‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 211 sur 352 · RÉSILTATS. LA PRESSE PÉRIODIQUE EN FRANÇAIS · texte numérisé non relu

RÉSILTATS. LA PRESSE PÉRIODIQUE EN FRANÇAIS

grossit par la résistance » K Richelieu porta déjà ses doléances aux Etats-. Après lui, Mazarin émit la prétention qu'ils fissent interdire d'imprimer « aucun livre qui regardât la France, sans avoir obtenu l'autorisation préalable du ministre du roi ^ ». Peu après, ce fut au tour de Louis XIV de présenter observations et réclamations, plus amères et plus pressantes que jamais. Dès le H mai 1663, il écrit à d'Estrades, pour faire rechercher un Genevois de nation qui publie à Amsterdam '*. Et au fur et à mesure que les rapports entre les deux pays s'aigrissent, les plaintes se multiplient. Les ambassadeurs, au courant du « mauvais usage que l'on fait de la liberté » en Hollande, ne se faisaient pas illusion. D'Estrades avait déjà averti son gouvernement en 1666 qu'il fallait en prendre son parti. Pomponne donna des conseils analogues. Le roi ne se résignait pas. Cherchant les sources d'information des gazetiers, suggérant les moyens de répression, menaçant de toutes ses colères, il réclamait, non seulement en son nom, mais au nom du Saint-Siège ^.

Les Etats, le plus souvent, s'excusaient de leur mieux : « Le Gazetier avait cru pouvoir faire imprimer ce qu'on débite en France ; il n'entend pas le fin de la langue française ; ce ne sont pas gens à

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