur., A.; © Th. Corn., A»; *L., H.D.T.; ©Hug. A partir de Richelet, tous les lexiques critiquent le mot. Ménage signale qu'on raillait un vers de Malherbe, où le mot était employé, parce que le peuple emploie panant pour dire le derrière {Obi. •■ Mêlk., II, 7).
portement, au double sens de : action de porter et de : santé n'est plus que dans B. F. ; * L. : usité seulement en parlant de tableaux religieux : portement de croix, H.D.T.; ©Hug.; — en cequi estde touscesporJement de sacsetde queuSs.je n*y contredits point, puisque les femmes mettent là le point d'honneur [Sorel, Polyandre, II, 564] ; ... cet éloignement n'est que pour leur bon portement (Loret, 6 septembre 1639, v, 180) . Le Roy, de leur bon portement. Témoigna du contentement (ld.,5mai 1&63, v. 131-132).
portraiture est vieux (A. et A*). * Pom., DuiL; ©G. Miege; *B. F.; © Rich.; ♦Fur.; ©Th. Corn. ; *L,, H.D. T.; ©Hug. — De cette propre main j'ai tait ma portrtUure (Th. Com., D. Bertr. de Cig., a. IV, se. 1) ; Où l'on ïoyoit eaParIrailare... Les miracles du Saint susdit [Loret, 12juin 1660, v. 33-35); Je ne pourois pas, je vous jure, Tracer icy la portraiture De l'éclat des Beaulez,despas, D'un grand Rai où je n'Ëtois pas [Id., 14 janvier 16G2, r. 129-132).
pouaere est considéré comme vieux par Pom. et Th. Com. ; comme bas par Rich., Fur., A. et A*; G. Miege ne le donne que dans le B. F. ; Duil. seul le cite sans observation; * L., H.D.T.; ©Hug. — Comment étoit vêtu Je Cocher? — Comme un poacre (Poisson, Fem. Coq,, a. II, se. 8), — Le mot autrefoiss'employait comme substanUf,pourdé8iguerune sorte de maladie. Il n'a plus ce sens dans les lexiques.
pourchstestdéclarévieuxper Fur., ""Duil., B. F.,Th.Cora.; © Pom., G. Hiege, Rich., A., A*. — Monsieur le Duc d'Arpajon... Entre bien-tôt dans l'Alliance [Après un honnête pourchat) De l'aimable et belle MouchBs(Loret, 3 février 1657, T. 162-166}. L. cite La Fontaine.
poorpenier vieillit (Fur.]. ©Pom.; *Duil.; ©G. Miege; *B. F,;©Rieh., A., Th. Corn., A*; *L. cite S'-Simon, H.D.T.; ©Hug. — sans les vents et l'orage, ... Le dessein, entr'eux poarpemé, Seroit du moins bien avancé (Loret, 2 janvier 1655, v. 37-40).
262 HISTOIRE DE LA LANGDE FHAKÇAISL
poutieux — D'après Furetière, lemotae dit d'un homme difficile et vétillard, que la moinclre petite ordure dégo&te. Th. Com. sous la forme potieux dît : vieux mol, qui a mal de cœur de toutes choses. Etrepofieuzz= fair« le délicat. B. F, donne poutieux et renvoie à potieux : over-daiiity. — Et n'avoil plus d'eatier que des jartieres vertes, Qu'il vendit seulement eoTiron douze sous A certain hostelier, y compris quelques pous. — Poûac ! ne me parlez pas de cette sale engeance, Vous me ferieiTorair sur l'honnête assistance. — Estes-vou3Bipou(ieuH(Robinet, i'an^.cferEc.deiF., )" entrée.)
predûeur n'est plus dans aucun lexique après G. Hiege; *L.; oH.D.T.,
- Hug. — C'en est fait, je suis mort! je n'en puis revenir. Préf/ÎMUseï du diable, ah! laissez-moi partir (Regnard, Coquette, a. II, se. IS).
prenairer — H.D.T. cite un vers du xtii* siècle. On le trouve encore dans Pomey, mais dans le corps d'un article. Richelet le donne, en indiquant que pretêurer est plus d'usage à Paris ; Q partout ailleurs. — Ayant pretsoirée Sa moite crinière azurée (Richer, Oe. bouf., 603).
prettigUteur n'est plus que dans B. F. Le mot avait cependant quelque chose de noble, dit A. de B. (447), qui cite Mémoiret touchant la^ Religion : ... adorer un Preitigiatear, au lieu du vray Dieu.
qaerimonie n'est plus que dans B. F. et Fur,, encore ce dernier ne le donne-t-il que comme terme de juges d'Ëglise ; *L. cite Saint-Simon, H.D.T.; e Hug. — L'on m'a dit qu'il ne m'aime mie Pour certaine querimonie (Scarron, OBuB., I, 278).
quérir est un vieux mot (Fur.) ; il ne se dit qu'à l'infinitif (Ricli., A-, A>); il est dans tous les lexiques, sauf Th. Corneille; *L., H.D.T. ; Q Hug. Voir le Lex. de Mol. par Livet.
quiii&ud (rendu) — Le mot est vieux et de nul usage, sinon dans le burlesque (A., A>) . O Pom., Duil., G. Miege ; * B. F. ; e Rich. ; * Fur. ; e Th. Com. ;* L., H.D.T. ;e Hug. —en ce faisant ie leurs fermois la bouche, et les rendois qainaudt (Chapelain, Gaim. d'Alf., III, 983).
raire est vieux et burlesque (Rich . ) et n'est plus en usage que dans quelques façons de parlepproverbÎBles(A., A*.). *tous les lexiques;* L., H.D.T,; e Hi^. — Mais quoy que j'eusse museau net, Et qu'à dessein de moins déplaire. Je me fusse au matin faitrairefScairon, t£un., 1,359); EUntchezun Barbierbarbant, Pour se faire louzer, ou raire (Loret, 27 oct. 1657, v. 1S2-1S3).
ruMuremenl — e tous les lexiques ; *L.; o H.D.T-, Hug. — le vol des Aigles, ot la responce des Oracles, ont quelquesfots contribué au raMeurement des Armées (Bary, Rhel. fr., 146).
recru semble un peu vieux à quelques personnes, cependant on s'en peut encore servir quelquefois dans un stile grave et un peu soutenu (Rich.). Racine jVI, 355) a souligné le mot dans Vaugelae. — * Pom., Duil-, G. Mit«e, Rich., Fur., A., A'. — Tant qu'à la fin lasse, reereuf,..- Elle paruient audit tombeau (Richer, Oe.fcou^., 397-8); 11 revient de nuit, mouillé et recru (La Bruy., I, 282) ; Et revenir bien tard, mouillé, las et recru (Regnard, Dimoc., a. I, se. 6).
redonder commence à vieillir dans le sens de: choses qui tournent au déshon* neur ou à la honte de quelqu'un (A. et A'), Le mot ne manque qu'à Richet Th. Com.
rtgtrdare — vieui mot (Th. Corn.). *B. F. ; manque à tous les autres lexiques.
— Oui, ça, voyons un peu quelle est votre figure. Et si vous n'êtes point de laide rtgardure (Th. Com., D. Berl. de Cig., a. El, se. 4).
remémorer — Les lexiques qui donnent le mot l'accompagnent d'une croix ou de la mention : vieux ; fi Pom. ; * Duil. ; o G. Miege ; * B, F,; ORich. ; * Fur,, A. ; 6 Th. Corn,; *A'; *!,., H. D. T.: e Hug. — Et. roesmes, je me remémore (Loret, 11 sept. 1660, v. 163) ; d'ailleurs, il t'e»t remémoré Qu'une bonne paix sur la Terre Vaut mieux qu'une mauvaiie guerre [Id., 10 noï. 1657, v. 150; cf. 25fév. 1662, v. 59; 80 août 1681, v.a35; etc.).
repart (repartie) a disparu de tous les lexiques, sauf du B. F. ; * L., H. D. T., llug. — Il a le repart brusque, et l'accueil loup-garou (Molière, 11, 381, É. de» MarU, v. 310).
riolle (querelle) — ♦ Pom., Duil. ; e G. Miege ; * B. P., Rvch. avec i ; Pur,, A. -.il est bas; e Th. Corn.; * A' : familier et vieilli; • L.,H. D. T., Hug.
— Les Polonoia... continQans leurs riolei Font, à toute-heure, ... Naître de nouveaux accidens [Loret, 5 mai 1G63, v. 243-248; cf. Richer, Oc. bouf., 97); il arrive de temps en temps des riolei entre nous deux (Bussy, dansSévigné, I, 555) ; RioUei entre amants sont jeux pour la plupart [La Pont., VII, 92, Eunuque, v, 1428).
tiblon avait été employé comme équivalent de sable : J'arrose le sablon d'vn grand ruisseau de pleurs [Fleur» de V Eloq. fr.,i^'); des neiges, Qui fertilisent leurs sablon» [Corn., IX, 203). A partir de Rich, le sens n'est plus que : sable délié dont on se sert pour nettoyer la vaisselle. Il faut noter toutefois que Ricbeletcite l'exemple dcPerrot d'Abl. : ce ne sont que lablont infertiles. L. donne des exemples de La Fontaine et Bossuet.
«ade — Tous les lexiques qui le donnent indiquent qu'il est vieux ; q Pom., Duil.. G. Miege;* B, F,; e Bich. ;* Fur,, A., Th. Corn.; O A»;* L., H, D.T.; ©Ilug.
$angUmmenl — *DuiI., B. F., Ricb.; e tous les autres; e L., H.D.T., Hug. Richelet emploie le mot au propre et au figuré : tanglammenl outragé. — its se battirent, mais si tanglammenl que Florençal le tua sur la place (Segrws, Nouv.fr.,\,i%l; 4" Nom:).
lapience ne s'emploie plus guère au sens de sagesse, sauf dans l'expression courante: Le pays de tapitnce pour dire la Normandie. C'est un vieux mot (A*). *Pom. ; e Duil. ; «G. Miege, Rich., Fur., A.; 0 Th. Corn.; * A'; * L., II. D. T., Hug. C'était, d'après Rich. et Fur., un mot consacré pour dire Dieu. Ce sens disparaît dans A. et A*. C'est cette proscription du mot qui a motivé la remarque d'A. de Boisregard : II y a de certaines occasions où ce mot peut avoir entrée (627). — Et j'aime bien moins sa Personne Par la pension qu'il me donne, Que par sa débonnaireté, Esprit, lapience et clairté (Loret, 2 oct. 1660, t. 49-52) ; Vers Dieu son Esprit se tourna, II adora sa Sapience (Id., 24 juil. 1661, v, 74-79); il n'estoit qu'une lapience qui attendoil ù devenir Verbe {Bossuet. ^tterl. aux Prol., 1689-91, VIII, g 63, 551); Près de Rouen, pays de tapience(La Font,, V, 320, v. 10); Près du Mans donc, pays de «aptence. Gens pesant l'air, fine Deur de Normand (Id,, VI, 41, V. 11-12;.
taquer est un vieux mot qui si^ifioit autrerois tirer l'eapée (Fur.). @ Pom., Duil., G. Miege; *B. F.; eRich.; *For.; eA.; * Th. Corn. ; eA'; *L., H. D.T.; 0 Hug. — Quel est le damné mal lepipe , Qui t'a si bieu usuels tripe (Richer, Ob. toi;/'., 406).
Malekr ee trouve daaa tous les lexiques jusqu'ï A., il disparaît ensuite; $L.; *I1.D.T.; eHug. Il cède la place à êautitler (voie néol.). — Il me semble que ie la voy Saateler à l'entour de moy (Halleville, Poet., 318].
teconàe (sans) — L'expression n'est admise que dans les vers par Fur. et A. ; A* signale qu'elle commence h vieillir; e Pom.; *Duil.; e G. Mieget Rich.;*Fur., A.; eTh. Com. ; *A'; *L., H. D.T., Hug. — Les exemples abondent ; voirie Lex. r/e Afo^ par Ltvet. Lh Fontaine a employé l'eipressiou au masculin (cité par Litiré).
êerpenle n'est dans aucun lexique; * L,, qui cile La Fontaine, H.D.T. ; @ Hug.
— Que la fine et fausse serpente Témoigna d'en être contente (Loret, 3 Juillet 1655, V. 127-128) ; ...ie vous conseille... D'emprunter U grande serpente. Où lesbons Amadiss'embarquoient à souhait (Sarasin, UEun., 1, 336).
servage ne se dit point en Prose, mais on peut l'employer en Poésie (A. de B., 636). — *Pom., Duil.. B. F., RIch., Fur., A., A'. Ces quatre derniers le déclarentvieux,et A* constate qu'il vieillit, même en poésie. — Si je vivois dessous votre uemaye (La Font., IV, 67, v. 46) ; Liberté fit place fa honteux tereage (Id., IX, 40,v.l6); Et.. .venez recevoir le glorieux tereage que vous tendent les mains de la Beine des Cieux [Mol., IX, S81).
seoir (s'asseoir) — Il n'a guère d'usage qu'au figuré, au sens de convenir (Tallemant, Z>^ci(., 158). — Le mot est vieux {A. et A'). Lesautres lexiques se contentent de marquer que c'est un vei'be défectir. * tous les lexiques, sauT Th. Com. ; • L., II. D. T., Hug, — .Seoye:-noui (Montfleury, Ambigu Com., 2* interm., S) ; Des sièges ...Seye^-nous (Ls Font., VII, 4£0, v. 26S) ; Soyeioous sur ce lit (Id., VII, 157, v. 205); A table, où Trufaldin l'oblige de te leoir (Molière, I, 206, Étourdi, v. 1514) ;' ne se voulant pas teoir sur des sièges (Racine, VI, 94, Hem. ». VOdyt».).
iouci ne s'emploie plus guère que pour désigner la fleur de ce nom; mais, comme synonyme d'Inquiétude, ce mot commence & vieillir (L. de Templery, Gen.et Pol., 331). — * tous les lexiques, saut Th. Corn. ; *L., II.D. T. ; 0 Hug.
— Princesse, nôtre cher soacy (Loret, 6 août 1661, v. 1); Sais-tu quelle est sa chambre? en as-tu pris «ouci (Tb.Corn., D. Berlr. de Cig., a. III, se. 3); ... perdez en le «ouci (Id., Am. à la mode, a. II, se. 8); sous le nom de souci, il ne faut exclui-e que le trouble, l'inquiétude... (Bossuet, Dir. écr. tur les Max. de» Saints, 1698, 171).
lancer est un verbe un peu vieux (A. de B., 657). Celait aussi l'opinion de Chevreau (Hs. Niort, 103, dans Boiss.). — *Pom., Duil., G. Miege; eBicli.; *Fur. : il vieillit. A.; eTh. Corn.; * A» : il vieillit; «L., H.D.T.; ©Hug.
— Et le Podestat de la Ville, Après s'être échaulé la bille A les arguer et foncer, Les envoya Faire panser (Loret, 9oct.l655, t. 113-118); Le Magister... à contre-temps s'avise De le (ancer (La Font., 1, 116, Fabl., I, 19; cf. IV, 132. v.3; VI, 10, v. 53).
tant y a est vieux, et ne n'emploie plus que dans le discours familier (Bouhours, fiaite, 1693, 311). C'est la conclusion du discours familier (A., A*). * ton»
t^8 MOTS VIEUX PROSCRITS 265
les lexiques, sauf dans Th. Corn. ; * L., qui cile Sévigoé, H. D. T. ; e Hug.
— Tanlt/ a qu'il nous flt partir {La FoDt., IX, 240. LeH.) ; Tant y a qu'il n'est rien que votre chienue prenne (Racine, 11, 206, le» Plaid., v. 711); Tant >/ a que cela se fait (Bossuel, Confér. aeec M. CUude, 1682, Hé/lex., .13i; cf. /b.,396; Id., Mai. Univ., 1681, 388).
•i lMRte»l est une expressîoDpeuUëtreuD peu vieille ; il faut en user sobrement (A. de B,, Suite, 341). —Elle est familière | A. et A"), * tous les lexiques, sauf Rich. et Th. Corn.; • L., H. D. T. ; e Hug. — li tant ett qu'il les lise (La Font., V, 9, T. 2); vos bonnes ^àces à tous me sont très-précieuses, li tant etl que je les aie (Ch. de Sévigné, dans Sévigné, IX, 468).
letlamenUr n'est que dans Th. Com., qui l'indique comme vieux ;* L., H.D. T. ; eHug. — Il a tettamenté tout d'une autre manière (Regnard, Dittrait, a. V, se. 10).
feilonneravait deux sens :!<■ t«ncer, frapper quelqu'un sur la tète : Lorat'acheva la Satyre... Ceux qui lisent leur Missives, En dépit que l'on en ait... Y furent bien teHonaet (Scarron, Œuv., 1, fiS) ; Il rosse, il festonne, il bat (Brebenf, Luc. frac, 80] ; 2° friser : Tu te fais friser, tetlanner (Richer, Ov. boaf., 383, cf. 241 ).C'e3t probablement à cause du double sens que La Fontaine explique le mot quand il s'en sert (I, 110, Fab., 1, 17 et note 2). — Le mot manque b G.Mieg«et Th.Com. ; Pomey et Rich. ne donnent pas le premier sens ; B. F, ne donne que le second ; Duil., Fur., A. et A* donnent les deux. Mais A. et A' indiquent que le mol est vieux ou bas ; *L., H.D. T. : deux sens; Hug. : second sens.
iotlter (marchand de toile) — * Pom., Duil., G.Miege; eBich. ; * Fur, m'a que le féminin; e A.,Th.Corn.,A»; *L., H.D. T.; eHug. — cette Marchande qui estoil plus-belle que la Thoîliere ay l'Orfeveresse (Sorel, Polyandre, I, 525).
loarbe (foule) — Ce mot n'est en usage qu'en cette phrase du Palais : enqueste par lourbet (Pur.). A. et A' sont du même avis en précisant qu'il est vieux. Le mot est dans tous les lexiques, sauf dans Rich. et Th. Corn. ; *L.,H.D. T. ; O Hug. — Seneque, qui veut que le mérite, et non pas la dignité, nous sépare de la loarbe (Sarasin, CEuv., I, 216) ; Confondu chez les morts, suivre la tourbe vile [La Font., VII, 622, v. 4C0) ; Princes et rois, et la tourbe menue (Id., VI, 92, v. 33).
treiiuer n'est plus dans aucun lexique. — J'ai Irèt-sué d'ahan oiant cette parole
— Séchez cette sueur avec cette pistole (Quinault, Am. indiâcr., a. I, se. 3). iournioler n'est plus dans aucun lexique ; • L. , H. D. T. ; 0 Hug. — Je n'y trouve
rien à souhaiter (à votre lettre) que de n'écrire point toujours en tournialant comme vous faites (Sévigné, X, IH).
Iranilater (traduire) est vieux (Ménage, 0., 1, 308). — Tous les lexiques qui donnent le mot confirment l'avis de Ménage. @ Pom., G. Miege; * Duil., B. T., Rich., Fur., A., Th. Corn., A*;*L., H.D.T. ; e Hug.— Tramlalion, dans le même sens, est aussi condamné <; il n'est que dans Duil. ;*L., H.D.T.; eHug.
1. Lemot n'ettacceplëque dBnslesenBdefran«/'er((Bouhours, Rem.,3Sï). — *tous les lexiques, sauf Th. Com. — £1 la traaâUlion du Samedi au Dimanche? C'est une ini- Ittution Apostolique (Boisuet, Catech, de* Fetlet, 18S7, 3). Dans le m£me sens frani- Mer esl chez Loret : Cette Image fut Irsnsporlie, Ou, pour mieux dire, trantlatie (Loret, t» sept. I»63, v. 183-1B4).
II en cBl de même de Irantlaleur. — ©Pom. ; *Duil.; ©G. Miege; *B, F.,Rich.;©Fur., A., Th. Corn.; *A> ; »L., H. D.T.; © Hug. IrembU-lerre n'est que dans Pomey, Le mot avait été condamné par Vaugelas (Alemand, Ob»., 108). — *L. ; ©H.D.T., Hug.— ...un (remWe-terw Avoit, durant quelques momens, Cauzé bien des ôtonnemens (Loret, 3 juillet 1660, ï. 88 ; cf. v. 275 ; 14 mai 1661, v. 151).
traunure n'est dans aucun lexique. — Il raconte la bonne fortune qui lur étoit arrivée; et sur cette treuveare, vont boire en un cabaret proche de le (d'Ouville, Contes, I, 63) ; Prenez, donc, à toute avanture, Le seul droict de vôtre trououre (Loret, 4 février 1662, v. 151-152).
vergogne (cf. tome III, 122) — Le mot est encore dans tous les lexiques, sauf Th. Com., mais ils s'accordent aie proclamer vieux et Ji le reléguer dans le burlesque. Voir le Lex. de Mol. par Livet.
vetpre — Fur., A,, Th. Corn, et A' s'accordent k le déclarer Tieui; * Pom., Duil.; © G. Miege, Rich.; *L.,H.D.T., Hug. — Au temps du sacrifice du D^pre (Pascal, Pens., XVIII, 22, n. 5); encore que le vray temps de Vespreê soit le couché du Soleil... (Bossuet, Traité de la Commanion, 1632, 266). On se rappelle que Molière a mis, pour railler, le mot dans la bouche de M. Bobinet ; Je donne le bon vépre» à toute l'honorable compagoie (Mol., VIII, 584, Etcarb., se. 6).
risUation — Dans le vieux langage on disoit vUUalion, mais il faut dire vùiif (A.de B., 705-06). Andry n'accepte le mot que dans la langue religieuse : encore fait-il celte restriction que si l'on peut bien dire la VUUalion pour signifier la Fesle de la Vititation, ce seroit mal dit : la visifsfion que la Sainte Viei^e rendit à Sainte Elizabelh. — Se trouve dans Duil. seulement; *L,; ©Il.D.T., Hug. — Il ue prit argent de personne, Ny dans ses vi-ilationt... (Lorel,17janvierlG60,ï. 194-19B).
volontiert est si ancien qu'on ne s'en sert plus dans le beau atile (Harg. RufTet, Nouv. Obi,, 67) ; — Le mot est dans tous les lexiques, et les exemptes en sont assez nombreux.
vonla [mal) est encore dans Pom., G. Miege, Rich. A partir de Furetière, on ne trouve plus l'expression dans les lexiques. — Il etoit généralement mal voulu (Mézeray, dans Pomey). Cf. bien voulu de chacune [La Font-, V, 27, V. 36). —Voir Hug. elULeJ-.de Mot. par Livet.