‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 5)Chapitre 109 sur 134 · De même recourre (Ib., I, 386 a, 386 b · texte numérisé non relu

De même recourre (Ib., I, 386 a, 386 b

2. Sans courre fortune (Balz., I, 419, éd. Moreau) ; d'autres occasions où vous pourrez courre la mesme fortune (Voit., Let., Il, 31, éd. Uz.); Quelques uns faisoientdèjk courre le bruit que (Desc., Méth., 42, Br. ); Ce n'estoit point pour courre après ellt que fay éprouvé le couroux de la mer (Segrais, Nouv. />., 2e nouv., 417-418).

3. S'en enquerre vieillit aussi: Vienne qui voudra s'en enq uerre (Richer, Ov. bouf., 233); conquerre : tous les biens de la terre Quon a tant de peine à conquerre (Loret, Po.burl., 1647, v. 42).

4. qu'incontinant ils auroient le col tors (Effr.pactions, V. H. L., IX, 304).

rcsoult, qu'on trouve du reste dans les textes : pour empescher que

le monde ne soit dissout (Orph. de Chrys., I. 172).

Entre certains participes en i et leurs concurrents en u, il y a toujours hésitation. Suivant Maupas, on dit tolli et tollu (249). Suivant Oudin (G/\, 162), bouilli/ doit prendre la place de boulu. Au contraire vesti, qui est encore dans YAstrée (1614, II, 78G). cède à vestu .

Vaugelas n'a donné aucun avis sur ces questions, mais il a prononcé qu'on devait dire: peu s'en est fallu et non failli (I, 421). Le paysan Gareau dit fally : Il ne s en est pas fally lépoisseur d'un tornas (Gyr. de Berg., Ped. joué, a. II, se. 2, 40).

Il a également décidé entre béni et bénit (cf., tome II, 366), en imaginant de subtiles distinctions, dont l'esprit s'est gardé jusqu'à nous: a Béni et bénit, dit-il, sont bons, mais non pas dans le même usage. Bénit semble être consacré aux choses saintes; on dit à la Vierge : Tu es bénite entre toutes les femmes ; on dit, de l'eau

bénite, du pain bénit, un cierge bénit, un grain bénit Mais hors

des choses saintes et sacrées, on dit tousjours béni et bénie, comme : une œuvre bénie de Dieu, une famille bénie de Dieu, Dieu nous a béni d'une heureuse lignée » (1,387).

Dans les écrits du temps, bénite est encore très fréquent. Sœur Chantai par exemple, ne fait nullement la distinction : en cette bénite retraite (Let t. LXVIII, 91); toute notre bénite famille (ib., XLVI, 54); sa bénite maison (ib., LVI, 66; ib., LIV, 63) l \jetter ceste eau bénite (Esp. sat., o2) 2.

Oudin avait déjà exclu cheut, et s'était prononcé pour cheu et cheue. Je n'ai guère trouvé les anciennes formes que chez les burlesques : De la manne chute du Ciel (Scarr.. Virg, l, 43; cf. Poisson, Le z'uj-zag, se. 9) ; comme il vouloit ramasser sa monstre qui estoit cheutte à terre (Grands jours tenus à Paris. 1622, V.H. L., I, 217). Comparez chape-chute.

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