‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 113 sur 324 · Page d'histoire ; Œuvres, t. III, p · texte numérisé non relu

Page d'histoire ; Œuvres, t. III, p

Histoire (le la langue française. XIII. 11

rare {pour ce qui est de) : « La vie du médecin de campagne est pire en fatigue que celle d'un officier de cavalerie ou d'un postillon.^» Il recherche d'ailleurs cette préposition devenue rare. 11 avait d'abord écrit : a dans cette agréable forme». Revoyant l'article de journal, il imprime : « Par le diable et ses cornes ! tu as raison, Sifflet-de-voleur. — Le Bleu, en effet, avait le nez taillé en cette aimable forme, et il en tirait son nom de guerre. 2»

Trébutien nous a sans doute épargné un certain nombre de remarques. Mais il serait injuste de ne pas reconnaître à Barbey d'Aurevilly, malgré ses fantaisies, un sentiment réel de ce qu'on appelle le «génie» de la langue française.

Vocabulaire. — Barbey d'Aurevilly pratique couramment l'archaïsme — ses opinions politiques l'y portaient, ainsi que sa haine de l'état social issu de la Révolution. De plus, le français dialectal de la Normandie conservait nombre de termes que le «parisien» avait perdus.

Coutumièrement («les maisons riches, qui coutumièrement^ ont

beaucoup de linge »; Hist. sans nom, p. 38) est peut-être un terme de

la langue juridique. — Déchevelée^, déhontée («catin déhontée»^, Id., p. 324), sont des termes de la langue littéraire, ainsi que remembrance'^ , d'ailleurs employé de façon impropre". — Le verbe n. se gorgiasserv^ est plus inattendu : un «impérial épicier» (il avait été l'épicier de Sa

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