‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 4)Chapitre 75 sur 189 · Par exemple fu pour /eu, hure pour heure, etc · texte numérisé non relu

Par exemple fu pour /eu, hure pour heure, etc

2. Naturellement les burlesques et les comiques conservèrent u, écrit «, e ou eu r blessure : heure (DOuville, Espr. fol., II, 3); humeur : meur (Loret, Po. burl., 100 et Boisrob., Foll. ga.g., Il, 6j ; veu : desaueu (P. Garneau, Stimmim., ii); berlue: bleue (Id., ib., 38); seur : peur (Richer, Ov. bouf., 175).

3. Dans les mots suivants, qu'on lisait des yeux sans les avoir appris par l'oreille, ou pour lesquels on ne voulait pas suivre la prononciation populaire, œ et u hésitèrent longtemps : Eucharistie, euchologue, eunuque, rheume, leudesque, Eucher, Eude, Eudoxe, Eugène, Euphrate, Euripide, Europe, Eustache, Polyeucle ; on les a souvent prononcés avec u, jusqu'au début du xix' siècle. Rhume et tudesque, triomphèrent à la fin du xvir siècle (Richelet). Pour les autres, c'est Domcrgue qui déclara que la seule bonne prononciation était œ.

4. Les étrangers ne manquent pas de le noter. « Proptereàscparanda est pronunciatio vulgaris ab ea, quam literati probant, qvi suavitati consultum volunt. Plebeia multitudo, volubilitati sermonis assueta, sœpiùs corruptè et non articulatè loquitur... » (J. G. Kolhans, Qram. Gall., Préf., 6).

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