‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 180 sur 259 · FORMATION DL FUTUR ET DU CONDITIONNEL · texte numérisé non relu

FORMATION DL FUTUR ET DU CONDITIONNEL

Les verbes dont l'infinitif se termine par r, ou par une consonne qui nécessite entre elle et la flexion du futur ou du conditionnel l'intercalation d'un d [tiendrai), présentent toujours, comme au Kv* siècle, une incertitude dans la formation de ces deux temps.

On a tendance à introduire un e, et cette tendance se trouve d'autant plus favorisée que le se prononce moins.

1. Voir des exemples dans Benoist, Synt. fr. entre PaUgr. et Vtng., 110.

2. Toutefois, il arrive à Paisgrave de Toinettre dans ses exemples : faeent les autres comme leur plaira (417).

3. Quelquefois le que qui manque n'aurait pas du tout le sens de la conjonction antérieurement employée: Bien qa'vn prince voalast darder Les flots armez de son orage El tu le viennes regarder Ton œil appaise son courage ;Rons.. 81. B. de Fouq.). Entendez : à supposer que lu le viennes regarder Cf. en grrec xat).

Palsgrave donne : lascenderay (438); ie tenderay (4i8); et l'on trouve : coureroient (Lar., Le Fidèle, a. ii, se. vm, A. th. fr., VI, 357); responderez (Rons., Po. ch., de Fouq., 76); m'attenderai ie '(Dolet, Man. de trad., 38); fonderait (Corroz., Hecat., p. 133); iiender a [Marg. de Nav., Dcrn. po., 437) ; ie ne voulderoys (Henrill, Let, dans Le/, de D. de Poit., 219; cî. pleynderege (Id., ib., 220).

La tendance inverse, due à la même cause, me paraît aussi forte. Les verbes en rer : demeurer, ou des verbes dans lesquels er est précédée d'une consonne susceptible de faire groupe avec r, ont toujours perdu Ve muet : demeurera >► demourra. Ce futur admis par Gauchie (1S70, 127; 1576, 161) est fréquent dans Marot (I, 289, etc. ; S'-Gel., I, 311) ; ie montray (Grev., Les Esbah., a. III, se. V, A. th. fr., IV, 288)*. Voici des exemples du même phénomène dans d'autres conditions :

Chantrez [Ch. hug., I, 182); ie demandroye (Lespl., Prompt., p. 11); il me coustra (Grev., L<?s Esb., a. v, se. iv, A. th. fr., IV, 323) bess' ra [Chans. c. les hug., 1572, dans Ler. de L., Ch. hist., II, 307). Baïf transcrit donnrç [Psaut., 37); rachétroçt {ib., 2013); le Siàeur me siùura [ib., 2244) ; me plantra [ib., 1038). François P"" écrit dans une Ballade : conserura (Marg. de Nav., Let. in., 280).

Quand l'e suit voyelle. Gauchie nous avertit qu'il est indifférent de le supprimer (1570, p. 127) : « Futurume brève habet, adeo ut desinentia in er purum videantur ipsum rejicere : discrimen enim pronunciationis exiguum est inter ie lieray et ie liray » (cf. 1576, p. 161). De même : vous cririez (H. Est., Dial. fr. ital., I, 22).

Tout ceci, en somme, concerne plus la phonétique que la morphologie (Cf. p. 245).

Développement des futurs analogiques. — Le retentissement de la lutte entre les divers radicaux, s'il est grand dans tous les temps, n'en trouble aucun plus que les futurs, où apparaît une mêlée confuse de formes primitives et de formes analogiques de toutes sortes.

Assaillir : assauldray et assailleray (Palsgr., 437); assailliruy et assaudray (Maup., 248).

Cueillir : cueilliray est cité par Palsgrave (560) au lieu du vieux cueudray. Il e.st dans Du Perron, Hons , Œuvr., VIII, 180, Bl.); en cf. rccueillirez le /"ruic/ (Lar., Les Esc, a. i, sc.i,A. th.fr.,\\,\)9).

Faillir hésite entre faillirai et faudray. Palsgrave donne fau-

t. ('f. ie denroutirHy =z ie deicouuriray (Mar., I, 274).

dray (543, 571); Meigret accepte les deux (94 v®); Gauchie est pour faudray (1576, p. 174); A. Mathieu tient en faveur de failliray, en raison de la confusion possible avec falloir [Sec. Dev., 1560, 33 r°) : faudray est seul employé par Babelais [Pant., ch. 18, t. I, 309; 1. IV, ch. 43. t. Il, 428, etc. ; cf. Nie. de Troves, Par., 61], Cependant, failliray est dans Lar. [Espr.,ai. i, se. m, ^4. th. fr., V, 213); dans les Let. miss, de Henri /F(III, 73), etc.

Issir. A côté du vieil ystra (Lem. de B., 1524, ///., 1. I, ch. 34, g 3 T''). on trouve yssiroit (J. B. P., 204).

Deuoir n'hésite guère qu'entre des formes en e et des formes sans e : deueray (Palsgr., 630) : deueray ou deburay (Ram., 95); on trouve cependant aussi : doiburoit (Rab., Garg., ch. 9, t. I, 37).

Mouuoir hésite entre mouu-ray et mouue-raî (Sylvius, 138 ; Rob. Est.. 35: Gauchie, 1370, p. 147, et 1573, p. 182: cf. mouuerey, Meigret, 93 v<*) ; meuuerai et mouurai (Ram., 93). L'incertitude dure encore chez Bernhard (100) et chez Maupas (257),

Voir paraît sur le point d'abandonner la \'ieille forme verrai. Ge n est pas qu on n'en trouve d'innombrables exemples. Mais voirai est aussi très répandu. Palsgrave donne verray et voirray (707), voyrres (553). Pillot (80 v<»), Rob. Estienne (50) et Ramus (89) écrivent : voirai. Gauchie donne les deux (1576, p. 181). Voirray est tout à fait commun (Mar., I, 48, 83, 107, 108; Lespleign., Prompt., 52 et souv. : Marg. de Nav., Dern. po., 373, 399, 403 ; S'-Gel., II, 95; Dolet. Man. de trad., 33. 38; // Enf., 15, 26, 96; Rab., I, 49; Du Bel., I, 168: Rons., II, 313, M.-L.).

Il ne faut pas oublier que, k cette époque, oi passe à e. Voirai, en changeant oi en ç, s'est donc confondu avec verrai.

Boire. Palsgrave conjugue : ie buueroys (319), mais aussi : ie buray, ie boyray (529); Du Wez : ie buueray (933) ; Gauchie : ie boirai, vel buurai, siue beuurai (1576, p. 181),

Toutes ces formes existent dans les textes : vous le burez (Nie. de Troves, Par., 24) ; ie beurai bien (Id., ib., 65); vous beurez [Farce à 4 pers., 539, p. 154, Pic. et Nyr.); celluy qui beuura de Veaue (Lef. d'Ét., Pref. dela^ p. duN. Test., 1523; Herm.,C., I, 161); beuuoit (Amyot, Œuv. mor., 372 B). Gomment faut-il lire les deuxième et troisième exemples ? Quelle y est la valeur de a? Dans les derniers, en tous cas, il y a incontestablement im v. Boyrez est dans Vigor iSerm. cath., 39).

Faire. Tous les grammairiens sont unanimes à donner ferai, feroy[e) : Palsgrave, 97-100; Du Wez, 1012; Garnier, 69; Meurier, I4vo, 15v»; Lentulus, 82,

Il faut noter cependant que Pillot (avec quelle intention ?) se prononce pour fairai (43 r°) et qu'A, Mathieu, dans ses Devis, a toujours cette forme [Sec. Dev., 19 v°, 1560),

En tout cas, l'usage semble ici contre les grammairiens, car fairai est assez répandu :

Fairoient (Mar., I, 104); faira (Dolet, Man. de irad., 4); fairas {iJ}., 38, etc, ; Gest, de Fr. de Val., p, 3, 8; // Enf., p. 6, 34, 41, 44); ie ne vous fayré (Henri II, Lct. à D., 1347, dans les Let. de D. de Poit., 220; cf. Seal., Let., 57, 58, 69). Henri IV écrit encore en parlant de sa première messe : Ce sera dimanche que ie fairay le sault périlleux [Let . miss., III, 821).

Avoir, savoir. — Les deux futurs de auoir et de scauoir sont, comme les autres formes de ces deux verbes, en étroite corrélation. Le XVI® siècle marque pour les deux le triomphe de la forme moderne : sauray, auray (Cf. t. I, p. 445). Barcley donne : auray, aueroy : la seconde graphie indique qu'il faut lire v. Sylvius est pour g'-haûraî, tout en notant que d'autres préfèrent prononcer par u consonne, et quelques-uns sans u : g'-harai (130). Gauchie, en 1570, maintenait encore les deux formes (116), mais en 1576, il n"a plus que aurai (150), que Meigret enregistre également à côté de arcy (94 r°). Bèze, en regrettant la disparition dearat, qu'il déclare devenu populaire, marque la date de sa déchéance probable. Le témoignage de Pillot (p. 123, n. 1) est encore plus important, car en demandant une graphie naiira (vulneravit), distincte de naura (non habebit), il prouve qu'il faut bien lire au et non av.

Arai, ara, aroit, sont encore dans bien des textes : // y ara (Nie. de Troyes, Par., 5; cf. aroit, Id., ib., et tu aras, 24); farois (Coll., CEuv., 9); tu Taras (Id., ib., 203); naréspoynt de honte [Henri II, Let. à D., dans les Let. de D. de Poit., 222; cf. vous aryès (Id., ib., 220). Baïf transcrit encore fidèlement les formes en a dans le Psautier v. 38, 75, 282, 362, etc. Je renvoie, sans le citer, au calembour ordurier recueilli par Tabourot [Bigar., 56 r") avec hi note : « La syllabe au du mot aura se prononce ordinairement ./, comme qui diroit ara ».

Mais les formes en au prévalent visiblement (Mar., II, 185, 198, 111,29, 51, 121; Marg. de la Marg., IV, 133, 142; Tahur., II. 199et souv.)'.

Sçarui .suit le même chemin, tant que la forme en v semble désormais inexistante : Noslre Seigneur ne vous en sçara nul mal gré

1. (Comparez : ie $cé que vous nueres receu me$ le((res (Toussaint à Farci, i -rpi. 1525, Hcrm., C, 1,387).

FOBMES DU VEBBE 363

^Nic. de Tr-, Par.^ l*^)? sç^roient (Coll., CEuv.^ 14); voa» en sçarès trèsagement vser (D. de Poit., Let. XCIy Autogr., p. 161, cf. p. 223 .

Il sçaura, scanroyt (Mar., II, 63, 133, 198; Marg. de la Marg., IV, 129; Tahur., II, 199, 200, et ailleurs; Forcad., p. 4, v. 8, etc.).

FUTURS A CONSONNE ASSIIULÉE. — Ils vivent, mais avec des concurrents.

ramerrai. H. Est, {Hypomn.^ 100) le dit surtout poétique. Maupas (231) le déclare rare. Amenroni est donné par Palsgrave (401). On a le moderne ameneray dans les Sermons de Vigor, 39.

Cherrai est donné par Palsgrave, 544 ; cf. Du Wez, 922 ; Meigret, 94 r« ; Ramus, 93 ; Gauchie, 1570, p. 147.

II est dans Mar., I, 75, 192; III, 206; dans Nie. de Tr., Par., 233; dans Jod., Eug., a. i, se. i, A. th. fr.^ IV, 13, etc.

Dorrai^ donray. Aux yeux de Palsgrave, donray est une apocope usitée en vers (392). On le retrouve dans la Briefve Doctrine, 1533, 15 r*; chez Gauchie, 1570, 127; 1576, 161; chez H. Est., Hypomn., 100. Pour tous c'est une forme poétique de donneray. Lentulus ne cite que celui-ci (89).

On trouve souvent donra/ en vers (Marot, III, 238) ; cf. : mon esprit te donra intelligence (M. de Nav., Dern. po., p. 347; cf. : 117, 118, etc.) ^ Il se conserve jusque chez Régnier {Sat.j IX). En prose, il est fréquent chez des écrivains comme Montluc (V, 25, Let.^ 137; cf. lA., 30), etc.

Mais chez les poètes même, donnerai est courant (Mar., I, 41, 151; 11, 87, 177; Ch. hug., 3, 1532; S'-Gel., I, 232).

Lairrai est considéré comme une syncope par Palsgrave, 401 (cf. H07), par la Briefve Doctrine, 15 i^ ; comme une seconde forme par Gauchie, 1570, p. 127. Meigret, 93 r^, ne se prononce pas.

Dans les textes, il est plutôt plus fréquent que dorrai (Marot, I, 95, 124, 234, 239 ; S'-Gel., II, 204; Marg. de la Marg., IV, 133). Lairrai vivra longtemps encore.

Mais on trouve laisserai en prose et dans la langue courante (Nie. de Tr., Par., 11 ; Paliss., 55, etc.). Et il est même concunua en vers (Mar., I, 99; II, 146, 177; II, 177 ; III, 124, 226).

Orrai est donné sans observation par Palsgrave, 418, 667 ; cf. orroys, 500. Pillot le préfère à ouyray, 34 v*, 37 r*. Lentulus oe mentionne que lui, 62. De même H. Est., Dial., II, 91. Meigret a nrrey eioirey, 94 v*,

I . Il faut 5« déâer de la prose, où Ion n'a pour se guider cpie la fptiphie: car Marguerite de Navarre écrit : qae ie donneray ordre» vo* cas [Dera. po., 7à), ei le rerbe ne compte (fae pour deux syllabes.

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Les écrivains du siècle l'ont tous (Mar. 1, 73, 163; II, 220; III, 8, 111; Marg. deNav., 434; Forcad., p. 25, v. 22).

On trouve aussi oyrrons, oirois, tiré du présent (Mar., II, 120 ; J. B. P., 155; Lar., JaL, a. iv, se. ii, A. th. fr., VI, 60; Bell., La Reconn.^ a. m, se. v, ib., IV, 394).

Ouyrai est encore assez rare. Cependant, s'il ouyroit (Montl., Corn., V, 59; cf. P. Gayet, Chron. sept., 62, 1).

Sierrai. Palsgrave écrit syera (445); Sylvius, serrai (138); Meigret, sçrrey (94 r°) ; R. Est., serray (55); Gauchie de même (1570, p. 147); Ramus également (91).

En somme, à considérer ces diverses espèces de futurs, on voit h côté des formes organiques se développer des formes où l'on reconnaît l'influence de l'infinitif. Mais celle de l'indicatif présent peu h peu s'y ajoute, surtout à la première conjugaison. La chute totale de e sourd dans jet[e)rai amène le premier e à e. Dès lors jét{e)rai paraît tiré de jét{e). Et ainsi naît une nouvelle règle de formation du futur qui a eu son plein développement dans la langue moderne : f aime-rai, je joue-rai, je pèle-rai.

FORMES PÉRIPHRASTIQUES

C'est Malherbe seulement qui mettra un terme au développement des formes périphrastiques du verbe, telles que estre attendant, aller priant, rendre assouui, s'en aller perdu.

Il en est une pourtant qui me paraît vieillir dès le xvi* siècle, c'est aller, suivi de l'infinitif, sans idée de futur. Elle est encore tout à fait commune dans Lemaire de Belges : A donc Mercure va dire [lit., 1. I, ch. 33, f" 8 r") ; dont la pudicque virgine ala promptement mourir sur le champ [ib., 1. Il, ch. 9, C 1 r"). Elle se trouve à toutes les pages dans le Loyal Serviteur. Marot l'a aussi : Lors ce va dire vn (jros paillard (II, 78). De même Collerye : Sur ce point elle me va dire [OEuv., 69) ; Bouchet : Le Roy... le regardant va dire que...{Ser., I, l,t. I, p. H ; cf. 12).

Elle se rencontre dans les textes postérieurs : Mais sur ces entrefaites il se ta souuenir d'vn ioune homme {Amyoi, Œuv. mor., 241 H) ; Il y eut vne autre femme tout auprès d'elle qui la poussant du coude luy va dire (Cyre Foucault, Ep. d'Arist., 98-99). Elle reparaît jusque dans le Journal d'IIéroard (né autour de 1550) où elle est assez commune, et dans d'autres textes du début du xvii* siècl<\

On ne trouve plus guère non plus venir avec un infinitif comme

dans cette phrase : Or vient arriuer le iour de Noël (Nie. de Tr., Par., 80). C'est à peine si j'en ai rencontré quelques exemples: quand il sçeut que Fouquet pouuoit estre bien eschauffé... il vint entrer au ieu de paulme (Des Per., OEuv., Il, 33).

Faire entendant, dernier reste d'un vieux tour, se conserve, mais à l'état de locution toute faite : a qui on fit entendant (Nie. de Tr., Par., 141) ; encore nest-elle pas fréquente.

Guider cède à penser, mais bien lentement. 11 y a encore une foule d'exemples analogues à ceux que j'ai cités pour le xv® siècle :

laucys amené icy la bande de gens de pie de Longueual pour m'en cuider aider (Bayart, Let. au Roy, lo21, orig,, Loy. Serv., 433); cette construction est très fréquente dans le Loyal Serviteur : pour luy cuyder faire la reuerence (82) ; qui s' enfuyaient pour cuyder gaigner Rauenne (326) ; fut deuers le peuple esmeu pour le cuyder adoulcir (J. d'Aut., Chron., IV, 99; cf. IV, 34, 84, etc.). Ce prisonnier, pour cuyder eschapper, proumettoit des choses si difficiles (Marg-. deNav., Xouv. Let., 212); Viendroit-il point pour cuyder La Boy ne de mort garder (S'-Gel., III, 233) ; Il y eut vn cappitaine de lansquenets, de gens de bien, qui eut la teste tranchée, parce quil cuyda tuer Monsieur de la Chesnaye..., et luy cuyda aualler le col [J. B. P., 83, cf. 108, 217) ; laquelle si longuement me it peine a se cuyder contregarder [Amad., 1. I, f" V r°); sa vie, qu'il y cuida perdre (Mont., 1. III, ch. 10, t. VI, 218) ; il cuida tuer le François qui luy faisoit cest interrogaf (Tabour., Big., 70 v°)'. Dans les phrases principales, cuider au sens de penser vivra jusqu'au xvii^ siècle.

LES AUXILIAIRES AVOIR ET ESTRE. — Rien de décisif ne se fait encore en ce qui concerne 1 emploi des auxiliaires : le choix d'auoiV ou de estre ne se détermine pas sur la nature des verbes. On trouve estre dans des phrases comme celles-ci : Veu les vertus dont estes hérité [Coll., OEuv., 212); et d'autre part lai sorty (Lar., Les Esc, a. v, se. x, .4. th. fr., VI, 183); il ne sen a quasi rien fallu (Cord.. Corr. serm. em., 389 A).

Estre se conjugue toujours avec lui-même : iamais ie n'eusse mis le pied ou vous fussiez esté (Lar., Les Jal., a. i, se. ii, ^4. th. fr., VI, 17) ; sy ïen feusse été aduertye (D. de Poit., Let., XCIV, Autogr., p. 163).

1. Je signalerai un emploi tout voisin de vouloir : descendirent les Angloys en Guyenne... pour vouloir reconquester la duché (J. B. P., 161); Fat fsiicte Udicte assemblée pour vouloir Iraicter la paix (ib.. 104 ; cf. 172).

.^tJti HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

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