‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 19 sur 385 · Disc. pron. à la réception de Vabbé Colbert^ IV · texte numérisé non relu

Disc. pron. à la réception de Vabbé Colbert^ IV

travaux furent arrêtés, et, Colbert mort, personne n'eut Tidée de les reprendre ^ Le roi, qui n'aimait pas Paris, nes'y intéressait point. Il ne semble pas non plus que les successeurs de Colbert aient eu pour la langue française la même prédilection que lui. Quand on construisit le monument de la place Vendôme, Pontchartrain demanda à 'fia petite Académie» de s'occuper des inscriptions. La Compagnie penchait pour le latin *. Cependant elle demanda Tavis du sous-secrétaire d'Etat. Celui-ci préféra aussi le latin. C'était IHisage le plus commun ^, et les professionnels avaient un tour de main et des modèles. On ne voyait plus l'intérêt qu'il y avait à abandonner les anciens errements.

1. On trouve à la Bib. Nat. dans les Mélanges ClairambauU, vol. 166, f" 239, 241, 243, 245, 259, 307, un grand nombre de devises, et d'inscriptions latines destinées à être placées sur la façade du Louvre et adressées à Colbert. V. Clément, Let. Inst. Mém. de Colb,, V, 604, n. 5.

2. Voir BoisUsle, La place des Victoires et U place Vendôme. Mém. de Li Soc. de VHist. de Paru, XV, 147-148. Les inscriptions se trouvent dans toutes les Histoires de Paris.

3. Les inscriptions du monument que le Maréchal de la Feuillade fit ériger sur la place des Victoires le 28 mars 1686, étaient cependant en latin et en français. Voir BoisUsle, La pi. des Vict. et la pi. Vend., Mém. de ta Soc. de Vlïist. de Paris, XV, 35-36 et 53-54. •

Sauf sur les monuments que des particuliers avaient érigés au Maître, l'usage du latin était à peu près générai, en province aussi bien qu'à Paris. Pour Grenoble, MontpîclUer, Lyon, Troyes, on consultera Boislisle, o. c, p. 215, 229, 232, 210. Cepen- (iant à Poitiers, la longue inscription de la statue élevée en 1687 était en français.

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