‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 147 sur 259 · Il r.innux, Mar., III, Î · texte numérisé non relu

Il r.innux, Mar., III, Î

2. Di'jiiauw : le» ijranden peinen eltrnmulz {XV joye», p. 104).

(Rab.. I. IV, ch. 64, t. II, 498, M.-L.); surcieU {Serm. cont. le men., Recueil de Pic. et N., 193)*.

MOTS EN EUL, EUIL. — Ce sont, de toutes les finales, les plus avancées vers le pluriel sans vocalisation : les oeils se trouvent assez communément (Marg. de Nav., dans Hug., Pros. du A'F/*, 148): cf. Rab. : la veue de ses oeilz (1. III, ch. 3, t. II, 29); par les oeilz (1. IV, ch. 14, t. II, 321) ; de ses oeilz (I. IV, ch. 28, t. II, 370), etc.

On rencontre des cheureuils, des aisseûils : tirer cheureuils (Passer., I, 23); vos chariots, sans aisseûils (Id., I, 126). Lanoue considère même cette forme comme la vraie.

Cependant, les formes anciennes abondent : ayeulx (Mar., III, 15!) ; lincieulx [Id., III, 110); /inceux (Lar., Les Jal., a. v, se. \iu, -4. th. fr., VI, 89); les escurieux (Paliss., 87); seuls : eux (Rons., Po. ch., éd Becq de Fouq., 370).

Pour les mots en eul. je citerai accepter trois ftlleulz (Montluc, V, 170, let. 203) ; les cheureuls (Amyot, OEuv. mor., II, 611 i-C).

Et ce n'est pas là seulement une graphie, car au temps de Malherbe, l'hésitation (sauf pour quelques mots comme yeux, est parvenue à tel point qu'il déclare qu'il vaut mieux fuir tant que l'on pourra ces pluriels (V. Doctr., 352).

MOTS E\ OUIL. — Ouils devient également fréquent : iucques an fjenoilz{i. d'-\ut., IV, 76); genouilzi^J. B. P., 368) ; de la tumeur des genouils (Paré, Huit. liv. des tum., XXII); fermez la porte aux ver rou ils [Lar., Espr., a. ii, se. ii, .4. th. fr., V, 225); les genoilzen terre i^Rab., Prol. du 1. IV, t. II, 237); a genoilz dauant luy (Id., 1. IV, ch. 14, t. II, 320); a^e/ioui/s (Id., Sciom., t. III, 407) 2.

MOTS EX OL. — On trouve ois : ie les fournir ay de licolz (Rab., ib., t. 111, 193); foh est fréquent (Mar., II, 63, 129, 169, 214, etc.). Est-ce toujours une simple graphie de ousl

2" L tombe.

Après/, / écrit ou non tombe assez régulièrement, et cela jusqu'à la tin du siècle :

Perilz : esperitz (Coll., OEuv., 38); perilz : periz (Peletier du Mans, .4u Ftoy, en tête de ses Œuvres, 6 v®) ; enuis : inciuilz (Id., Od., OEuv., 13 r*). Ces sortes de rimes sont autorisées parSebilet, par Lanoue ; elles le seront encore par Deimier,

1. Auprès de ces pluriels en eax, il faut citer des exemples de : tel, iietix {Marg.. de la Marg.. IV, 15). Mais est-ce une forme bien française?

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