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Il y en avait de spéciaux, parmi lesquels il est visible que ce sont les feuilles qui s'occupent des sciences et des lettres qui dominent. Cependant les Noin>elles Ecclésiastiques ' ont compté dans l'histoire de l'Eglise, ainsi que le Courrier d'Açignon'', d'un esprit tout opposé, jésuite comme les Mémoires de Trévoux.
De même pour l'économie naissante, le Journal de Commerce (1774), suivi du Journal d'Agriculture (1774) et du Journal de V Agriculture'^ .
Les périodiques allaient donc à tous les publics.
La plupart étaient originaux; on trouve aussi de simples contrefaçons^. 11 y en avait de graves et il y en avait de badins.
Tous les formats leur convenaient. Le plus grand nombre formaient brochure, les autres étaient composés d'une seule feuille, facile à envoyer par la poste. Telles se présentaient les Nouvelles littéraires hebdomadaires de La Haye. Elles apportaient des renseignements.
Leurs avatars. — Beaucoup de ces feuilles, on le devinerait, furent éphémères et n'eurent qu'une centaine de numéros, qu'une dizaine parfois ". Mais il ne faut pas oublier que plusieurs ressuscitaient et paraissaient sous des titres nouveaux. D'autre part il en est qui ont subsisté assez longtemps et dont la collection forme de nombreux volumes. C'est donc que ces périodiques avaient des lecteurs en suffisance.
Les raisons pour lesquelles ils paraissaie^jt en français. — On ne saurait nier que la cause première qui fit adopter la langue française est que les entrepreneurs de ces feuilles étaient de langue