Dieu, II, 7, L'Ange
5. Chansons des Rues et des Bois, liv. II, i ; ii, v. 167-168. — Enleneur :0 Acad. 18.35, 1878. — H. D. T., qui cite un exemple de J.-B. Rousseau, considère le mot comme familier.
G. Id., liv. I, VI, II, Fuite en Sologne, v. 26-27. — Acad. 1835 : T. d'architecture : lieu
Les soudards de Napoléon III s'élancent,
Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère. Sonnant la charge, avec Maupas pour ifczillaire^.
Mais Hugo emprunte aussi des mots à toutes les langues spéciales. Roland fend en deux Pacheco
D'un coup prodigieux et si surnaturel Qu'il creva le chanfrein et troua le i^ircl'-.
C'est évidemment pour sa sonorité que Hugo a retenu sphaigne :
Viens, pour peu que tu veuilles Voir croître dans ton vers ' La sphaigne aux larges feuilles
Et les grands roseaux verts'*.
Qui donc connaît le monstre a])|)elé mandragore ? Qui sait ce <]ue, le soir, éclaire le fulgore, Etre en qui la laideur tlevient une clarté* ?
Ignoré des Dictionnaires de V Académie (1835-1878), le fulgore est « un insecte hémiptère, dit porte-lanterne, qui passe pour briller la nuit d'un éclat phosphoriqtie» (H. D. T.).
Il arrive enfin que Hugo s'amuse et emploie des mots de philologues : helléniste, hé braisant.
Fould rogne les sequins, Maupas tourne les rois ; Ainsi flanquée, un peu comme Jésus en croix, La France met la main, dans la grande débauche, Sur son gousset de droite et sa poche de gauche Entre cet helléniste et cet hébraïsant'^.
Ces vers, réservés par Hugo (dans le dossier intitulé : Boite aux Lettres), ont été publiés dans l'éd. Ollendorff des Châtiments (p. 329). Hugo a-t-il reculé devant des termes aussi barbares?
où il y a de l'eau, et qui est orné de statues, de vases, de bassins et de fontaines. Dans presque toutes les maisons de plaisance des anciens, il y avait des nymphées, qui servaient ordinairement de bains. — Nymphées, « nénuphar », 1554, ne devait pas être connu de Hugo ; nymphéa, nénufar, n'apparaît dans le Dictionnaire de V Académie qu'en 1878.