Erman, o. c, VHI
également le François et rAllemand » (1680, 1^* partie, 195- 207).
Autres alliances. — Assurément il serait impossible de citer un second exemple semblable. Aucune maison royale ou princière n'a subi pareille influence, mais plusieurs ont cependant éprouvé Tac-* tion d'ime femme française. Ainsi le duc Christian Louis de Mecklémbourg, prince des Vandales * , épousa en secondes noces Isabelle Angélique de Montmorency Boutteville, veuve du duc de Chatillon, sœur du duc de Luxembourg ^. Or il s'attacha à la France à ce point qu'en 1663, il abjura le protestantisme à Paris, pour embrasser la religion catholique, et prit le prénom de Louis. Dans toutes ses Ordonnances, il faisait suivre son nom du titre de : Chevalier de TOrdre du Roi Très-Chrétien 3. Son amour de Paris était tel qu*il aurait voulu ne jamais quitter les bords de la Seine ^.
En Bavière, c'est sous Maximilien P' que Tinfluence française commença à s'étendre. Il est probable que certains mariages n'ont pas été étrangers à ce résultat. Le fils de Maximilien, Ferdinand Marie, avait en effet épousé en 1652 une petite-fîUe d'Henri IV ^ et de ce mariage était né en 1662 un fils, Maximilien Marie Emma* nuel, dont le gouverneur fut le marquis de Beauvau, d'une des plus anciennes maisons de France ^. Sa fille avait, comme nous l'avons rappelé plus haut, épousé le dauphin Louis, en 1680. A la mort de Ferdinand Marie (1679), le duché fut administré un moment par le frère du duc défunt, Maximilien Philippe Jérôme, marié à Château-Thierry, le 23 avril 1668, à Maurice Phebronie, fîUe de Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon et d'Éléonore Febronie de Bergh ^.
1. Né le l*'déc. 1623, mort en 1692. Bruzen de la Martiniëre, l'auteur du célèbre Dictionnaire, né à Dieppe en 1662, fut nommé en 1709 secrétaire français à la Coup du duc de Mecklembourg.