‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 32 sur 259 · Noter (jiie Victc n'est mort f|ircii Irto.l · texte numérisé non relu

Noter (jiie Victc n'est mort f|ircii Irto.l

b. (i. de (Chevalier, Lit derez nii (in du momie, l'aris. Ho!), le Fi/.olier, 1581, iii-1. Cl. du Vcrdicr, Dincourt contre ceux t/ui fiar (es yrandes conionctinnx dex IHancIrx. qui $e doiuenl f»ire, ont voulu prédire U fin du monde ; Lyon, Darlh. Honorât, làst.

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l'aide de laquelle ils peuvent le mieux frapper les imaginations. Ils acceptent même de discuter en vulgaire pour ou contre les principes de la science, sur sa valeur et sa légitinuté. Il y a au XVI* siècle toute une littérature astrologique en français ' .

En second lieu, l'astronomie, même ramenée à son but véritable, comportait des applications diverses aux calculs de Ihorlogiographie, et surtout à la navigation. La pratique des instruments, tels que l'astrolabe, l'anneau astronomique, le compas, était nécessaire à nombre de gens ignorants des lettres anciennes. Aussi compte-ton de nombreux ouvrages et opuscules, destinés à vulgariser ces connaissances essentielles -.

Il en est de même pour la géographie, alors confondue dans la cosmographie : de bonne heure paraissent des guides, des itinéraires, des cartes en français ^.

Mais les études théoriques sur le monde ont elles-mêmes visiblement excité assez d'intérêt pour qu'on tentât de les répandre, et de faire qu'aucuns, suivant le mot du traducteur de Sacrobosco, ne pussent plus « s excuser de l'étude de tant belles sciences, comme Us font, quand elles sont écrites en latin ».

1. Je citerai : Turrel, Le Période, e'est-a-dire la fin du monde.... Fatale preuision par les astres. Lyon, 1531. — Ogier Fenrier, lagemens Astronomiques sur les natieailez. Lyon, J. de Tournes, 1550. in-8. — Ant. Couillard, Les prophéties, ou entre antres choses il demonstre que Dieu sans autre ayde régit et gouuerne toute la machine, et peut seul, non pas les hommes, iager des choses futures. Paris, Ant. le Qerc. 1556, in-8. — Les contredtcts aux faulses et abbusifues prophéties de Xostradamas... Paris. Ch. L'Angelier, 1560, in-8. — Léger Bontemps, Narration contre la vanité et abus d'aucuns plus que trop fondez en Fastrologie iudiciaire et deuineresse. Lyon, Ben. Ri«raud, 1558, in-16. — Q. Dariot, Introduction au iugement des Astres. Auec un traie te des élections propre* pour le commencement des choses. Lyon, Maur. Le Roy, 1558, in-4. — Pontus de Tyard. Jlantice ou discours de la vérité de diuinalion par Astrologie. Lyon, J. de Tournes, 1558. — Mizaud, Les louanges, antiquitez et excellences d'Astrologie. Paris. Th. Richard, 1563, in-Ji. Secrets de la lune, opuscule non moins plaisant que utile sur le particulier consent et manifest accord de plusieurs choses du monde auec la Lune, comme du Soleil, du sexe féminin, de

certaines bustes Paris, 15TI. in-8. Harmonie des corps célestes et humains, trad.

par Jean de Montlyard. Lyon. Ben. Rigaud, 1580. — Jean de la Taille. La Geomance abrégée pour scauoir les choses passées, présentes et futures. Paris, Luc. Breyer, 1574, in-4.

2. Focard, Paraphrase de t Astrolabe. La Sphère, l'Astrolabe. Le miroir du monde

Lyon. J. de Tournes. 1546, iu-8. — Dominic Jacquinot, L'usaige de F .\strolabe, auec un traictè de la Sphère. Paris. Jehan Barbé, 1545, in-8. — Bassantin. Paraphrase et amplification de l'usaige de C .\strolabe.... Lyon. J. de Tournes, 1555, in-8.

3. La Guide des chemins de France, par Charles Estienne. Paris, 1555. — Les voyages de plusieurs endroits de la France en forme d'itinéraire et les fleuues de ce royaume, par Charles Estienne, docteur en médecine. Paris, 1553.

Lacroix du Maine nous a même conservé le titre d'un livre de cet ordre, bien antérieur : Calculation, description et géographie vérifiée du royaume de France, tant du tour, du large quedu long diceluy, déchiffrée par le menu iusques auxarpents

et pas de terre en iceluy compris le tout calculé et sommé par maistre Loys

Boulenger. très expert geometrien et astronome ; imprime à Lyon, 1525 (l'ouvrage est perdu).

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Le mouvement semble s'accuser surtout aux environs de 1550. On ne se contente plus des réimpressions du vieux livre \ Espère du monde. Elie Vinet traduit en 1 544 la Sphère de Proclus ; Goupil, en 1550, celle de Piccolomini; en 1551 paraît en édition française celle d'Oronce Fine *; en 1552, celle de Munster, dont Belleforest devait tirer son célèbre ouvrage : la Cosmographie uniuerselle (1575). En 1556, Cl. de Boissière fait encore passer en français les Principes d'Astronomie et Cosmographie de Gemma Frison ^. En même temps, on voit se multiplier des exposés géographiques proprement dits, généraux ou particuliers. Antoine du Moulin donne sous le titre de Recueil de diuerses histoires touchant la situation de toutes régions et pays, un livre de Jean Boem (1544). J. Temporal, sous le nom àHistoriale description de l Afrique y rassemble une série de voyages (1556).

Et il est visible que si certains de ces livres n'ont d'autre objet que de satisfaire la curiosité du public, quelques-uns s'inspirent d'une idée plus haute. Je citerai particulièrement les Institutions astronomiques de J.-P. de Mesmes •^, Dans un proème, qui suit la dédicace. De Mesmes, visiblement in.spiré par l'enthousiasme de Ronsard, traite la question de langue, presque comme Estienne et comme Montaigne, en montrant autant d'enthousiasme que lun pour sa nation, en exprimant les idées de l'autre sur les causes de l'infériorité des modernes, ol)ligés à perdre leur jeunesse à l'étude des mots, au lieu de s adonner aux longues et continuelles, observations « ou gisent les sciences speculatiues ^ ».

1. La sphère du inonde propremenldille Cosmographie, composée noiiiiellenwnl en François; Paris, Mich. Vascosan, in-4.

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