Id., //).,10 avr
3. Id., //>., 68. Les réunions furent interrompues. Elles reprirent en 1709 (/Jb., 288;, cf. J. B. Dumas, Histoire de V Académie royale des Sciences^ Belles- Lettres, et Arts de Lyon, Lyon, 1839, 8».
4. A Toulouse, « on commence. . . par des remarques que Ton fait sur la langue Françoise ; en suite chacun y prononce à son tour une-pièce d*EIoquencc,. . . où il y fait le rapport et Tanalise du discours soumis à la critique, qui est l'ame de ces exercices; l'on termine ces Conférences ou par Texamen des traductions que Ton y fait en nôtre langue, ou par des Dissertations fort curieuses sur la Physique et sur THistoire (Desbarreaux Bernard, o. c, 79).
5. « Academiœ, fateor, nostrà œtate in Gallià institutœ, hune sibi proponunt prœ- *eipuè finem, ut Linguœ Vulgaris asseifuantur et puritatem, et elegantiam : ut eam
excolant, augcant, ditent, exornent. Scd œqué in confesso est, studiis hujusmodi quenllibet non esse aptum, et habilcm » (J. Hericurtii, De Academia Suessionensi, Ad lectorem, 4-5).
famés d esprit, qu'il n'oseroit employer sans le passe-port de TAca-
tlémie, aveindre par exemple, chuchutement et cinq ou six autres
de mesme. On s'entretient longtemps de cette différence establie
par M. de Vaugelas et bien d'autres observateurs de la langue fran-
çoise, qui se rencontre dans le langage ordinaire de la ville et celui
de la cour, ce qui est permis dans la conversation et qui est néces-
^^^ment suivi par les bons autheurs, dans les chères et dans les
'^Vres. » Et toute la séance se passe ainsi sans que rien soit tranché.
<< On achève enGn par désirer généralement le dictionnaire tant
attendu, que TÂccadémie Françoise faict espérer despuis longtemps,
ce qui metra sans doubte en repos ceux qui se meslent d'escrire et
de parler dans les provinces, et déterminera les esprits au choix de
telle ou telle diction ^ . »
Tout ce monde sent qu'il ne peut promulguer le dogme et que celui-ci doit venir d'ailleurs, que faute de le recevoir, une réunion provinciale tombe dans les hérésies les plus grossières, même sur des questions de principe depuis longtemps vidées ^. Il y avait déjà quarante ans qu'à Paris on avait décidé d'arrêter non seulement le débordement, mais l'entrée des mots latins, quand Arles refuse de leur w donner l'exclusifve ».
Le seul moyen eût été d'en référer chaque fois à Paris. Mais c'était là un parti bien humiliant, et eût-on tiré grand profit de cette soumission ? Les Soissonnais emportaient des remarques en échange de leurs harangues, c'est vrai, mais nous ne sommes pas assurés que ce fussent des réponses à des questions posées par eux. Il semble plutôt qu'on leur livrait telles quelles les décisions prises par un ou plusieurs bureaux, telles qu'on les trouve dans le Recueil de Tallemant.
Aussi, réduites à ne livrer au public qu'une science livresque et à n'exercer qu'une autorité indirecte, les Académies se résignaientelles le plus souvent à laisser sans réponse les questions qu'on leur adressait. On parcourt du moins les registres sans trouver ces réponses. Ou bien, ce qui est plus significatif encore, les Compagnies s'excusent de ne pouvoir résoudre le cas qu'on leur soumet. Le