‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 95 sur 259 · Du nell.. Deff.. éd. P, p. ICO · texte numérisé non relu

Du nell.. Deff.. éd. P, p. ICO

8. Prûf. Franc, III, .'»2. édil. Hlnnch. ; cf. l'cpinlrcau Hcitcncur J. de M«rcl, Ambrutu)i'5, en (('le de !)pu.r limes <lc VEneide de Vin/ile... trnd. p.nr I>ti Rcllay, \M\.

et d'expressions, en indiquant qu'il y en avait mille autres encore « qu'on porroit bien dire ' ». Des Essarts, dans sa traduction de YAmadis, avait emprunté aux romans ; il j avait même été par endroits assez hardi pour qu Estienne déclarât ne pas pouvoir le suivre ~.

Quoi qu'il en soit, la Pléiade eut le mérite de recueillir la théorie, de 1 appliquer, et, par son ascendant, de la faire acceptez d'un très grand nombre^. Mathieu l'a développée avec sa prolixité ordinaire, surtout dans son dernier Devis ^. Les paroles « patrimoniales, fussent-elles moisies ou iaulnes comme lard vieil » ont pour lui un charme particulier, il ne doute pas que les plus anciennes, une fois passées par « l'escouleure de l'vsage, ne soient bien receues du peuple a qui on en feroit monstre ». Il louerait celui <- qui prendroit la peine de chercher les plus doulces de l'ancienne langue et de les bailler a l'vsage, vinssent-elles des Romans ou de quelques vieux registres ».

Henri Estienne vint à son tour montrer aux italianiseurs quelle richesse la langue possédait dans cet ancien fonds ^. Il savait làdessus les idées de Du Bellay, qu'il cite ••, et les approuvait. Luimême se dépeint, ayant une vieille table chargée de vieux livres francois, Rommans et autres, « dont la plus grande part estoit escrite a la main » et il dit « que par la lecture de ces vieux Rom-

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