CHAPITRE XIII CRITIQUES ET CENSURES
Infériorité dans la structure linguistique. — Certaines critiques étaient justes et attendues.
L'orthographe française est capricieuse ou mauvaise \ La morphologie est réduite à l'excès et inférieure à celle d'autres langues filles du latin, telles que le portugais et l'italien, si bien que les variations essentielles des mots, par exemple les variations en nombre, n'y sont plus marquées suffisamment". L'auteur conclut: « La langue française ne sauroit entrer en parallèle, pour la majesté, avec la langue espagnole ; elle ne sauroit disputer à la langue portugaise sa supériorité pour la forme de la diction ; elle ne sauroit lutter avec la langue italienne pour l'aménité et le chant » ^.
Monotonie. — L'ordre « naturel », si vanté, lui interdit les constructions variées, comme celles de l'allemand; S institue une comparaison en règle ; il montre en particulier que pour traduire Den Sohn liebt der Vater, il faut dire c'est le fils qu'aime le père. Dans les cas comme Fassele ciel, ainsi que Beauzée l'explique bien, il V a ellipse. De même dans Viendrez-i^oiis de honheure P (sic). Il exagère toutefois singulièrement, et fait douter de son objectivité, quand il affirme que « c'est encore unmoven de variété pour l'allemand que de mettre participe et infinitif ou prépositions séparables à la fin « ^.
Caprices de syntaxe. — A ce philologue notre syntaxe d'usage apparaît pleine d'irrégularité et de bizarrerie : 1° il, elle ont pour régime le matériel de l'article le, la (sic). 2" L'objet nom est derrière, l'objet pronom est (^ep«/2i. 3''Dans l'interrogative, c'est un pléonasme que Madame i>eut-elle ? 4" Que dire du participe, qui tantôt s'accorde