‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 212 sur 259 · PROPOSITIONS CAUSALES · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS CAUSALES

Dans les causales, on sent aussi très bien l'influence d'un doute. Non seulement la fausse cause présentée comme telle, soit par une proposition, soit par non que, est au subjonctif : sachant très bien que ce nest par ta force et vertu que tant de miracles soient avenuz au monde (L. Lab., Deb., p. 14, Blanch) ; non tant pour ce quil y ait en eux beaucoup de choses qui se doyuent immiter (Du Bel., De/f., 11, 2, Cham., 174) ; non que ie voulusse par la (Du Vair, 402, 16). Mais quand la cause dépend d'une hypothèse, on use du même mode : Si nous tenions vne maison a louage, et quil prinst fantasie au propriétaire de Vabatre, pour ce quelle fust vieille et qu'il la fallust rebastir, ou qu'il la voulust... (Id., 359, 27-29)

De même quand elle dépend d'une interrogative : quand la Brebis fuyt le Loup, le fait elle par ce que sa couleur luy desplaise, ou qu'elle ayten hayne sa figure? (Gello, Circé, 284).

Voici un exemple où la syntaxe est bien nette : non que ie me sente plus cler voyant en cela, ou autres choses, qu'ilz ne sont, mais pour ce que V affection qu'ilz portent... ne permet qu'ilz veillen/ faire sain et entier iugement de leur vulgaire (Du Bel., De/f.. I, l : Cham., p. o3).

Toutefois, on trouve aussi le subjonctif, même si l'idée est positive, après comme ; la forme l'emporte ici sur l'idée : comme il // ayt maintes choses en la philosophie (Meigret, 0/f. de C.îr.. ii; comme en d luisant ce soit vn bien grand vice (Id., ib., 8i

Dans les causales présentant une cause véritable et annoncées par pur ce que, pour ce que, le subjonctif devient rare.

t. Il e«l remarquable que qui e$t cequi n'étant pas encore un simple synonyme Jiqui, le deuxième verbe peut être un 8uboi*donné au potentiel : f/ii« est ce qui m plain iour puitl venir les esloilles? (Lof. d'Kl., Préf. des Hvang., Ilerm., C, I, 13.') .

TERBB 449

Page 1