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sa langue » '. N, plus clairvoyant, note que, là où il a pénétré, il n'a pas évincé le français, qui garde dans ces milieux une position privilégiée -.
B estime tout net que les supériorités qui ont jadis appartenu à la France, dans le commerce, la guerre, les lettres et les arts, sont passées à l'Allemagne. « C'est sur elle que luit la lumière de la raison » ^ Un de ses arguments est qu'on lui doit l'abolition de la tyrannie religieuse ^.
Malheureusement les Allemands ont négligé l'allemand et l'ont laissé inculte. B ne sait pas si, dans la province où il se trouve, on rencontrerait un Allemand capable d'enseigner sa langue à un autre ^. Elle a été par suite méconnue. Mais on commence « à la rechercher, à la nettoyer, à lui donner un ordre des mots rigoureux » ; aussi « se prend-on à l'aimer, à l'estimer, à considérer qu'en aucune autre langue on ne peut s'exprimer plus nettement, plus richement, plus finement. Ces heureux commencements lui ont déjà assuré une situation de faveur qui ne fera que s'affermir » % car de bons ouvriers travaillent à le cultiver et son avenir est proche'.
Q signale les résultats obtenus par quelques petites sociétés ^ Un premier dictionnaire a été publié^. S se livre à une longue analyse de ses mérites de toutes sortes. L'allemand est la langue la plus proche du grec et du latin pour la formation des composés. Il loue ses déclinaisons, sa construction, la simplicité de sa prononciation et de son orthographe, sa syntaxe '".
L'allemand est riche en mots primitifs et n'a pas besoin de circonlocutions ".
A l'opposé de D, qui juge que l'allemand a un son pénible'^, M trouve qu'il est d'une prononciation agréable. Toutes les syllabes s'y font entendre clairement; c'est un idiome viril et pénétrant. La prosodie en est variée et belle *^ « La belle langue que l'allemand parlé par une Saxonne », s'écrie B ! '* Il avoue du reste que le jour