‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 5)Chapitre 105 sur 134 · Bien entendu un des i peut être y · texte numérisé non relu

Bien entendu un des i peut être y

2. Une question analogue se pose, quand la flexion est précédée dune consonne mouillée. <»n trouve : Je vous supplie pareillement que vous m? enseigne* par quel moyen je pourrai/ parvenir (P. Thaulère, Inslit. div.. 35); ce peu( être l'indicatif, mais la chose n'esl pas sm-c De même; // me fasche fort i/ue vous ne me tesmoigne* point ce que i^ous en croyez (Bals., I, l'.' .

De même après et. Fallait-il écrire oyez ou oyiez, ayez ou ayiez: jusque* a ce que ions le voyez cuit [DU. de la Camp., 9-10) ; je ne crains point que vous le desfiloi/ez {Boury. p'idi. Y. H. L., i. IX, 166).

3. l)u Val 246) y \<>il une licence qu'il ne faut pas tolérer en prose.

i. Lesquelles vindreni chatouiller son esprit (Camus, Mcime. 186); de* Turcs, qui le prindrent sans résistance d'Audig.fSix nout>.,22 : tesparensle prindrent Id.,

il)., il : ris en prindrent le chemin Mêlante. 1. [, I" : Ils tinsvenl de fort froids dis-

murs ;, Cenostrate VOrph.de Chrys., l. Il, 348-349 : retindreni Sorel, Berg.extr.

I. IN. t. I. 117 ; survindrent Id., /}».. 1 [6 : qui le vindrenl aborder \ouv. ree.<le (et.. 1638, Ut. a,,,.. III. Ifl .

:>. UdescousU la doubleure \VOrph. de Chrys., I. I

mondains. C'est la forme ordinaire chez Scudéry (Almahide, VI, 1834; cf. 1863, et ailleurs).

La question est surtout intéressante pour le verbe vivre (cf. tome II, 339). Les vieilles formes en is étaient encore tout à fait courantes : je vesquis (Astrée, 1614, IIe p., 244) ; elles vesquirent (ib., 1615, 1, 145 B) ; nous vesquismes (ib., I, 257A ; cf. Mêlante, 1. 1, 64). Il vesq u it est particulièrement fréquent (Astrée, 1615, I, 113B ; Cléobuline, 683 ; Gar., Doctr. car., 445, etc.). C'est même en faveur de vesquit que se prononcerait Du Val (252). Oudin juge encore les deux façons de conjuguer également bonnes (Gr., 182). Vaugelas, au fond, ^st bien près de cette opinion. Il n'a que des préférences. Elles sont «n faveur de je vesquis, tu vesquis, il vesquit, nous vesquismes, vous vesquistes, ils vescurent. Il ajoute, du reste, après cette règle malheureuse, que il vesquit ou il vescut, ils vesquirent et ils vescurent, nous vesq uimes et nous vescumes sont indifférents (I, 196). On rencontre vécus dans les textes : Vexoris et Tanaus... vescurent longtemps (Colomby, Justin, 3) ; Ainsi Polydon... vescut (Mêlante, 1. X, 809) ».

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