‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 221 sur 352 · Gebauer, o. c, 82 et n · texte numérisé non relu

Gebauer, o. c, 82 et n

5. Honnegger, o. c, 117, cf. Gebauer, o. c, 81. Son premier valet de chambre était un français, Chrétien Cornet.

6. Gebauer, 0. c, 8i. Cf. sur ces détails G rucker, o. c, I, 13.

Le prince Maurice entendait répandre plus loin ses idées et ses goûts. Dans le Collegium Mauritianum qu'il fonda pour Tinstruction des jeunes gens de la noblesse et de la haute bourgeoisie, renseignement du français occupait une large place * . Innovation importante, le français était permis pendant les repas, comme le latin ^. Le Doux (né à Groisille, près de Genève, en 1546) enseigna dans ce collège à partir de 1602 ; c'est là qu'il fit jouer, en français, sa comédie de Tobie '^. Entre 1611 et 1612, un Italien, originaire de Ferrare, successivement professeur à Lausanne, Genève et Heidelberg, fut en possession de la chaire; en 1620, elle passa à Jacob Thysius d'Anvers ^.

D'autre part, Maurice fonda ce que nous appellerions aujourd'hui des bourses de voyage. Non seulement il encourageait de jeunes nobles à visiter la France et l'Italie, mais il existe une lettre de lui adressée en 1607 à son ambassadeur à Paris, Jérôme Curion, par laquelle il lui recommandait de confier deux de ses pages à un sieur Gausson, afin que celui-ci les instruisit, les surveillât et les entretînt aux frais du prince ^.

Après son abdication, il eût voulu s'établir k Paris. On l'en dissuada pour des raisons politiques. Mais il ne s'en enfonça que plus profondément dans l'étude de notre langue, jusqu'à donner un exemple peut-être unique, car en 1631, il fit paraître un Dictionnaire français-allemand, dont la Préface exhorte ses nobles élèves à

1. Sur renseignement du français en Allemagne voir: G. Kaufmann, Die Geschichte der deulschen UniversUâten, 2 vol. in-8% Stuttgart, 18881896; Dorfeld (D' Karl). Beilr&ye %ar Ge$chichie des franzôsischen Unlerrichls in Deulschland (Beilage zum Programmdcs Grossherzoglichen Gymnasiums in Giessen, 1891/92; voir aussi Beiirâge sur Geschichte des fr&nzôsischen Unlerrichls .im iô-iS^'" Jahrhundert {W. Rein, Encykl. Handbuch der Pad. 2* Aufl.), Berlin, 1914; Heubaum (A.)> Geschichte des deutschen Bildangswesens seit der Mille des siebzehnten Jahrhunderts, Berlin, 1905, in-8»; Voretzsch (D' Cari}, Die Anfânge der romanischen Philologie an den deutschen Universit&len, und ihre Enlwicklung an der Université Tùbingen, Tûbingen, 1904, in-8» ; Behrens, Referale und Rexen- «ioneit, à la suite du compte rendu du livre précédent, p. 16î» et suiv. dans Ztschft. f. fr. Spr. u. L., 1904, XXVII ; Lehmann (D' A.), Der neuspr&chliche Unlerrichl im i7. und 18. Jahrhundert, insbesondere seine Méthode im Lichle der Reform der Neuzeit (Jahrcsbericht der Annenschule zu Dresden-Altsiadt). Dresden, 1904 ; Th. Siiplle, Die Universitael Heidelberg und ihre Beziehungen zu Frankreich, Schwâbische Chronik (Beiblatt zum Schw. Merkup, 1895, n» 258).

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