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SoMaAiBB. (Heime da Deux-Mondes, 1" juillet 1854). — Cet article i él6 composé à propos de la publicalioD du vingt-deuxième volume de V Histoire littéraire de la France, œuvre qui, commencée par les béncdiclins dana le dernier siècle, et poursuivie par l'Académie des inscriptions et belles-lettres dans le nAtre, a, grâce à une érudition sûre et iiiétiiodique, préparé d'excellenls motériaux aux historiens des évé* nemenls poliliques comme des événements littéraires. Ce lome XXH est particulièrement consacré aux chansons de geste, qui sont la poésie épique de l'époque féodale. Naissance d'une langue nouvelle et d*une poésie nouvelle dans celte époque. Intérêt qu'il y a à étudier ces formationsde langues et de poésies a une période pleinement historique. Différence entre les langues anciennes et les langues modernes quant à la couleur, c'est-à-dire quant à la relation entre les idées intellectuelles, morales, philosophiques et les idées matérielles. Création du vers moderne, fondé sur Toccent, tandis que le vers ancien était fondé sur la quantité. Rapport entre l'étal social au commencement de la période catholico-féoduio cl la poésie dont le flot s'épanche alors sur l'Occident. Analogie de celte poésie héroïque du moyen âge avec la poésie de l'âge héroïque des Grecs. Travail de la légende, qui, dans l'une et l'autre période, coopère à la création du cycle poétique. Influence sociale de la poésie chevaleresque; produite primilivcmcnl en France, elle est accueillie avec une trèsgrande Eivcur parles nations étrangères, qui l'imitent et la traduisent. Utilité de comparer des périodes historiques, analogues l'une A l'autre el éloignées l'une de l'autre. C'est au quatorzième siècle et au quin* lie me que toute cette vieille liltéralure commença à tomber dans l'onbli et que U langue d'oil auhit de graves altérations; coup d'œil sur ces allérations; conditions sociales qui déterminent et l'oubli de la vieille poésie et le changement de la vici'ie langue. Singulière ignorance du dix-