‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 36 sur 259 · I. Œin · texte numérisé non relu

I. Œin

t. PariH, (itiill. (fitillard. Voir : Aux lecteurs, p. 105.

l. Lyon,(îuil. Kouillo, 15j(i.

quables polygraphes de son temps. Mais, en g^énéral, ces li\Tes sont sans aucune importance, h' Académie francoise de La Primaudaye, avec ses Suites, forme un recueil volumineux, mais dépourvu d'intérêt et de nouveauté '. Le Discours de Du Perron est un mélange illisible de logomachie métaphysique et de physique proprement dite. Le Discours de Meigret de la Création du monde, et d'un seul créateur par raisons naturelles, est clairement écrit, mais sans portée -. Le Traicté de la vérité des causes et effects des divers cours, mouuements, flux, reflux, et saleure de la mer Oceane de Duret appartient déjà au xvu* siècle ^. Bref, celui qu'il faudrait citer ici encore, comme en chimie, c'est Palissy, auquel l'hydrostatique doit ses premiers principes, qui a xu les causes de l'arc-en-ciel, la porosité des corps, deviné l'attraction.

Je dois signaler encore une tentative faite avant 1600 pour donner au public une encyclopédie des sciences physiques. Fr. de lougeroUes entreprit de traduire ]'ou\Tage que Bodin avait écrit en latin sous le titre de Théâtre de la nature. Le li\Te parut en 1597 chez Jean Pillehotte, à Lyon. 11 constituait visiblement encore une nouveauté, car le traducteur prit soin dans une longue préface, non seulement de donner en garantie les noms de ceux qui l'avaient sollicité, mais de justifier leur désir par les arguments ordinaires, et les exemples de Galien, Plutarque, Celse et Cicéron, que nous avons vu tant de fois cités.

Les sciences naturelles. — Dans les sciences naturelles le xvi^ siècle a marqué une rénovation complète de la science. Tout en commentant et en traduisant Pline, Plutarque * ou Dioscoride ^, tout en réimprimant les vieux li\Tes tels que le Secret de r histoire naturelle, les savants s'appliquaient à l'observation directe des choses. Par cette méthode, Palissy ouvrit encore à la géologie de nouvelles et fécondes hypothèses, par exemple celle qui expliquait les dépôts d'animaux fossiles ; il donna aussi sur les terrains des études approfondies, qui commençaient à éclaircir le problème de

1. Académie françoite. Paris. Guil. Chaudière, 1577, in-f". Saite... Ib., 1580, in-P». Troisième tome, Jaq. Chouet. 1534, in-8.

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