F» 210 v«; Impr., p
4. 1° -203 r» ; Impr., p. 57-58. Cf. D, f» 160 r« et v», et C, f» 168 r» et v° : « Le brillant et glorieux siècle de Louis XIV, oh la France étonna l'Europe entière par la générosité et la munificence de son Roi, par le faste et l'élégance de sa Cour, par les victoires de ses armées, par les travaux de ses artistes, parles chefs d'œuvre de ses Littérateurs, par ses triomphes en tout genre. L'étranger désira connoître et goûter les productions admirables des Corneille, des Racine, des Molière, des Boileau, des Fénelon, des Fontenelle, des La Fontaine, des La Bruyère et de tant d'autres Ecrivains illustres. Une telle jouissance devait être achetée par l'étude de la langue françoise ».
pouvoir en France multipliait les efforts pour développer sciences, arts et belles-lettres. François P"^ avait commencé, les Rois qui vinrent après lui suivirent; au xvii* siècle leurs efforts s'accrurent avec Henri IV S puis Richelieu^. On rappelle les rapports de ce dernier avec d'Aubignac^.
Vint le Grand Siècle. L'un des concurrents soupçonne que plus • les gouvernements autocratiques sont préoccupés d'éviter les grandes secousses, les réunions populaires où s'exaltent les passions, à reléguer les vertus militaires dans les armées, plus ils encouragent la vie de société ^. Louis XIV, quoi qu'il fût peu instruit, et peu ami de la lecture, protégeait les écrivains^. Aussi l'auteur fait-il sa part à Colbert dans la création des Académies ''.
La noblesse, chose importante, vint se mêler au monde académique, et de ceci les étrangers de distinction ne manquèrent pas de s apercevoir '.
L'administration française modèle pour les nations. — Il n'est pas jusqu'aux organisations administratives françaises qui n'aient joué leur rôle. Les Français sont maîtres passés pour travailler un pays en finances. On a non seulement étudié leurs procédés, avec leurs termes techniques : loteries, rentes viagères, prêts à fond perdu, etc., mais on leur a emprunté une équipe pour faire une régie française en Allemagne (allusion à une initiative de Frédéric II) ^
La poste à la française a été installée en Turn et Taxis avec des employés français, qui ne se donnaient même pas la peine d'apprendre l'allemand, et c'est là, conclut hardiment et faussement l'auteur, la raison pour laquelle adresses et lettres même se font en français en Allemagne^.