FORMES CONSONNANTIQUES ET FORMES FÉMININES
Illec, illecqucs ; onc, oncques. — Pour ces mots, les formes simples étant tombées de bonne heure en désuétude, les formes
1. Cf. Th. Rosset,3/éZ. Brunot (438, 440). Le grammairien Du Val emploie ensemblément (Av. prop.) ; Cf. au contraire : Voyons ensemhlement cette belle orgueilleuse (Coif.k la mode, 59).
2. Celuy qui nagueres invoquoit la plus effroyable des Déesses, invoque à ceste heure le plus beau des Dieux (Gomb., Endim., 184); cf. par exemple: quelques légères atteintes qu'ils donnent à des Dehors que nous ne défendons gueres (Balz., Lett. chois., 1647, 139) ; avant qu'il soit guères (Loret, 31 août 1658, v. 225) ; depuis naguère (Id., 2 févr. 1658,58) ; depuis n'aguéres (Id., 9 févr. 1659, v. 94).
3. Patru trouve jusques plus doux. Les deux formes jusques a et jusqu'à se rencontrent chez Malherbe : jusques (1, 135, ; cf. 336, et II, 97) ; de même chez Corneille : jusques h (I, 228, Mél., v. 1428 ; I, 299, Clit., v. 404; 111,453, Cinna, v. 1559) ; jusqu'à (IV, 68, Pompée, v. 988 ; 71, ib., v. 1054). Cf. jusques icy (JVouv. Rec. de Let., 1638, Let. pol., I, 57).