‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 148 sur 330 · F" 202 v° ; Impr., p. 57 ; cf. Q, f · texte numérisé non relu

F" 202 v° ; Impr., p. 57 ; cf. Q, f

dans nos Esprits, dans nos Mœurs et dans le Langage. Nous sommes redevables à cette Révolution de tous les genres de beautés, dont aujourd'hui notre Langue a fourni d'excellens modèles : Harmonie et Majesté dans Balzac : naïveté et délicatesse dans Voiture : exactitude et netteté dans Vaugelas : Précision et vivacité dans Ablancourt : Politesse et Pureté dans Patru : abondance et Facilité dans Pélisson : Douceur et Noblesse dans Bussy : Elévation et Force dans Bossuet : Elégance et Justesse dans Fléchier : Grâces et Variété dans Fénelon » \

« Cette Révolution amena notre Littérature à un point de perfection capable d'exciter l'admiration et même la jalousie de nos voisins » ".

Les post-classiques. — Je ne vois pas qu'on dise nettement que les successeurs de tant de grands hommes aient dégénéré. S conduit la glorieuse lignée jusqu'à Picart et Delille^ G fait grand cas de Montesquieu comme de Montaigne : « Bien des gens, estime-t-il, ont appris le français rien que pour lire Voltaire » ^.

Les genres qu'on loue. — Ce serait un pauvre manuel que celui qu'on ferait avec les appréciations contenues dans les Mémoires que nous analysons. Les productions qui charmaient l'Europe, suivant L, ce sont les drames, les ouvrages de philosophie et les genres qui servent à la récréation^. F estime qu'on trouve chez nous « d'excellens ouvrages en tout genre et sur toutes sortes de sujets. Mais ce qui a peut-être plus que tout le reste aidé à mettre cette langue à la mode, ce sont les livres d'amusement, les romans, les comédies, ces pièces fugitives et ces chansons que tout le monde recherche avec tant d'avidité » ^

Les livres d'histoire. — P leur reconnaît un mérite particulier, mais la raison qu'il donne de leur supériorité est au moins singulière, il l'attribue à la liberté dont ils ont joui ''. Il faut noter que 0 cite le Siècle de Louis XIV de Voltaire *.

Le théâtre. — L'excellence du théâtre français est hautement

4. On remarquera qu'il n'est question ni des poètes ni des auteurs dramatiques. "2. O, f» 73 r» et v«.

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