‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 4)Chapitre 160 sur 189 · Id., VI, 80-91, Le Méd. malg. lui, II, se · texte numérisé non relu

Id., VI, 80-91, Le Méd. malg. lui, II, se

mais c'est aussi celui du grand discours que dans Monsieur de PourceaM^/nacle premier médecin fait en français « pour être intellig-ible » :, h'espèce de la maladie y est établie par des signes diagnostiques et proffnostiques, et paihognomoniques. Il y est question de mélancolie hypocondriaque, de pléthore obturante et de cacochymie luxuriante, ce qui nécessitera que le corps soit phlébotomisé et purgé par cholagogues, mélanoqoyues, et caetera K Molière n'a jamais pensé que le moyen fût usé, témoin les concedo et les nego de Thomas Diafoirus, témoin la malédiction de Purgon dans le Malade imaginaire, annonçant à Argan qui défaille sous le coup, qu'il tombera dans la bradypepsie, de la bradypepsie dans la dyspepsie, de la dyspepsie dans Vapepsie, de Yapepsie dans la lienterie, de la lienterie dans la dyssenterie, de la dyssenterie dans ïhydropisie, et de Yhydropisie dans la privation de la vie où l'aura conduit sa folie ^//C'était d'un effet certain sur un public de gens du monde.

Furetière s'en est mêlé lui aussi, comme le prouve la curieuse Satire contre les Médecins 'K Regnard en use comme Molière : « Je suis venue ici plus de dix fois depuis les calendes du mois dernier, —

Comment dites- vous cela, s'il vous plaît ? Les Cal Les calendes,

Mademoiselle, c'est la manière de compter des Romains et la mienne » (Regn., Coq., III, 3). Montfleury fait de même : « Son mal se peut guérir, mais je le tiens chronique. — Que veut dire ce mot de chronique'] — J'entends Qu'il faut pour la guérir, bien des soins, bien du temps » [Dam. méd., II, 5) '. Boursault aussi, dans les Menteurs qui ne mentent point, prête à son Isidore, homme savant, un baragouin qui est dans la tradition du Pédant joué :

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