LES NÈGRES H
les femmes noires ou mulâtresses déployaient dans leurs séductions ^
Mulâtres et gens de couleur. — Si j'ai insisté sur ces faits, c'est qu'ils expliquent et l'état social et le développement linguistique du pays. La première conséquence fut la naissance d'une foule d'enfants mulâtres ~.
Sans doute ces mulâtres ne comptaient pas en droit, mais, en fait, ils se multipliaient, Dutertre ^ dès 1667, affirme déjà qu'ils étaient en très grand nombre. Au xviii" siècle ils formèrent une masse considérable.
Moreau de Saint-Méry, que nous venons de citer, a étudié d'ensemble les combinaisons très nombreuses et très diverses que donnaient les croisements. I, combinaisons du Blanc ; II, du Nègre ; III, du Mulâtre ; IV, du Quarteron ; V, du Métif ; VI, du Mamelouc ; VU, du Quarteronne ; VIII, du Sang-Mêlé ; IX, du Sacatra ; X, du Griffe; XI, du Marabou, avec des femmes de diverses catégories : négresse, mulâtresse, quarteronne, métive, mamelouque, quarteronnée, sang-mêlée, marabou, griffonne, sacatra, et ensuite les combinaisons des Indiens orientaux.
C'est toute une nomenclature, sans doute un peu svstématisée, car la nature la contrarie par ses retours ataviques, mais qui n'en est pas moins extrêmement curieuse ^.