‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 4)Chapitre 4 sur 189 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

dus presque entièrement à d'autres qu'à moi. Un de mes élèves et de mes amis : M.Th. Rosset, Professeur à l'Université de Grenoble, et un de mes collègues étrangers, M. Salverda de Grave , professeur à l'Université de Groningue, ont bien voulu m'apporter le précieux appui de leur collaboration. Je l'ai accepté avec empressement, non pas que j'aie l'intention de transformer le caractère démon livre et de donner désormais une œuvre collective dont je ne serais plus que le directeur. Mais, malgré le conseil de plusieurs de mes amis, j'ai sacrifié la vanité de faire seul à l'espoir de faire mieux. Ce qui importe à l'intérêt général en effet, ce n'est pas que \ Histoire de la Langue Française soit en entier mon œuvre, c'est qu'elle approche le plus possible de ce qu'elle devrait être. Or, comme on le pense bien, ma compétence n'est pas universelle. M. Rosset a écrit un très bon livre sur la phonétique du xvii*^ siècle et interprété les témoignages jadis réunis par Thurot. M. Salverda de Grave a savamment mis en lumière les rapports intellectuels de la France et des Paj's-Bas. Leur amabilité m'offrait l'occasion de donner âmes lecteurs des chapitres écrits par des spécialistes, que je ne pouvais espérer dépasser. Je leur ai passé la plume, et me suis borné à retoucher par endroits la forme de leur exposé pour le mettre en harmonie avec le reste du livre.

Bientôt mes lecteurs profiteront plus largement encore de l'intérêt que divers savants ont bien voulu témoigner à cette histoire. Mais, même pour les parties que je signe seul, j'ai trouvé de précieux concours : M. Frey, professeur au Lvcée Michelet, Madame Bar, née Elvire Samfîresco, ont collaboré à mes recherches, et même à la mise en œuvre. Je les remercie de grand cœur.

Je dois ajouter que si les innombrables citations que contient mon texte ont été vérifiées une à une sur les originaux où elles sont prises, c'est grâce à la patience inlassable de celle dont aucun devoir, si lourd qu'il soit, ne parvient à satisfaire le dévouement, et qui, associée à une vie toute de science et de travail, a voulu en être plus que le témoin.

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