‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 5)Chapitre 103 sur 134 · LES DÉSINENCES IONS, IEZ · texte numérisé non relu

LES DÉSINENCES IONS, IEZ

J'ai marqué au xvie siècle (tome II, 343-344) la difficulté orthographique qui se présentait, quand Yi de la flexion du subjonctif ren-

Ilisfoire de la Langue française. III. 21

contrait un i du radical, et j'ai indiqué la préférence de Maupas pour l'orthographe qui tenait compte des deux i. Cette orthographe se rencontre quelquefois, mais bien rarement : que vous l'en remerci/iez(Costar,Lett., II, 156); vous attribuyiez(ld.,ib., 1,129); Vayiez (Id., ib., I, 396). Ce fut pour Vaugelas et son école l'occasion de discuter (I, 197). Devait-on écrire deux i, alors qu'on n'en prononçait qu'un? Vaugelas croyait que personne ne le faisait, et proposait de n'en mettre qu'un, mais en le couvrant d'un accent circonflexe, marquant la « crase ». Patru jugeait de même que mariions, mariiez seraient ridicules, et avait crainte d'autre part que le circonflexe ne fit allonger 17. Chapelain n'approuvait pas non plus les deux i. ' Mais Conrart les écrivait, et ce fut en ce sens que l'Académie se pro-

nonça ?.

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