Dumont, Méin., t. I, p. loo ; cf. t. II, p
■2. Métis esiwn mot héréditaire (*inixticlus). Godefrov en cite plusieurs exemples dont un dans Girard de Roussillon (p. 377) : A ces Mestis t'rançeis, demi-Borgoings. Il a déjà là le sens moderne : qui est né de deux races différentes. Métis a été appliqué par divers écrivains du xvi"^ siècle à des gens qui n'étaient pas de pure race, athénienne ou autre (Voir L.). Nicot ne l'emploie qu'en parlant des animaux. Cotgrave non plus ne connaît que les chiens métis. Simple ouhli probablement. Pour Monet est métis tout être né d'un naturel du lieu et d'un étranger. César Oudin traduit l'espagnol mestizo : Mestifoa mestis, qui est de deux races, comme un enfant d'un More et d'une blanche, et au contraire ; il se dit aussi des chiens et autres animaux. C'est aussi un enfant d'un Chrétien et d'une infidèle.
Suivant l'Académie (1694). mestif est « celuy qui est né d'un Européen et d'une Indienne, ou d'un Indien et d'une Européenne ». Il se dit aussi des chiens. Trévoux copiecette définition. Elle se retrouve dans l'A. 1740, •17G'2, 4798, et dans Féraud.