‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 5)Chapitre 63 sur 134 · Je rnetloLs la main sur le pis Scarr., Œuv., I · texte numérisé non relu

Je rnetloLs la main sur le pis Scarr., Œuv., I

3. Je ne ferai pas, pour des raisons de convenance, la liste des mots orduriers ou indécents qui paraissent avoir été écartés de la langue littéraire sans une décision expresse. On les trouvera du reste pour la plupart clans les Curiositéz françoises d'An. ■tnine Oudin.

neille de l'avoir mis dans un rondeau que les honnêtes femmes ne sauraient lire sans honte Corn., X, 79 et III, 22 : cf. Malh.. 11, 375, W7.

C.V. — blâmé indirectement par M11" de Gournay qui dit, en parlant de ceux qui condamnent le mot rouer : (les insolents ont une bonne grâce à ce comte de nommer vingt ans un vertugadin leur c... [Adv., 2ti2 ; Les exemples foisonnent. Mais ou bien ils sont dans des textes populaires : estans cuits, on les tire, et les met on égouter le c. . . en haut Del. de Camp., 133). — < >u bien dans les pièces comiques et burlesques : Nous nous entretenons Sur le c. . . comme des guenons (Racan, I, 177). Scarron, Loret, Richer, en ont usé et abusé. — Je ne parle pas des expressions toutes faites comme cul-de-sac. Le moment n'est pas venu où on les proscrira.

Conception [v. plus haut, p. 153 et 155, n. I) — Il était dans VAstrée: Bien souvent diverses personnes tombent en un même sujet sur une même conception (II, 132); cf. Racan, I, 159.

Condescendance — Qui sont ces gens qui treuvenl à dire à ce mol de condescendance en admettant celuy de condescendre (Camus, Issue aux Cens.. — Cette répug-nance ne paraît pas avoir duré. Le mot est dans les textes les plus sérieux, ainsi dans la 6e Provinciale.

Enceinte — défendu par M11'- de Gournay, qui allègue que du Perron et Bertaut l'ont employé pour grosse Adv., 637). A noter le masculin dans Chapelain, Guzm. oVAlf.j III, 239 : j'estois enceinl du désir de vengeance. Hardy a employé le substantif : Fondant du mur Troyen le merveilleux enceinl Achille, SU .

Excrément — Le mot d'excrément de la [terre est d'ailleurs assez vilain et d'assez mauvaise odeur. En sa plus honnête signification, il ne peut signifier que les rats, les mouches, les vermisseaux et autres créatures imparfaites qui se forment de la corruption de la terre Balzac. II. 238; cf. Bien., Obs. s. Mal h., 241). — Le mot est ailleurs que chez Malherbe, ainsi : Excremens animez qui rampez sous nos pas (Racan, II, 383 : sont travaillées d'une avidité insatiable de certains excremens (La Pinel., Le Para., 9 .

Mors CONDAMNÉS COMME RÉALISTES

Appareil — Malherbe ne veut pas qu'on dise métaphoriquement : qu'une plaie

guérit par l'appareil d'un autre amour favorable IV. 373 i. Il avait cependant écrit lui-même : Souffrir sans murmure est le seul appareil Qui peut guérir l'ennui dont vous êtes atteinte il, 191 . On trouve dans Maire! Sylvie, li. v. 39): Ilélas î donne à ma playe un premier appareil.

Barbier — blâmé par Malherbe dans Desportes (IV, 336). Il écrit lui-même :

une apostume OÙ les barbiers n'avoieut osé mettre la main 11. •'! •'! — Le mol est commun chez les burlesques: barbier barbant Loret. 27 octobre 1657, 1*2: ef. Scarr., ÛEu»., 1. 22s .

Cadavre blâmé par le même (IV, »I3 . il est dan^ Hem- François : Voyez ce pauvre cadavre Merv. de .\'.</., W2 ; <-f. 550 et Bah., Entret,

Ll/.év. . A vrai dire c'est plutôt connue terme de médecine que Malherbe le réprOUYe. .le l'ai mis ici pour le joindre au suivant .

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