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lient sans honte et sans scrupule, se donnant tantôt à l'un et tantôt à l'autre, leur vertu n'étant jamais à l'épreuve dun présent qu'on leur fera, ne fût ce que d'une bagatelle » '.
Les métis. — - Les enfants légitimes ou illégitimes étaient des métis''.
Certains de ces métis d'Amérique ont joué un rôle important. Au moment du grand massacre des Français par les Natchez, le S"" de la Loire des Ursins se défend en faisant armer en particulier un fils naturel qu'il avait eu d'une fille sauvage et qu'il avait fait appeler Rosalie^. Charles de Langlade, cadet dans les troupes de la Colonie, qui vainquit la Demoiselle, notre vieil ennemi, était un métis Ottaouais ^. Ainsi de suite.
Nous n'avons ici à considérer que le rôle linguistique de ces métis. 11 parait certain que, s'ils parlaient la langue maternelle, ils étaient appelés, par leur vie même, et les contacts avec les congénères de leurs pères, à apprendre aussi la langue des blancs'.
On nous dit que bien peu de ces métis restaient à la colonie. Ils adoptaient presque invariablement les goûts et les mœurs des sauvages ". iSIais ils n'en savaient pas moins du français, appris dans leur enfance, qu'ils ne pouvaient oublier, et qu'ils portaient dans les milieux indigènes.