‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 124 sur 330 · Eberh. (A), f 220 r» ; Impr., 82-83. 10. Id., f" 214 r · texte numérisé non relu

Eberh. (A), f 220 r» ; Impr., 82-83. 10. Id., f" 214 r

donner au français certains avantages. Depuis qu'il est nécessaire pour la diplomatie, ceux qui veulent être mêlés aux affaires doivent l'apprendre '.

C présente les faits d'étrange façon : « Ce fut la grande révolution de l'Empire de Russie sous Pierre 1"" qui, liant les intérêts réciproques de tous les Etats à ceux des Russes, obligea le corps diplomatique à renoncer au latin en faveur d'une Puissance du rit grec. On choisit la langue vulgaire la plus goûtée. Aussi les dernières négociations, les derniers Traités de Paix entre les Peuples de la Chrétienté se sont-ils faits en français » -.

Guerres. Conquêtes. Occupations. — On est étonné de voir l'importance attribuée aux guerres ^ B dit brièvement : u Aucune guerre n'eut lieu sans les Français » ^. C'est en réalité la traduction d'un brocard cité sous sa forme latine par F'. G connaît bien l'histoire de la constitution des armées permanentes ^. Il n'y a guère que V qui se refuse à croire qu'on a enseigné le français à coup de canon '' . Notons toutefois les objections d'Eberhard : Les conquêtes n'expliquent rien, remontre-t-il, puisque dès avant Louis XIV le français avait établi son empire ^

Il faut remarquer qu'on a tenu compte avec justesse de certains effets particuliers et réels des usages militaires d'autrefois. Des officiers étrangers sont venus apprendre la guerre en France ^

Au reste princes et généraux étaient obligés de lire des écrits français sur cet art "'. De la sorte la terminologie militaire est devenue entièrement française ou à peu près '\

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