Dierx, Œuvres, t. I, p. 42 (Sourê-Ha
C'est l'orpheline du porte-clés qui se promenait dans la cour de la
prison :
Et, rappelant la mandragore Qui fleurit au pied du gibet, Elle était plus charmante encore Le jour qu'une tête tombait^.
N'ayez peur que la paix de l'Institut m'endorme.
On dit que la coupole a quelque peu la forme,
Sous la neige, en hiver, d'un bonnet de coton
Gigantesque et pompeux tiré jusqu'au menton.
Mais c'est un méchant mot dont il ne faut rien croire^.
Le verbe comparer s'emploie quand l'image est dans la pensée ou dans la bouche d'un personnage :
près du mort un moine était seul en prières.
Assis dans un fauteuil de cuir, il rêvait, seul. Observant sur le corps le dessin du linceul
Et comparant ce lit funéraire à l'ébauche
Du marbre qu'on allait tailler pour le tombeau^.
SEMBLABLE A, PAREIL A. — Les adjectifs semblable à, pareil à :
Semblable au clair métal de la riche Korinthe, Au loin, la mer tranquille étincelle au soleil*.
Tes fleuves sont pareils aux pythons lumineux
Qui sur les palmiers verts enroulent leurs beaux nœuds ;
Ils glissent au détour de tes belles collines
En guirlandes d'argent, d'azur, de perles fines ^.
pareils aux grands bœufs qui rentrent à pas lourds,
Les vers aux larges flancs font tinter, dans les cours, Leurs colliers de rimes bruyantes*.
ON DIRAIT, ON EÛT DIT. — Une comparaison un peu audacieuse est introduite au présent par o?i dirait, au passé par on eût dit.
Vois, là-bas, sur cette gerbe.
Nu dans l'herbe. Ce lutin blond et vermeil