‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 137 sur 385 · Bnry Fair, II, 1, dans Bastide, o. c · texte numérisé non relu

Bnry Fair, II, 1, dans Bastide, o. c

LA « GALLOMAME » 177

sa provision quotid^nne d'expressions. Dryden a pu comparer, dans un passage qui rappelle Juvénal, cette passion dont les Anglaises faisaient preuve à celle qui, dans Tantiquité, portait les Romaines vers le grec^

Quand le chevalier de Grammont arriva en Angleterre vers 1660, ce mal était déjà déclaré. Il n'eut, dit son biographe, qu'à faire connaissance avec les dames, et « il ne lui fallut point d'interprète pour cela. Elles parlaient toutes assez pour s'expliquer ; et toutes entendaient le français assez bien pour ce qu'on avait à leur dire^ ». Sans doute, il faut entendre ce texte cum grano salis^ il en reste pourtant que dans ce monde, où toutes n'avaient plus vingt ans, on comprenait assez de français au moins pour l'entrée en matière des soupirants, toujours si délicate. En 1671 « tout le beau monde courait après une troupe d'acteurs français, jouant en français, et que l'on applaudissait très fort, de peur d'être accusé de ne point savoir la langue, ce qui était un manque de distinction absolu ^ ».

1. Works, XIII. 163, dans Gharl., Vie soc, 208. 3. HamiU., Gram., 86-7.

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