‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 147 sur 330 · CHAPITRE XI LA LITTÉRATURE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI LA LITTÉRATURE FRANÇAISE

Abodaîîce des chefs-d'œuvre. — On a pu remarquer déjà, dans quelques-unes des citations que j'ai faites plus haut, les allusions à la culture intellectuelle de la France. Eberhard intitule sa deuxième partie Culture supérieure de la nation française . I dit pittoresquement qu'il ne sert de rien d'avoir des manufactures, si dans la littérature d'un peuple l'industrie dort. Celle de la France a été l'objet d'une particulière activité et il en est résulté des chefs-d'œuvre '.

Allusions aux origines. — Certains concurrents connaissent les trouvères, imitateurs des troubadours. S dans une courte revue remonte au xvi^siècle : « Amyot, Montagne, Régnier furent les premiers qui se distinguèrent par l'agrément de leur diction ou parla naïveté de leurs expressions. Puis Malherbe prouva que la langue étoit capable de grandeur et de force ». L'Académie naquit en 1635. Le grand Corneille « éleva le génie de sa nation ». « C'est encore Inique les étrangers préfèrent ». L'auteur a eu dans son cabinet une édition de son Ci6? traduit dans toutes les langues de l'Europe ^.

Les Français avaient déjà de grands écrivains quand les étrangers « rongeaient encore une vaine érudition comme un os décharné » ^ Eberhard fait aussi cette différence, et note ce que les études exclusivement théologiques ont fait de tort à l'Allemagne, pendant que la France produisait déjà des écrits accessibles au peuple '* .

L'Age d'or. — Toutefois c'est l'âge d'or qui échauffe surtout les esprits: « C'est principalement sous le Règne de Louis le Grand, dit un Français qui prend quelques libertés avec la chronologie, ce prince né pour l'honneur des Rois, de l'humanité, des Talents et des Lettres, que s'opéra cette heureuse Révolution dans nos Arts,

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